Emissions Radio « Planète Nièvre »

La centrale nucléaire de Belleville

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La centrale nucléaire de Belleville

La centrale nucléaire de Belleville sur Loire située dans le département du Cher à la limite des départements de la Nièvre et du Loiret a été récemment mise sous surveillance renforcée par l’Agence de Sûreté Nucléaire (ASN) une procédure très rare et inquiétante.

Un accident nucléaire peut survenir à cause d’une catastrophe naturelle imprévue, un tsunami, un tremblement de terre mais également de la suite d’une succession de défaillances humaines ou de défaillances techniques. Or à Belleville, l’ASN a constaté une recrudescence sur une année des anomalies, du non respect des procédures, du non respect des règlementations, d’un défaut de détection des écarts qui entraînent une dégradation du niveau de sûreté.

La centrale de Belleville possède deux unités de production de 1300 MW chacune, mises en service respectivement en 1987 et 1988, cela fait donc trente ans. Sa production permet l’autosuffisance en électricité de la région Centre-Val-de-Loire mais à quel prix ?

Pendant de nombreuses années, les problématiques nucléaires n’étaient orientées que sur les question de sécurité, mais aujourd’hui, de nombreuses questions se posent sur la viabilité économique et financière du nucléaire. Le vieillissement des centrales implique une augmentation constante du coût de la maintenance et donc de l’électricité nucléaire. Au contraire, le coût des énergies renouvelables baisse.

80 % de notre électricité provient du nucléaire. On ne peut que s’étonner de l’imprévoyance et de l’irresponsabilité de ceux qui, il y a 50 ans, se sont lancés dans la construction des centrales nucléaires sans réfléchir au long terme, sans évaluer le fardeau laissé aux générations à venir, notamment les tonnes de déchets radioactifs. Le nucléaire qui est une technologie dangereuse que l’on ne pourra jamais maîtriser en cas d’accident, a fait long feu. Il faut en sortir sereinement, sans baisser la garde sécuritaire, même si cela risque de prendre encore du temps.

Nos intervenants: –
Perrine Goulet, députée LaREM de la Nièvre. Chef de projet chargée de la sécurité à Belleville jusqu’à son élection, elle vient d’être nommée au conseil d’administration de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) – Daniel Desprez, membre de Sortir du Nucléaire Berry-Giennois-Pusaye –
Catherine Fumé, membre de Sortir du Nucléaire Berry-Giennois-Pusaye – Jean-Pierre Thyrion, administrateur de Nature 18 – Christian Perrot, apiculteur à Cosne-sur-Loire

Pour aller plus loin: l’Atlas mondial du nucléaire, un ouvrage clair et synthétique signée Corinne Lepage paru en 2015 aux éditions Autrement.

 

 

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La Baratte : l’agriculture urbaine à Nevers

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La Baratte : l’agriculture urbaine à Nevers

Les jardins potagers et maraîchers du val de la Baratte sont situés sur la plaine alluviale des bords de la Loire, en zone péri-urbaine et humide, sur les communes de Nevers et de Saint-Éloi. Des lignées de jardiniers s’y succèdent depuis des siècles.

Mais l’urbanisation anarchique des années 1970 avec, entre autres, la construction des immeubles du quartier des Courlis, le projet d’une pénétrante routière dans les années1980 puis d’une route des pompiers dans les années 2000, ont bien failli venir à bout de cette tradition légumière qui remonte au haut Moyen Âge.

Grâce au combat des riverains et des associations Saint-Fiacre Loire-Baratte, Loire Vivante, Nevers aménagement, la trentaine d’hectares du val de la Baratte a été classée zone inondable en 2001 puis, plus récemment inscrite comme zone agricole au plan d’urbanisme local (PLU) par l’ancienne municipalité le protégeant ainsi de toute tentative d’urbanisation et assurant du même coup la pérennité de l’activité de maraîchage.

La nouvelle municipalité souhaite que le val retrouve pleinement sa vocation maraîchère historique stimulant par là-même une économie locale qui passe par les circuits courts. Elle a soutenu notamment la création de l’espace test en mettant à disposition des testeurs, trois hectares de terre.

