En vrac

Un « chouette » confinement…?

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Chouette hulotte

Une chouette hulotte profite du calme relatif dû au deuxième confinement pour passer ses journées à dormir sur la cheminée d’une maison en plein centre de Moulins-Engilbert…

Mortalité routière…

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Vous pouvez vous aussi signaler les animaux victimes de la route…

🟨 La LPO 58 transmet gracieusement chaque année au CEREMA ses données sur la mortalité routière de la faune sauvage. Notées sur sa base participative www.faune-nievre.org par des participants de tous horizons, ces données contribuent au développement de la connaissance des corridors biologiques et à l’identification des points de conflit avérés entre la faune et les infrastructures de transport.

🟨 En effet, soucieuse d’améliorer la connaissance et de réduire l’impact des infrastructures linéaires de transport sur les continuités écologiques de Bourgogne Franche Comté, la LPO Nièvre a signé une convention avec le CEREMA (Centre d’Etudes et d’expertise sur les Risques, l’Environnement, la Mobilité et l’Aménagement), un centre de ressources et d’expertises techniques et scientifiques en appui aux services de l’Etat et aux collectivités locales.

🟨 Vous aussi, contribuez à cette connaissance en transmettant vos données sur www.faune-nievre.org ou sur l’application NaturaList, et en cochant la case «l’animal est mort ». Ces données ne dorment pas mais sont ô combien utiles pour comprendre et réduire les problèmes liés aux infrastructures. Plusieurs taxons sont concernés : mammifères🦌, oiseaux 🐦, amphibiens 🐸, reptiles 🐍…

Merci par avance pour votre précieuse participation !

Tout le monde n’est pas confiné…

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📍 Ces derniers temps, vous aurez peut-être remarqué que tout le monde n’est pas confiné…
Certains chasseurs, par la voie d’un lobbying national intense, ont obtenu du Ministère de l’Ecologie, la mise en place d’arrêtés dérogatoires à la chasse de certaines espèces durant ces temps de COVID.

📍 De façon règlementaire, la CDCFS de la Nièvre a été consultée sur le projet d’arrêté. En tant que membre, et en référence au projet original proposé, nous ne nous sommes pas opposés au fait de chasser uniquement le sanglier, 3 jours par semaine, dans le but de faire baisser des populations largement surnuméraires par endroits. On peut y opposer le fait que si la situation est ce qu’elle est, c’est bien du fait d’une gestion calamiteuse des populations. Cela n’enlève pas pour le moment le fait que le sanglier est l’espèce la plus préjudiciable aux cultures.

📍 C’était sans compter avec le reste des membres de la commission (où nous sommes largement minoritaires) qui se sont empressés de demander et ont bien sûr obtenu de la Préfecture, l’élargissement de ce projet d’arrêté aux cervidés (hors chasse à courre).

📍 Lors de la consultation nous demandions que l’arrêté soit obligatoirement affiché lors des actions de chasse. Nous avons aussi conseillé que ces actions de chasse soient le plus médiatisées possible (journaux locaux, Mairies… ) afin que les promeneurs déjà limités par un temps court de liberté ne soient pas mis devant le fait accompli.

📍 Nous sommes aujourd’hui de nouveau consultés pour adjoindre à cet arrêté les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD, anciennement «nuisibles» : renards, fouines, martres, étourneaux, pies, etc…). Nous avons voté négativement, bien sûr sans espoir d’être suivis. La LPO France et l’ASPAS attaquent conjointement un certain nombre de ces arrêtés.

📍 Il eut été intéressant de laisser les ESOD tranquilles et de voir s’il y avait effectivement une augmentation parallèle des dégâts déclarés. Il serait également instructif de jauger d’une potentielle augmentation des «espèces gibier», sans les lâchers massifs habituels. Sachant qu’elles ne seront pas tirées durant cette saison de chasse, à moins d’un déluge de feu en cas de déconfinement.

Christophe Barge, représentant LPO58 à la commission chasse.

