Emissions Radio « Planète Nièvre »

Les Mardelles de Premery

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Les Mardelles de Premery

Les Mardelles de Prémery Le printemps nous a donné envie de vous faire découvrir les Mardelles de Prémery, une des richesses naturelles du département. Situées au coeur du massif forestier de Prémery, elles possèdent quelques particularités géologiques de tourbières actives et sont habitées par une faune et une flore caractéristiques de ce milieu. Classées réserves naturelles fin 2015, la gestion du site a été confiée à l’ONF.

Les Mardelles sont des mares forestières. On en compte au moins 57, l’inventaire n’étant pas tout à fait achevé. Grâce aux études de pollen conservé dans la tourbe, nous savons que le site existe depuis 15 000 ans. Il a été classées en réserve naturelle régionale notamment parce que c’est un milieu humide forestier très ancien où les mares se sont constituées de manière naturelle, mais aussi parce que sa richesse en pollen unique en France est très importante du point de vue scientifique. Par ailleurs, le plateau forestier de Prémery se situant sur un point culminant, de nombreux ruisseaux aériens et souterrains en partent pour rejoindre la rivière Nièvre et les captages. Ce classement répond donc aussi à un enjeu sanitaire.

Des espèces rares et protégées, sont sur le site : la cigogne noire, un oiseau migrateur qu’on trouve essentiellement dans les forêts et qui se nourrit de grenouilles, poissons, le triton marbré, un amphibien, la leucorrhine à gros thorax, une grosse libellule et l’osmonde royale, une grande fougère. On y rencontre également des mousses acidiphiles comme la sphaigne et des plantes carnivores comme l’uticulaire citrine.

Nous avons la chance d’avoir pour guide sur ce site exceptionnel Bénédicte Rollin, conservatrice de la réserve naturelle régionale et agent forestier de l’ONF. C’est l’occasion d’aborder avec elle la question de la conservation et de la protection des espaces naturels, de l’importance des zones humides et de leur fragilité ainsi que la gestion forestière et écologique de l’Office National des Forêts (ONF)

Intervenante : Bénédicte Rollin, conservatrice de la réserve naturelle régionale des Mardelles de Prémery et agent forestier de l’ONF

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Le Sol Vivant

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Le Sol Vivant

On appelle un sol vivant, un sol déjà composé de beaucoup d’êtres vivants qui interagissent ensembles, créent ce qu’on appelle de l’activité biologique et participent ainsi à l’équilibre et à la vie d’un sol.

La réflexion de tous les « expérimentateurs » que nous avons interviewé part de l’observation du modèle forestier où le sol n’est jamais nu et où tout est recyclé naturellement grâce à de nombreuses petites bêtes, bactéries et autres micro-organismes.

Non travail du sol et couvert permanent sont les deux principes clefs du sol vivant. Mais l’homme laboure et travaille son sol depuis des millénaires. Donc ne pas travailler son sol est un renversement complet d’approche.

Pour commencer le sol vivant, il faut donc commencer par arrêter de passer le motoculteur ou de retourner à la bêche et laisser le travail du sol à des vrais spécialistes qui sont les vers de terre. En une dizaine d’années, les 20 cm supérieurs du sol transitent au moins une fois par ?? le système digestifs des vers de terres.

Cette vie du sol crée la fertilité nécessaire aux plantes, mais c’est la plante qui fait le sol : Les végétaux créent via la photosynthèse de la matière organique. Les feuilles mortes par exemple vont être décomposées par des organismes vivants, des microbes, des champignons, des bactéries, ce qui va créer l’humus, mais aussi permettre de recycler l’azote pour l’apporter aux plantes sous une forme directement assimilable.

Les racines jouent un rôle primordial. Elles aèrent le sol et sécrètent des composés organiques qui seront assimilés par les organismes du sol en particulier les champignons. Grâce à un réseau de filaments presque infinis ces champignons sont des pros du ravitaillement des plantes.

Un sol vivant est également un sol qui a une capacité de rétention d’eau et qui donc, est capable de fournir de l’eau quand on le voit plus en apparence. Il y a encore au sein des agrégats de l’eau que les racines vont pouvoir intercepter.

Le sol vivant se pratique aussi bien sur des petites surfaces que dans les grandes exploitations céréalières. Dans ces dernières, il s’agit de la méthode du semis direct sous couvert annuel ou permanent. Dans la Nièvre, le groupe Magellan organisée en groupement d’intérêt économique et environnemental (GIEE) rassemble des agriculteurs qui travaillent et expérimentent les techniques de semis sous couvert permanent ou annuel dans le but de réduire l’utilisation des engrais et des herbicides. A sa création en 2015, ils étaient 6, ils sont 29 maintenant .