Assurant ce processus, un CAPE, contrat d’appui au projet d’entreprise, permet à des jeunes de tester à la fois l’activité et l’existence d’une clientèle sans avoir à payer de charges ni à chercher des terres. Les jeunes sont pris en charge pendant trois ans par la couveuse d’entreprise Potentiel qui leur prête un numéro de siret. Ils bénéficient des conseils d’un tuteur, un maraîcher qui travaille en raisonné sur le val alors que les jeunes travaillent en bio. Nous en avons été surpris.

Parmi les autres partenaires de l’espace test, outre la municipalité, le Conseil départemental, la Chambre d’agriculture, Semeurs du possible.

Les intervenants
Jean-Marie Lambert et Raphaël Revenu, les deux testeurs
Guillaume Debeer, maraîcher bio, ancien testeur
Christophe Solheillac, maraîcher raisonné, tuteur des testeurs
Anne Wozniak, adjointe au maire
Christelle Martin de la Chambre d’agriculture
Brigitte Compain-Murez, présidente de l’association Saint-Fiacre Loire Baratte

Pour soutenir le maintien de l’activité maraîchère de la Baratte dans le cadre d’une agriculture durable donc bio, n’hésitez pas à soutenir directement les producteurs :

Le potager d’ici
Espace test de la Baratte
5, rue de la Chaume
58 000 Nevers
Tél.: 07 82 68 32 06 / 06 25 53 91 75
lepotaggerdici58@gmail.com

La Baratte ABio
Guillaume Debeer
La Baratte
58 000 Nevers
Tél.: 06 60 92 72 97
debeerguillaume@ymail.com

Et si vous n’habitez pas Nevers, vous pouvez vous procurez le guide du bio dans la Nièvre auprès de l’association des Trois prés. Mail : les3pres@aliceadsl.fr

Et pour en savoir plus sur l’histoire du val de la Baratte, rendez vous sur le site de l’association Saint-Fiacre Loire-Baratte : www.loire-baratte.com

Protection de la nature : Gérer ou pas gérer ?

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Protection de la nature : Gérer ou pas gérer ?

La nature ne se porte pas bien. Sa protection est nécessaire mais faut-il intervenir ou au contraire laisser faire, c’est la question que Planète Nièvre pose dans cette émission de rentrée.

Le terme « gérer » recouvre de nombreuses actions : la restauration des habitats, les réintroductions d’espèces, les réhabilitations de sites naturels, les études, les suivis continus, mais aussi les interventions de type fauche, pâturage, brûlis, taille et aussi la non intervention.

Danièle Boone et Christophe Barge se sont rendus sur les coteaux calcaires de Mortier sur la commune de Druy Parigny. Le site de près de 8 ha, domine la Loire et est réputé, notamment, pour ses orchidées. Il a été acheté par la LPO Nièvre (Ligue de protection des oiseaux) en 2004. Mortier fait partie de l’ensemble de terrains en propriété et/ou gérés par l’association, couvrant une superficie globale de plus de 80 ha.

Cette visite s’est déroulée en compagnie des naturalistes et administrateurs de la LPO Nièvre, Claude Chapalain et Alain Favrot, ce dernier étant également Vice président de Nature 18.

On peut aussi protéger sans rien faire, c’est le choix de l’ASPAS (Association de protection des animaux sauvages) avec ses réserves de vie sauvage. Entièrement dédiées à la nature sauvage, ce sont des havres exempts de toute exploitation humaine. Danièle Boone a interviewé Marc Giraud, porte parole de l’association.

Il y a les acteurs directs de la protection des milieux dit « naturels » comme les Réserves Naturelles , les Parcs naturels régionaux et les parcs nationaux et les associations comme le réseau des Conservatoire d’Espaces Naturels, la Ligue de protection des oiseaux, l’Association pour la protection des animaux sauvages, CAP Loup, Mille traces ou encore Robin des Bois, mais que peut-on fait au niveau individuel ?

Devenir refuge de nature : ASPAS : www.aspas-nature.org/conservatoire-de-laspas/les-reserves-de-vie-sauvage/ LPO : www.lpo.fr/refuges-particuliers/refuges-particuliers

et surtout laisser dans son jardin des espaces libres sans intervenir, sous aucun prétexte. Et là, vous découvrirez rapidement de nouvelles plantes et une vie foisonnante d’insectes, d’oiseaux et de petits mammifères.

