L’« Appel des coquelicots » pour arrêter l’utilisation des pesticides

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L’« Appel des coquelicots » pour arrêter l’utilisation des pesticides

Le journaliste spécialiste de l’environnement Fabrice Nicolino lance « L’appel des coquelicots » à travers un numéro spécial de Charlie hebdo le 12 septembre 2018.

coquelicot

Signé par 100 citoyens et activistes, cet appel prône l’arrêt de l’utilisation des pesticides dans l’agriculture, qui « détruisent tout ce qui est vivant », et sont une « tragédie pour la santé ». Pour preuve, les journalistes de l’hebdomadaire ont fait analyser leurs cheveux. « Sur les 140 pesticides et métabolites de pesticides recherchés, 80 ont été retrouvés au moins une fois. Le nombre moyen de pesticides par échantillon dépassait 40 ». Signer l’appel

Cet « Appel des coquelicots » engage à l’action de toutes celles et ceux qui veulent interdire l’utilisation de pesticides. Pour cela, les défenseurs du projet sont appelés à porter un coquelicot en tissu à leur boutonnière, afin de créer un mouvement collectif et pacifiste. Pendant les deux ans de l’Appel, chaque premier vendredi du mois, les porteurs de coquelicots se retrouveront sur les places des villes et des villages, pour « se voir, se congratuler, s’embrasser et lancer ensemble de nouvelles actions ». Cinq millions de soutiens sont espérés lors des deux ans que vont durer cet Appel.

Prochainement, la LPO lancera le programme national « Des terres & des ailes », qui aura pour objectif de faire revenir sur nos territoires des oiseaux, insectes et mammifères des campagnes. Pour cela, chaque agriculteur ou citoyen pourra créer un aménagement afin de faciliter l’installation et la vie d’individus, à son échelle et à sa convenance. La LPO souhaite ainsi créer un élan collectif du monde agricole en faveur de la biodiversité.

La LPO Pays de la la Loire mène déjà des actions en faveur de la biodiversité, notamment par le projet « Paysans de nature », avec comme priorité la préservation de la nature sauvage. Chaque paysan engagé respecte une charte, qui interdit l’utilisation de produits chimiques de synthèse, d’OGM ou d’organismes mutagènes. Il doit aussi mettre en place des pratiques de culture et d’élevage favorisant la préservation de la biodiversité sur ses terres.

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