La sortie nature du 20 janvier sur les étangs de Vaux et de Baye

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La sortie nature du 20 janvier sur les étangs de Vaux et de Baye

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Dimanche matin sur un étang de la Nièvre. Une petite pluie fine tombe, mais la pluie du matin n’arrête pas les ornithologues. Jean-Louis Dupuy et Bernard Anglaret, les animateurs LPO, installent leur longue-vue. Distribution des paires de jumelles, petits livrets sur les oiseaux d’eau. Le paysage se fond dans le brouillard. Sur les bords, on devine des traces de glace, on voit deux pêcheurs, des foulques macroules, ces canards noirs avec un miroir blanc sur le bec, canards qu’il ne faut pas confondre avec la poule d’eau. Des taches blanches à l’horizon : cygnes ou grandes aigrettes ? Sur la gauche apparaissent des silhouettes de canard de surface. Ce sont des sarcelles d’hiver, petits canards d’eau douce. A cette distance, on ne distingue qu’une ligne blanche sur l’aile et une tache claire sur la queue. « Certains oiseaux redoutent le gel » précise Bernard. « Les cygnes en particulier préfèrent se poser sur l’eau plutôt que d’atterrir sur la glace. J’ai vu sur un lac presque entièrement gelé des canards battre l’eau pour qu’elle reste libre ». Des cormorans survolent les observateurs. Chacun y va de son histoire :  « Le cormoran a des plumes peu étanches. Il doit les faire sécher et c’est pour cette raison qu’on le voit sur la rive les ailes écartées comme des bras prêts à embrasser ».  « Les cormorans font l’objet d’un comptage selon un protocole mis au point par le Museum d’histoire naturelle. On les compte une fois par mois, au moment où ils vont rejoindre leur dortoir et dans des lieux déterminés ». Juste devant, élégant comme des demoiselles qui arborent un chapeau neuf, les grèbes huppés. Jean-Louis Dupuy note sur son carnet de note électronique chaque type d’oiseau vu (contacté) ainsi que le lieu et leur nombre. Il alimente ainsi la base de données : http://www.faune-nievre.fr. Le froid devient plus vif. « Extraordinaire » nous dit Yves, « il y a des oiseaux qui imitent les chants des autres oiseaux, parfois même la sonnerie du téléphone portable, L’étourneau sansonnet doit être le champion dans son domaine ». Envol d’un garrot à œil d’or, celui qu’on venait voir. Son vol se perdra dans le brouillard… Au loin vers la gauche, des harles bièvre : 4 mâles et 2 femelles : « Il semblerait que les mâles poursuivent les femelles. Déjà un début de parade nuptiale ?» Un geai des chênes à moitié caché par une branche nous observe, la tête dans les épaules. Sur le sol, on repère les coquilles de moules d’eau douce, ouvertes par quel oiseau ? Mouette, goéland ou autre ? Mais le temps s’écoule. Les ornithologues rebroussent chemin pour se retrouver tous autour d’une excellente table dans un restaurant voisin de l’étang.

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