Des livres pour aller plus loin : La peur de la nature par François Terrasson, éditions Sang de la Terre La nature malade de la gestion par Jean-Claude Génot, éditions Sang de la Terre.

La transition à Rouy

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La transition à Rouy

 

La transition à Rouy Le 12 avril dernier, le Collectif Transitions 58 a décerné sa récompense annuelle du colibri d’or au Maire de Rouy, Thierry Gauthier. Les raisons ? La tenue d’un marché de produits bios et locaux une foispar mois, des produits bios et locaux au menu des cantines scolaires et plusieurs producteurs bios sur la commune… De fait, cette synergie n’est pas un hasard. L’équipe de Planète Nièvre a enquêté et découvert dans cette petite ville un véritable mouvement riche de nouveaux projets. Peut-on pour autant parler de commune en transition ?

Le mouvement de la transition est né à Totness en Angleterre en 2006 sous l’impulsion de Bob Hopkins. La relocalisation, la solidarité, la cohésion sociale, en sont les principes fondateurs mais, en même temps, rien n’est écrit. C’est différent à chaque fois selon le contexte, selon les gens. Chaque pays, chaque ville ou village mène sa transition comme il l’entend mais le plus souvent tout commence à la suite d’une somme d’interrogations ou bien après une crise économique.

A Rouy, tout a commencé avec la crise de la vache folle. Des femmes d’agriculteurs se sont réunies au sein de l’association « Actrices nivernaises » pour parler. Très rapidement, c’est le système agro-industriel qui est remis en question. Et le concret suit avec la création du marché du Colibri, le passage au bio de Jean-Paul Loisy, mari de Nadine, qui faisait partie de l’association. Et c’est le début d’une grande transformation, le sujet de cette émission.

Ce qui nous a le plus réjoui lors de ce reportage, c’est d’avoir rencontré des gens lumineux en accord avec eux-mêmes, qui sont là où ils doivent être, et font ce qu’ils ont à faire. C’est comme cela qu’on se libère d’un système aliénant qui nous transforme en machine à consommer. Leur exemple nous montre que nous pouvons nous libérer des marchés internationaux et que nous avons le pouvoir de reprendre en main notre destin et que cela se passe d’abord au niveau local.

Intervenants : Christine Delbove, agricultrice bio Thierry Gautier, maire de Rouy Aurélie Jacquot, maraichère bio
Jean-paul Loisy, agriculteur bio Gilles Vadrot, boulanger bio

Des sites, pour aller plus loin : Christine Delbove : vivrepratiquealacampagne.blogspot.fr Yann Labuche – Corbeille nature, boutique en ligne de produits bio et de préférence locaux : www.corbeille-nature.com Jean-Paul Loisy : http://levaldosseux.fr Gilles Vadrot : www.boulangerie-pimprenelle.com Le site de la commune : www.mairie-rouy.fr

et des contacts: Au potager d’Aurélie – orely.jac@gmail.com

D’avril à octobre, le marché du Colibri de Rouy a lieu chaque troisième dimanche du mois.

Les Mardelles de Premery

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Les Mardelles de Premery

Les Mardelles de Prémery Le printemps nous a donné envie de vous faire découvrir les Mardelles de Prémery, une des richesses naturelles du département. Situées au coeur du massif forestier de Prémery, elles possèdent quelques particularités géologiques de tourbières actives et sont habitées par une faune et une flore caractéristiques de ce milieu. Classées réserves naturelles fin 2015, la gestion du site a été confiée à l’ONF.

Les Mardelles sont des mares forestières. On en compte au moins 57, l’inventaire n’étant pas tout à fait achevé. Grâce aux études de pollen conservé dans la tourbe, nous savons que le site existe depuis 15 000 ans. Il a été classées en réserve naturelle régionale notamment parce que c’est un milieu humide forestier très ancien où les mares se sont constituées de manière naturelle, mais aussi parce que sa richesse en pollen unique en France est très importante du point de vue scientifique. Par ailleurs, le plateau forestier de Prémery se situant sur un point culminant, de nombreux ruisseaux aériens et souterrains en partent pour rejoindre la rivière Nièvre et les captages. Ce classement répond donc aussi à un enjeu sanitaire.