©️ 📸 Photo de Daniel Dupuy

Entretien des nichoirs

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➡️ Nous vous parlions il y a quelques temps du nettoyage des nichoirs… Vous êtes peut-être en plein dedans ! Si c’est le cas, prenez garde ⚠️😊. Les oiseaux 🐦 ne sont pas toujours les seuls habitants des lieux… Le lérot, par exemple, peut décider d’entamer son hibernation dans ce genre de gîte 😊. Il débute cette léthargie hivernale autour du mois d’octobre, et ne doit absolument pas être dérangé ou déplacé !
➡️ Nos conseils : Ouvrez délicatement le nichoir avant de le déplacer ou de le dévisser. Si vous apercevez une boule de poils endormie, refermez rapidement et n’y touchez plus jusqu’au mois de mars de l’année prochaine 👌.
Attendez-vous également à découvrir guêpes 🐝 et autres insectes en dormance. Ne vous laissez pas surprendre une fois en haut de l’échelle 😅.

Coronavirus : La LPO suspend l’agenda de ses activités

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Nous vous encourageons à contacter les organisateurs pour tout renseignement complémentaire.

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Afin de soutenir les nécessaires mesures visant à limiter les risques de contamination et d’extension de l’épidémie de coronavirus et conformément aux mesures du gouvernement, la LPO a décidé d’annuler ou de reporter les activités qu’elle organise sur l’ensemble du territoire : sorties, animations, formation… et ce jusqu’à nouvel ordre. En revanche les interventions scolaires et périscolaires sont en partie maintenues.

Le travail de l’association continue par ailleurs, dans le respect des consignes du gouvernement : des mesures encourageant le travail à domicile, la limitation des réunions, des déplacements ou la téléconférence ont notamment été mises en place.

Le numéro 27 de « Nature Nièvre » est toujours disponible!

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Vous pouvez toujours acquérir le numéro 27 de « Nature Nièvre », la revue scientifique annuelle éditée par la LPO58, anciennement SOBA Nature Nièvre, au prix de 9 euros.

En voici le sommaire:

A. CHAPALAIN – Le Parc des Loges, refuge LPO de la Ville de Nevers

D. DUPUY – Le Grand Corbeau, nouvelle espèce nicheuse pour la Nièvre

A. CHAPALAIN – Repérage et recensement des colonies de sternes sur la Loire et l’Allier nivernaises par la LPO Nièvre et la RNVL – Saison 2019

C. BARGE – Le Raton laveur (Procyon lotor) en Nièvre

Bonne lecture! (Pour toute commande: nievre@lpo.fr)

Record battu pour une barge rousse!

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Barge rousse (Limosa lapponica) – Crédit photo : Armel Deniau / LPO

Le magazine Géo vient de publier en ligne un article relatant le vol non-stop d’une barge rousse mâle entre l’Alaska et la Nouvelle-Zélande.

D’après le Global Flyway Network, un groupement de scientifiques chargé de référencer et d’étudier les migrations de longue distance, une barge rousse mâle équipée d’une micro-balise GPS a parcouru la distance impressionnante de 12.000 km en à peine onze jours, en volant de façon ininterrompue entre le continent nord-américain et l’Océanie. C’est un record!

4BBRW, puisque c’est le petit nom de cette barge (compte tenu des bagues de couleurs qu’elle porte à ses pattes) a ponctuellement atteint la vitesse impressionnante de 90 km/h, pour un total de 224 heures de vol. Elle aurait même pu parvenir à sa destination plus tôt mais elle a dû lutter contre de violents vents contraires au dessus de l’océan Pacifique…

D’après Faune-Nièvre, une barge rousse aurait été aperçue dans la Nièvre au cours de l’année 2017. Ce limicole est donc susceptible de faire des apparitions dans notre département, même si celles-ci semblent plutôt rares.

L’article complet est à retrouver sur le site de Géo magazine…

La revue Nature Nièvre

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Le saviez-vous ? Chaque année la LPO Nièvre publie un ouvrage à destination des passionnés de Nature de tous horizons ! 🌱 Avec son ouvrage de vulgarisation scientifique, l’association cherche à favoriser la diffusion d’études sur les milieux naturels du département de la Nièvre.🌱 Il présente des articles originaux concernant l’ornithologie, bien sûr, mais pas uniquement. La géologie, la pédologie, la climatologie, la botanique, la zoologie et l’écologie sont également abordés. Il peut être aussi l’occasion de relayer des communiqués, des demandes diverses ou des appels à inventaires. Enfin, il est le vecteur d’analyses d’ouvrages ou d’articles traitant des milieux naturels nivernais. Nature Nièvre est publié sur les fonds propres de l’association. 🌱 Le prix de vente des derniers numéros est de 9€ (hors frais de port). Certains anciens numéros sont toujours disponibles, contactez-nous pour plus de renseignements : nievre@lpo.fr

Les nichoirs à effraie des clochers

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Vous trouverez ci-dessous la carte des nichoirs à effraie installés par les bénévoles de la LPO 58, actualisée au 31 décembre 2019. Pas moins de 36 nichoirs à effraie des clochers ont désormais été installés dans des granges, greniers, clochers, bâtiments privés, communaux, ou publics.