Intervenants :
• Arnaud Bayle de l’ADATER, l’Association d’Éducation à l’Environnement en Val d’Allier, Le Veurdre (03) – adater.org • Yann Labuche de Terre d’Humus – www.terredhumus.fr • Alain Krebs, chef de culture à Suilly-la-Tour (58) et président du Groupement d’Intérêt Économique et Environnemental Magellan.

Pour aller plus loin :
Jardiner sur sol vivant par Gilles Domenech, éditions Larousse Les clés d’un sol vivant par Blaise Leclerc, éditions Terre vivante.

Signez l’appel du sol
Contrairement à l’eau et à l’air, les sols ne font l’objet d’aucune protection juridique. Avec l’Appel du Sol, France Nature Environnement s’est engagée dans une initiative citoyenne européenne pour exiger que les lois protègent cet incroyable milieu. www.lappeldusol.fr

Inondations de la Loire et gestion du risque inondation de l’agglo de Nevers

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Inondations de la Loire et gestion du risque inondation de l’agglo de Nevers

Les dernières crues de Loire mémorables à Nevers remontent à 1907 et à 1856 et 1866 pour les crues centennales (probabilité d’une chance sur 100 de se produire chaque année). Depuis, avec l’urbanisation des zones inondables, l’augmentation des enjeux (biens), l’affaiblissement avec le temps des levées le risque inondation s’est accru considérablement. L’agglo de Nevers a été classé par la Directive Européenne Inondation en territoire à risque important fin 2012. Le risque, c’est le croisement des enjeux et des aléas. Sur la base des propositions de l’étude EGRIAN (étude générale sur le risque inondation de l’agglomération de Nevers), (www.etude-egrian.fr), une stratégie locale de gestion du risque inondation a été élaborée et arrêtée par le préfet de la Nièvre en fin 2016 (www.nievre.gouv.fr/directive-inondation-r183.html). Depuis l’agglo de Nevers a été labellisée par un PAPI (programme actions de prévision des inondations) par le ministère de l’Environnement, assorti d’un financement de 23 millions d’euros dont 9 millions d’autofinancement. Cette stratégie comporte 6 objectifs : – Préserver les capacités d’écoulement des crues ainsi que les zones d’expansion de crue – Planifier l’organisation et l’aménagement du territoire tenant compte du risque – Réduire les dommages aux personnes et aux biens implantés en zone inondable – Intégrer les ouvrages de protection centre les inondations dans une approche globale – Améliorer la connaissance et la conscience du risque inondation – Se préparer à la crise et favoriser le retour à la normale Il s’agit d’une relation au fleuve renouvelée, d’une économie moins vulnérable aux inondations, d’une participation des riverains à l’avenir du fleuve. L’information et la sensibilisation du public sont primordiales, mais les élus, l’Etat ne pourront pas seuls diminuer les impacts d’une crue, elle concerne tous les citoyens. Il s’agit là d’une oeuvre collective de politique et de démocratie locale. Pour aller plus loin : www.risquesmajeurs.fr/le-risque-inondation www.georisques.gouv.fr/le-risque-inondation-en-france www.vigicrues.gouv.fr www.gouvernement.fr/risques/inondation www.centre.developpement-durable.gouv.fr/risque-inondation-r48.html Chronique nature : le bourdon terrestre En ce mois de mars, on ne croise que des gros bourdons. De fait, ce sont des reines qui sortent de l’hivernation et s’apprêtent à fonder de nouvelles colonies. Elles cherchent une cavité abritée des prédateurs et des intempéries pour pondre une douzaine d’œufs qu’elles couvent comme une poule! Il faut compter au total quatre à cinq semaines entre la ponte et la naissance des premières ouvrières. Celles-ci aideront la reine à nourrir leurs sœurs et entretenir le palais royal. A la fin de l’été, elles seront plusieurs centaines. Puis naîtront les mâles et les femelles fertiles qui s’accoupleront. Tous les individus de la colonie mourront à la fin de l’automne, sauf les femelles fécondées qui hiberneront à l’abri. Le printemps suivant, elles émergeront et le cycle recommencera. N’hésitez pas à réagir auprès des animateurs de Planète Nièvre (Christophe Barge, Danièle Boone, Pierre Kaluzny et Geneviève Omessa) : planetenievre@netcourrier.com

Les poulaiIlers industriels et autres…

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Les poulaillers industriels et autres…