Des espèces rares et protégées, sont sur le site : la cigogne noire, un oiseau migrateur qu’on trouve essentiellement dans les forêts et qui se nourrit de grenouilles, poissons, le triton marbré, un amphibien, la leucorrhine à gros thorax, une grosse libellule et l’osmonde royale, une grande fougère. On y rencontre également des mousses acidiphiles comme la sphaigne et des plantes carnivores comme l’uticulaire citrine.

Nous avons la chance d’avoir pour guide sur ce site exceptionnel Bénédicte Rollin, conservatrice de la réserve naturelle régionale et agent forestier de l’ONF. C’est l’occasion d’aborder avec elle la question de la conservation et de la protection des espaces naturels, de l’importance des zones humides et de leur fragilité ainsi que la gestion forestière et écologique de l’Office National des Forêts (ONF)

Intervenante : Bénédicte Rollin, conservatrice de la réserve naturelle régionale des Mardelles de Prémery et agent forestier de l’ONF

Le Sol Vivant

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Le Sol Vivant

On appelle un sol vivant, un sol déjà composé de beaucoup d’êtres vivants qui interagissent ensembles, créent ce qu’on appelle de l’activité biologique et participent ainsi à l’équilibre et à la vie d’un sol.

La réflexion de tous les « expérimentateurs » que nous avons interviewé part de l’observation du modèle forestier où le sol n’est jamais nu et où tout est recyclé naturellement grâce à de nombreuses petites bêtes, bactéries et autres micro-organismes.

Non travail du sol et couvert permanent sont les deux principes clefs du sol vivant. Mais l’homme laboure et travaille son sol depuis des millénaires. Donc ne pas travailler son sol est un renversement complet d’approche.

Pour commencer le sol vivant, il faut donc commencer par arrêter de passer le motoculteur ou de retourner à la bêche et laisser le travail du sol à des vrais spécialistes qui sont les vers de terre. En une dizaine d’années, les 20 cm supérieurs du sol transitent au moins une fois par ?? le système digestifs des vers de terres.

Cette vie du sol crée la fertilité nécessaire aux plantes, mais c’est la plante qui fait le sol : Les végétaux créent via la photosynthèse de la matière organique. Les feuilles mortes par exemple vont être décomposées par des organismes vivants, des microbes, des champignons, des bactéries, ce qui va créer l’humus, mais aussi permettre de recycler l’azote pour l’apporter aux plantes sous une forme directement assimilable.

Les racines jouent un rôle primordial. Elles aèrent le sol et sécrètent des composés organiques qui seront assimilés par les organismes du sol en particulier les champignons. Grâce à un réseau de filaments presque infinis ces champignons sont des pros du ravitaillement des plantes.

Un sol vivant est également un sol qui a une capacité de rétention d’eau et qui donc, est capable de fournir de l’eau quand on le voit plus en apparence. Il y a encore au sein des agrégats de l’eau que les racines vont pouvoir intercepter.

Le sol vivant se pratique aussi bien sur des petites surfaces que dans les grandes exploitations céréalières. Dans ces dernières, il s’agit de la méthode du semis direct sous couvert annuel ou permanent. Dans la Nièvre, le groupe Magellan organisée en groupement d’intérêt économique et environnemental (GIEE) rassemble des agriculteurs qui travaillent et expérimentent les techniques de semis sous couvert permanent ou annuel dans le but de réduire l’utilisation des engrais et des herbicides. A sa création en 2015, ils étaient 6, ils sont 29 maintenant .

Intervenants :
• Arnaud Bayle de l’ADATER, l’Association d’Éducation à l’Environnement en Val d’Allier, Le Veurdre (03) – adater.org • Yann Labuche de Terre d’Humus – www.terredhumus.fr • Alain Krebs, chef de culture à Suilly-la-Tour (58) et président du Groupement d’Intérêt Économique et Environnemental Magellan.

Pour aller plus loin :
Jardiner sur sol vivant par Gilles Domenech, éditions Larousse Les clés d’un sol vivant par Blaise Leclerc, éditions Terre vivante.

