Une soirée pleine de papillons ! (juin 2014)

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©Serge Egard
©Serge Egard

Le vendredi 13 juin 2014, j’ai eu le plaisir de m’adresser à une assemblée de 27 personnes qui étaient vivement intéressées par le sujet du jour : “ Reconnaître les différentes espèces de papillons diurnes”, ces dernières exclusivement observées sur la côte du Chazeau, commune de Chaulgnes.

Cette passion pour ces magnifiques insectes est née dans mon jardin à la campagne où, nombre d‘espèces de chenilles et papillons trouvent de quoi se nourrir sur les plantes sauvages de la friche avoisinante comme la violette, le lotier corniculé, et les centaurée, jarosse, serpolet, mélampyre, scabieuse, ortie et graminées, etc .. et celles cultivées comme la lunaire, lavande, verveine de Buenos Aires, lychnis, aster, et bien d’autres…

Armée de mon appareil photo et de patience, je me précipitais dans cette grande friche le soir, après mon travail et je me glissais dans les herbes à hauteur de ces petites créatures fragiles et craintives .. car au moindre mouvement d’herbe ou d’ombre, pffft, plus personne, plus qu’à recommencer à ramper en silence .. un sacré sport, mais quel bonheur de les regarder s’abreuver dans les calices.

Revenons à notre soirée papillons : j’ai, depuis 2011, répertorié plus d’une cinquantaine d’espèces de papillons diurnes et sélectionné pour cette réunion des photos de 42 espèces, des plus petits et précoces comme l’Argus vert, l’Azuré des cytises ou le Thècle du bouleau .. aux plus grands comme le Tabac d’Espagne, le Machaon et le Flambé … des plus chamarrés recto-verso comme la Belle Dame ou le Vulcain, contrairement à la Petite tortue et le Paon du Jour, chamarrés seulement recto et très sombres au verso. Et puis ceux que l’on voit moins, qu’il faut chercher comme la Mélitée des Mélampyres, le Damier de la Succise ou le Syvain Azuré mais aussi le Petit Mars Changeant que l’on aperçoit à l’orée d’un bois avec un peu de chance s’il veut bien ne pas se percher sur une branche à 3 mètres de hauteur … quoiqu’ il faut s’attendre à tout car je l’ai surpris il y a quelques jours en train de s’abreuver au bord de la piscine ! … et puis ceux, enfin, que l’on attend impatiemment comme le Grand Nègre des bois qui n’apparaît qu’en juillet.

Mon but était de montrer les nombreuses espèces que l’on rencontre plus ou moins fréquemment dans un jardin fleuri, le long des chemins ou des allées forestières, et d’expliquer au moyen de différents clichés comment déterminer une espèce, mais aussi reconnaître le mâle de la femelle, un casse-tête encore aujourd’hui avec certaines espèces … car comment reconnaître l’Azuré commun du Collier de Corail sans avoir un cliché du dessus et du dessous des ailes postérieures et inférieures ? Les cartes de répartition qui figurent sur certains guides ou sites sont en priorité une aide à la détermination des espèces moins courantes, car nombre d’entre elles ne sont présentes que dans certaines régions de France.

En fin de réunion, j’ai présenté deux guides dont je me sers quotidiennement : “Quel est ce papillon ?” paru chez Nathan pour les néophytes et “Papillons d’Europe” de T. Lafranchis, très complet.

Mon adresse mail si vous avez des difficultés à déterminer une espèce, en sachant que je ne suis pas experte : catherine.puzenat@yahoo.fr

Catherine Puzenat

NDLR : Vous pouvez également vous familiariser avec les papillons nivernais et leur répartition en consultant la très riche base de donnée de faune-nievre.org De nombreuses photographies y sont présentées.

 

 

 

 

 

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