La France est le premier producteur européen de volailles, avec 847 millions de poulets de chair en 2015. Malgré tout 40 % du poulet consommé en France sont importés notamment pour la restauration collective (cantine scolaire, chaînes de fast food, etc.) et cette consommation s’approvisionne à 80% en provenance d’élevages industriels intensifs. Qu’en est-il dans la Nièvre ?
Qu’est ce que l’élevage industriel ? Ses nuisances sur la santé humaine et sur l’environnement ? Comment y vivent les poulets ? Peut-on parler de maltraitance animale ? Pourquoi de nouveaux projets apparaissent sans cesse ? Autant de questions auxquelles tente de répondre l’équipe de Planète Nièvre.
Il existe un autre modèle d’élevage avicole, celui de l’agriculture paysanne. Les volailles sont élevées en plein air. La qualité est au rendez-vous. La vente est souvent directe. Ces élevages à taille humaine, ont souvent un atelier de tueries intégré, ce qui évite le transport des poulets, l’une des principales cause du stress des animaux et de propagation des maladies, type grippe aviaire.

« On peut juger une civilisation à la façon dont elle traite ses animaux, le droit fondamental de tous les êtres vivants, c’est de ne pas souffrir » disait Gandhi.

Consommer moins mais mieux, tel est le choix que peut faire tout consommateur pour sa santé, pour une agriculture qui fait vivre les paysans, pour atténuer les nuisances environnementales, pour une qualité gustative, pour le bien être des animaux, pour baisser le gaspillage des ressources, pour limiter les pandémies comme la grippe aviaire, pour les liens retrouvés entre producteur et consommateurs. Faites le choix du poulet élevé en plein air, si possible en circuit court, en appellation fermier, label rouge ou Bio.

avec la participation de :
Éric Bertrand, président de la Chambre d’Agriculture de la Nièvre
Denis Sanchez, éleveur de volailles fermières

L’affaire Erscia

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L’affaire Erscia

Le projet se situait près du hameau de Marcilly dans le bois de Tronçais sur la commune de Sardy les Epiry, près de Corbigny. Présenté comme un projet de simple scierie, il s’est révélé être un incinérateur, déguisé sous l’appellation de centrale à cogénération, utilisant du bois récupéré dont du bois pollué dans un rayon de 300 km. Pour construire, ce que, à un moment, on a qualifié de Wood Valley, il fallait détruire une centaine d’hectare de forêt en zone humide, ainsi que des espèces protégées. Les associations Loire Vivante et Decavipec (défense du cadre de vie de Prémery et de son canton), le collectif Marcilly (constitué des habitants du hameau), et Adret Morvan (Association pour le développement dans le Respect de l’Environnement en Territoire Morvan) ont fait un travail remarquable. Le projet a démarré en 2007. Les associations en ont pris connaissance lors de l’enquête publique en décembre 2011. Mobilisation, information des habitants, occupation de la zone, et procédures juridiques. Le 18 octobre 2016, la cour d’appel de Lyon a confirmé l’annulation de l’arrêté d’autorisation du préfet et rejeté la requête de Erscia qui avait deux mois pour lancer une nouvelle procédure. Le délai est passé sans que Erscia n’ait déposé de requête. Ce feuilleton juridique qui a duré trois ans et demi est donc définitivement clos. L’équipe de Planète Nièvre a donc décider de revenir sur ce dossier, un de ces grands projets inutiles, capteur de subventions publiques, soi-disant prometteur d’emplois, mais aussi objet de séduction des politiques. Elle a donné la parole aux associations. Intervenants : Jacqueline Thévenot (Loire Vivante) François Laballery (DECAVIPEC et Loire Vivante) Jérôme Bognard (Adret Morvan) Chronique Nature : l’écureuil roux Le mois de janvier est la saison des amours pour nos petits rouquins. C’est l’occasion de les observer dans des courses poursuites étourdissantes ponctuées de bonds spectaculaires et de parties de cache-cache. Contact :

N’hésitez pas à réagir auprès des animateurs de Planète Nièvre (Christophe Barge, Danièle Boone, Pierre Kaluzny et Geneviève Omessa) : planetenievre@netcourrier.com

Sapins de Noël

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Sapins de Noël

Geneviève OMESSA, présidente de l’association LES 3 PRES. Danièle BOONE, journaliste spécialiste de la nature et de l’environnement. Christophe BARGE, président de l’association LPO NIEVRE. Pierre KALUZNY, président de l’association de prévention du confluent Loire Allier et ses environs. planetenievre@netcourrier.com
Chaque année, les français achète 6,5 millions de sapins de Noël dont 1 million en plastique. Mais d’où viennent-ils ? 80 % proviennent de France dont 1,2 millions du Morvan. Un quart des sapins dits naturels (en opposition avec artificiels) sont donc élevés dans notre région. L’équipe de Planète Nièvre a enquêté.