Signez l’appel du sol
Contrairement à l’eau et à l’air, les sols ne font l’objet d’aucune protection juridique. Avec l’Appel du Sol, France Nature Environnement s’est engagée dans une initiative citoyenne européenne pour exiger que les lois protègent cet incroyable milieu. www.lappeldusol.fr

Inondations de la Loire et gestion du risque inondation de l’agglo de Nevers

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Inondations de la Loire et gestion du risque inondation de l’agglo de Nevers

Les dernières crues de Loire mémorables à Nevers remontent à 1907 et à 1856 et 1866 pour les crues centennales (probabilité d’une chance sur 100 de se produire chaque année). Depuis, avec l’urbanisation des zones inondables, l’augmentation des enjeux (biens), l’affaiblissement avec le temps des levées le risque inondation s’est accru considérablement. L’agglo de Nevers a été classé par la Directive Européenne Inondation en territoire à risque important fin 2012. Le risque, c’est le croisement des enjeux et des aléas. Sur la base des propositions de l’étude EGRIAN (étude générale sur le risque inondation de l’agglomération de Nevers), (www.etude-egrian.fr), une stratégie locale de gestion du risque inondation a été élaborée et arrêtée par le préfet de la Nièvre en fin 2016 (www.nievre.gouv.fr/directive-inondation-r183.html). Depuis l’agglo de Nevers a été labellisée par un PAPI (programme actions de prévision des inondations) par le ministère de l’Environnement, assorti d’un financement de 23 millions d’euros dont 9 millions d’autofinancement. Cette stratégie comporte 6 objectifs : – Préserver les capacités d’écoulement des crues ainsi que les zones d’expansion de crue – Planifier l’organisation et l’aménagement du territoire tenant compte du risque – Réduire les dommages aux personnes et aux biens implantés en zone inondable – Intégrer les ouvrages de protection centre les inondations dans une approche globale – Améliorer la connaissance et la conscience du risque inondation – Se préparer à la crise et favoriser le retour à la normale Il s’agit d’une relation au fleuve renouvelée, d’une économie moins vulnérable aux inondations, d’une participation des riverains à l’avenir du fleuve. L’information et la sensibilisation du public sont primordiales, mais les élus, l’Etat ne pourront pas seuls diminuer les impacts d’une crue, elle concerne tous les citoyens. Il s’agit là d’une oeuvre collective de politique et de démocratie locale. Pour aller plus loin : www.risquesmajeurs.fr/le-risque-inondation www.georisques.gouv.fr/le-risque-inondation-en-france www.vigicrues.gouv.fr www.gouvernement.fr/risques/inondation www.centre.developpement-durable.gouv.fr/risque-inondation-r48.html Chronique nature : le bourdon terrestre En ce mois de mars, on ne croise que des gros bourdons. De fait, ce sont des reines qui sortent de l’hivernation et s’apprêtent à fonder de nouvelles colonies. Elles cherchent une cavité abritée des prédateurs et des intempéries pour pondre une douzaine d’œufs qu’elles couvent comme une poule! Il faut compter au total quatre à cinq semaines entre la ponte et la naissance des premières ouvrières. Celles-ci aideront la reine à nourrir leurs sœurs et entretenir le palais royal. A la fin de l’été, elles seront plusieurs centaines. Puis naîtront les mâles et les femelles fertiles qui s’accoupleront. Tous les individus de la colonie mourront à la fin de l’automne, sauf les femelles fécondées qui hiberneront à l’abri. Le printemps suivant, elles émergeront et le cycle recommencera. N’hésitez pas à réagir auprès des animateurs de Planète Nièvre (Christophe Barge, Danièle Boone, Pierre Kaluzny et Geneviève Omessa) : planetenievre@netcourrier.com

Les poulaiIlers industriels et autres…

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Les poulaillers industriels et autres…

La France est le premier producteur européen de volailles, avec 847 millions de poulets de chair en 2015. Malgré tout 40 % du poulet consommé en France sont importés notamment pour la restauration collective (cantine scolaire, chaînes de fast food, etc.) et cette consommation s’approvisionne à 80% en provenance d’élevages industriels intensifs. Qu’en est-il dans la Nièvre ?
Qu’est ce que l’élevage industriel ? Ses nuisances sur la santé humaine et sur l’environnement ? Comment y vivent les poulets ? Peut-on parler de maltraitance animale ? Pourquoi de nouveaux projets apparaissent sans cesse ? Autant de questions auxquelles tente de répondre l’équipe de Planète Nièvre.
Il existe un autre modèle d’élevage avicole, celui de l’agriculture paysanne. Les volailles sont élevées en plein air. La qualité est au rendez-vous. La vente est souvent directe. Ces élevages à taille humaine, ont souvent un atelier de tueries intégré, ce qui évite le transport des poulets, l’une des principales cause du stress des animaux et de propagation des maladies, type grippe aviaire.