Sortie Nature « Oiseaux d’eau » : de très belles observations

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La Sortie Nature « Oiseaux d’eau », qui a eu lieu dimanche, 18 octobre 2020 à l’étang de Fleury la Tour, a permis aux personnes inscrites d’observer, sous un magnifique soleil et grâce à une luminosité exceptionnelle, une très grande variété d’oiseaux d’eau, sédentaires ou migrateurs et hivernants: grands cormorans en train de faire sécher leur plumage, cygnes majestueux, foulques macroules, canards colverts, grandes aigrettes perchées dans les arbres, canards pilets, fuligules milouins, grues cendrées parcourant délicatement le rivage, indifférentes à leurs congénères, sarcelles d’hiver, oies cendrées en vaste troupeau peu farouche… Daniel Dupuy, ornithologue, a livré aux participants des précisions, des anecdotes et des commentaires très intéressants sur les moeurs de ces oiseaux.

Marché du colibri de Rouy : de nombreux visiteurs

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Les visiteurs ont été très nombreux et très présents durant toute la matinée de dimanche sur le marché du colibri de Rouy. La LPO Nièvre y a tenu un stand avec une petite exposition thématique sur le hérisson. Des adhérents et de nombreuses personnes intéressées par les activités de la LPO Nièvre sont venus à la rencontre des bénévoles. Les échanges ont été fructueux et chaleureux.

Nourrissage des oiseaux : STOP !

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Ainsi, nous vous conseillons de nourrir les oiseaux uniquement en période de froid prolongé, soit en général au plus tôt de la mi-novembre à la mi-mars et au maximum jusqu’à fin mars. Bien avant que le printemps ne s’installe, les oiseaux commencent déjà à établir leur territoire et recherchent la cavité où ils pondront leurs œufs. Aux beaux jours débute la construction des nids.S’il est alors tentant de les attirer aux mangeoires pour mieux les observer, la mise à disposition de nourriture n’est plus nécessaire, la nature fournissant suffisamment d’aliments « de saison » à l’avifaune, y compris dans les villes. Continuer de nourrir les oiseaux peut même devenir contre-productif et leur nuire.

IL EST URGENT DE STOPPER TOUT APPORT DE NOURRITURE :  Cet arrêt est important car les lipides des graines ou des boules ne graisse ne sont pas adaptés aux futurs poussins qui doivent être nourris exclusivement de protéines, de nombreuses espèces étant insectivores à cette période. D’autre part, la dépendance à un lieu précis de nourrissage doit cesser pour inciter les oiseaux à chercher par eux-mêmes la nourriture la plus adéquate à leur biologie. En revanche, l’apport d’eau est utile tout au long de l’année (bassin, mare, abreuvoir artificiel…)

 

Les risques pour les oiseaux

  • Transmission de maladies

En période chaude où la prédominance des maladies est plus forte qu’en hiver, le rassemblement d’individus de différentes espèces autour des points de nourrissage favorise la propagation des infections telles que la salmonellose (verdiers, pinsons) et celle des parasites.

  • Augmentation de la prédation

Le nourrissage fait augmenter les taux de prédation par des animaux sauvages (Épervier d’Europe) ou par le chat de la maison.

  • D’importantes perturbations physiologiques

Beaucoup de jeunes oiseaux sont insectivores au cours du printemps et un nourrissage prolongé peut perturber leurs habitudes alimentaires alors qu’ils doivent justement apprendre à se nourrir par eux-mêmes en capturant des insectes. Plusieurs études montrent que des couples ayant accès à plus de nourriture pondent plus tôt. La demande énergétique des poussins est ainsi décalée par rapport au pic de disponibilité alimentaire (les chenilles, les insectes volants…) ce qui peut entraîner une surmortalité juvénile

  • Enfin, une altération de la composition de la communauté aviaire

Toutes les espèces ne bénéficient pas équitablement du nourrissage, que ce soit en hiver ou en période de reproduction. Si la mise à disposition de suppléments alimentaires est susceptible d’augmenter les densités de quelques espèces, il est aussi possible qu’elle réduise en parallèle, à travers un processus de compétition, les densités d’autres espèces.