La culture des sapins de Noël relève de l’arboriculture et non pas de la sylviculture. Des règles précises encadrent cette culture malheureusement assez polluante. Même si des solutions alternatives sont recherchées, herbicides et autres biocides sont encore largement utilisés provoquant notamment la pollution des nappes phréatiques. Le contre exemple du seul éleveur bio de sapins de Noël installé dans l’Ariège n’a pas encore à ce jour convaincu les éleveurs du Morvan.

Pour diminuer votre empreinte écologique et baisser votre consommation, pourquoi ne pas construire vous même, en famille, votre « sapin de Noël » avec des végétaux de votre jardin ou des matériaux de récupération ?

avec la participation de:

Michel Cottin, éleveur de sapin dans le Morvan

Plus d’infos :

Association Française du sapin de Noël nature : www.afsnn.fr

France sapin bio : www.francesapinbio.fr

Chronique Nature : le rougegorge, un petit oiseau plein de caractère

Pour participer à Birdlab saison 3, programme de science participative destiné à mieux connaître le comportement des oiseaux à la mangeoire : vigienature.mnhn.fr/vigie-manip/birdlab

Les EC(h)OS du lundi

Plusieurs assocations nivernaises en accord avec le cinéma le Mazarin à Nevers proposeront une fois par mois la diffusion d’un film suivi d’un débat
Prochainement :

• TRASHED, lundi 28 novembre, 20h30

Ce film suit le voyage à travers le monde de l’acteur Jeremy Irons pour étudier les dommages causés par les déchets sur l’environnement et notre santé. Ce documentaire délivre aussi un message d’espoir et montre qu’il existe des démarches alternatives pour régler le problème. Christophe Boudet, secrétaire de la commission nationale Europe Ecologie les Verts sur la question des déchets, sera l’invité du débat.

• FOOD COOP, lundi 12 décembre, 20h30

Le cinéaste américain établi en France, Tom Brothe fait découvrir l’expérience d’une coopérative alimentaire américaine, une pionnière qui existe depuis 1973 au coeur de New-York. Utopique ? Non, il y a maintenant des émules à Paris avec la coopérative La Louve dont un membre animera le débat.

Mobilités urbaines

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Mobilités urbaines

Comment se déplacer en milieu urbain et périurbain sans voiture alors que ces dernières décennies l’urbanisme a été pensé avec et pour elle ? Après le constat de la situation actuelle du tout voiture avec ses conséquences sur la santé humaine et celle de la planète, l’émission analyse les évolutions nécessaires et évoque les mesures locales d’ores déjà prises ainsi que d’autres pistes de solutions.

Avec la participation de :
– André Fourcade, président de Zigzag, association de promotion de vélo à Nevers
– Yolande Frémont adjointe à la mobilité, aux transport, à la voirie de Nevers
– Michel Monet, vice président à la mobilité de l’agglo de Nevers.

Sites cités dans l’émission
– Mobigo-Bourgogne (covoiturage): www.mobigo-bourgogne.com
– Tanéo (bus Nevers agglo) : www.taneo-bus.fr

Et pour aller plus loin :
– Le vélo à la reconquête des villes par Nicolas Pressicaud, l’Harmattan
– De la voiture au vélo par Hervé Bellut, éditions Dangles
– Comment la France a tué ses villes par Olivier Razemon, éditions Rue de l’échiquier

Chronique Nature : le hérisson

Si vous trouvez un hérisson blessé ou qui divague en plein jour, adressez vous au centre de soins pour faune sauvage le plus proche de chez vous (coordonées sur http://uncs.chez.com) ou à Atoupic, centre de soins spécialisé des hérissons, situé à Massay dans le Cher. Tél.: 02 48 51 90 98 – atoupic@orange.fr

Les pesticides et leur utilisation par les communes et les jardiniers

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Les pesticides et leur utilisation par les communes et les jardiniers

Geneviève OMESSA, présidente de l’association LES 3 PRES. Danièle BOONE, journaliste spécialiste de la nature et de l’environnement. Christophe BARGE, président de l’association LPO NIEVRE. Pierre KALUZNY, président de l’association de prévention du confluent Loire Allier et ses environs. planetenievre@netcourrier.com