« On peut juger une civilisation à la façon dont elle traite ses animaux, le droit fondamental de tous les êtres vivants, c’est de ne pas souffrir » disait Gandhi.

Consommer moins mais mieux, tel est le choix que peut faire tout consommateur pour sa santé, pour une agriculture qui fait vivre les paysans, pour atténuer les nuisances environnementales, pour une qualité gustative, pour le bien être des animaux, pour baisser le gaspillage des ressources, pour limiter les pandémies comme la grippe aviaire, pour les liens retrouvés entre producteur et consommateurs. Faites le choix du poulet élevé en plein air, si possible en circuit court, en appellation fermier, label rouge ou Bio.

avec la participation de :
Éric Bertrand, président de la Chambre d’Agriculture de la Nièvre
Denis Sanchez, éleveur de volailles fermières

L’affaire Erscia

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L’affaire Erscia

Le projet se situait près du hameau de Marcilly dans le bois de Tronçais sur la commune de Sardy les Epiry, près de Corbigny. Présenté comme un projet de simple scierie, il s’est révélé être un incinérateur, déguisé sous l’appellation de centrale à cogénération, utilisant du bois récupéré dont du bois pollué dans un rayon de 300 km. Pour construire, ce que, à un moment, on a qualifié de Wood Valley, il fallait détruire une centaine d’hectare de forêt en zone humide, ainsi que des espèces protégées. Les associations Loire Vivante et Decavipec (défense du cadre de vie de Prémery et de son canton), le collectif Marcilly (constitué des habitants du hameau), et Adret Morvan (Association pour le développement dans le Respect de l’Environnement en Territoire Morvan) ont fait un travail remarquable. Le projet a démarré en 2007. Les associations en ont pris connaissance lors de l’enquête publique en décembre 2011. Mobilisation, information des habitants, occupation de la zone, et procédures juridiques. Le 18 octobre 2016, la cour d’appel de Lyon a confirmé l’annulation de l’arrêté d’autorisation du préfet et rejeté la requête de Erscia qui avait deux mois pour lancer une nouvelle procédure. Le délai est passé sans que Erscia n’ait déposé de requête. Ce feuilleton juridique qui a duré trois ans et demi est donc définitivement clos. L’équipe de Planète Nièvre a donc décider de revenir sur ce dossier, un de ces grands projets inutiles, capteur de subventions publiques, soi-disant prometteur d’emplois, mais aussi objet de séduction des politiques. Elle a donné la parole aux associations. Intervenants : Jacqueline Thévenot (Loire Vivante) François Laballery (DECAVIPEC et Loire Vivante) Jérôme Bognard (Adret Morvan) Chronique Nature : l’écureuil roux Le mois de janvier est la saison des amours pour nos petits rouquins. C’est l’occasion de les observer dans des courses poursuites étourdissantes ponctuées de bonds spectaculaires et de parties de cache-cache. Contact :

N’hésitez pas à réagir auprès des animateurs de Planète Nièvre (Christophe Barge, Danièle Boone, Pierre Kaluzny et Geneviève Omessa) : planetenievre@netcourrier.com

Sapins de Noël

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Sapins de Noël

Geneviève OMESSA, présidente de l’association LES 3 PRES. Danièle BOONE, journaliste spécialiste de la nature et de l’environnement. Christophe BARGE, président de l’association LPO NIEVRE. Pierre KALUZNY, président de l’association de prévention du confluent Loire Allier et ses environs. planetenievre@netcourrier.com
Chaque année, les français achète 6,5 millions de sapins de Noël dont 1 million en plastique. Mais d’où viennent-ils ? 80 % proviennent de France dont 1,2 millions du Morvan. Un quart des sapins dits naturels (en opposition avec artificiels) sont donc élevés dans notre région. L’équipe de Planète Nièvre a enquêté.

La culture des sapins de Noël relève de l’arboriculture et non pas de la sylviculture. Des règles précises encadrent cette culture malheureusement assez polluante. Même si des solutions alternatives sont recherchées, herbicides et autres biocides sont encore largement utilisés provoquant notamment la pollution des nappes phréatiques. Le contre exemple du seul éleveur bio de sapins de Noël installé dans l’Ariège n’a pas encore à ce jour convaincu les éleveurs du Morvan.

Pour diminuer votre empreinte écologique et baisser votre consommation, pourquoi ne pas construire vous même, en famille, votre « sapin de Noël » avec des végétaux de votre jardin ou des matériaux de récupération ?

avec la participation de:

Michel Cottin, éleveur de sapin dans le Morvan

Plus d’infos :

Association Française du sapin de Noël nature : www.afsnn.fr

France sapin bio : www.francesapinbio.fr

Chronique Nature : le rougegorge, un petit oiseau plein de caractère

Pour participer à Birdlab saison 3, programme de science participative destiné à mieux connaître le comportement des oiseaux à la mangeoire : vigienature.mnhn.fr/vigie-manip/birdlab

Les EC(h)OS du lundi

Plusieurs assocations nivernaises en accord avec le cinéma le Mazarin à Nevers proposeront une fois par mois la diffusion d’un film suivi d’un débat
Prochainement :

• TRASHED, lundi 28 novembre, 20h30

Ce film suit le voyage à travers le monde de l’acteur Jeremy Irons pour étudier les dommages causés par les déchets sur l’environnement et notre santé. Ce documentaire délivre aussi un message d’espoir et montre qu’il existe des démarches alternatives pour régler le problème. Christophe Boudet, secrétaire de la commission nationale Europe Ecologie les Verts sur la question des déchets, sera l’invité du débat.

• FOOD COOP, lundi 12 décembre, 20h30

Le cinéaste américain établi en France, Tom Brothe fait découvrir l’expérience d’une coopérative alimentaire américaine, une pionnière qui existe depuis 1973 au coeur de New-York. Utopique ? Non, il y a maintenant des émules à Paris avec la coopérative La Louve dont un membre animera le débat.

Mobilités urbaines

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Mobilités urbaines

Comment se déplacer en milieu urbain et périurbain sans voiture alors que ces dernières décennies l’urbanisme a été pensé avec et pour elle ? Après le constat de la situation actuelle du tout voiture avec ses conséquences sur la santé humaine et celle de la planète, l’émission analyse les évolutions nécessaires et évoque les mesures locales d’ores déjà prises ainsi que d’autres pistes de solutions.

Avec la participation de :
– André Fourcade, président de Zigzag, association de promotion de vélo à Nevers
– Yolande Frémont adjointe à la mobilité, aux transport, à la voirie de Nevers
– Michel Monet, vice président à la mobilité de l’agglo de Nevers.

Sites cités dans l’émission
– Mobigo-Bourgogne (covoiturage): www.mobigo-bourgogne.com
– Tanéo (bus Nevers agglo) : www.taneo-bus.fr

Et pour aller plus loin :
– Le vélo à la reconquête des villes par Nicolas Pressicaud, l’Harmattan
– De la voiture au vélo par Hervé Bellut, éditions Dangles
– Comment la France a tué ses villes par Olivier Razemon, éditions Rue de l’échiquier

Chronique Nature : le hérisson

Si vous trouvez un hérisson blessé ou qui divague en plein jour, adressez vous au centre de soins pour faune sauvage le plus proche de chez vous (coordonées sur http://uncs.chez.com) ou à Atoupic, centre de soins spécialisé des hérissons, situé à Massay dans le Cher. Tél.: 02 48 51 90 98 – atoupic@orange.fr

Les pesticides et leur utilisation par les communes et les jardiniers

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Les pesticides et leur utilisation par les communes et les jardiniers

Geneviève OMESSA, présidente de l’association LES 3 PRES. Danièle BOONE, journaliste spécialiste de la nature et de l’environnement. Christophe BARGE, président de l’association LPO NIEVRE. Pierre KALUZNY, président de l’association de prévention du confluent Loire Allier et ses environs. planetenievre@netcourrier.com