CB (d’après site LPO France)

MESSAGE IMPORTANT

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Nous nous conformons aux directives nationales et ajournons, repoussons ou annulons toutes les activités programmées au calendrier jusqu’à nouvel ordre.

Nous vous tiendrons bien sur au courant au fil de l’eau. Entre temps, n’hésitez pas à nous contacter par mail pour de plus amples informations.

Projet de nouvelle charte du Parc du Morvan

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Projet de nouvelle charte du Parc du Morvan

la lettre ouverte envoyée à Mme Elisabeth Borne (objet : projet de nouvelle charte du Parc du Morvan) et  l’action géante, surprise et non violente du 17 novembre à Quarré-les-Tombes (Morvan):

https://www.canopee-asso.org/28-associations-nationales-et-locales-ecrivent-a-elisabeth-borne-a-propos-de-la-revision-de-la-charte-du-parc-naturel-regional-du-morvan/.

Précautions lors de l’utilisation des pièges à glu (alerte LPO)

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Ci après un message  de Yves VERILHAC, Directeur Général de la LPO France

« Chers Amis des abeilles,

Les apiculteurs sont amenés à utiliser des pièges avec de la glu pour détruire les frelons asiatiques. Parallèlement les jardiniers amateurs font de même, préférant de plus en plus des bandes de glu plutôt que des insecticides pour le jardin.

Or plusieurs adhérents et sympathisants nous rapportent des cas de destruction d’oiseaux qui se collent accidentellement sur la glu.

La société Vita Europe commercialise par exemple les pièges à frelons Apiprotect (plateaux collants). Alertée par nos soins, la société Apinov basée en Charente Maritime a prévenu les principaux magasins qui proposent ce produit (Icko-apiculture, Luberon, Naturapi, Apidistribution et les 2 Ets Lerouge). Elle leur préconise la pose d’une cage sur le piège en attendant de trouver une solution intégrée au produit lui-même.

Si vous utilisez ces produits, merci de mettre une cage sur le piège.
D’avance merci pour les oiseaux qui n’ont vraiment pas besoin de ça en plus. »

Le gouvernement français autorise le piégeage de centaines de milliers d’oiseaux

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Le gouvernement français autorise le piégeage
de centaines de milliers d’oiseaux

 
La ministre de la Transition écologique et solidaire vient de signer une série d’arrêtés fixant les quotas de chasses traditionnelles (glu, matoles, tenderies) dans plusieurs départements français. Une fois de plus, la LPO s’insurge contre la perpétuation de ces pratiques moyenâgeuses, non sélectives et cruelles envers la faune sauvage.

 

Onze arrêtés ministériels viennent d’être publiés au Journal Officiel le 3 septembre par Elisabeth Borne. Sous couvert de traditions, ils autorisent pour la campagne de chasse 2019-2020 la capture dans des conditions révoltantes de plus 150 000 oiseaux sauvages, soit plus que l’an dernier.

 

Ainsi, 42 500 Grives et Merles noirs pourront ainsi être piégés à l’aide de gluaux, fins bâtons enduits de glu placés en haut des arbres et ce, dans 5 départements de la région Paca (Alpes Maritimes et de Haute Provence, Vaucluse, Var, Bouches-du-Rhône) ; 106 500 Alouettes des champs pourront être attrapées à l’aide de pantes (grands filets horizontaux) ou de matoles (petites cages tombantes) dans les Landes, la Gironde, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques ; 5 800 Grives et Merles noirs, 1 200 Vanneaux huppés et 30 Pluviers dorés pourront être capturés au moyen de filets ou de collets par les pratiquants de la tenderie dans les Ardennes. À noter que d’autres espèces non autorisées deviennent souvent les victimes de ces modes de chasse peu sélectifs.

 

À l’heure où la biodiversité s’effondre dans nos campagnes (l’Alouette des champs a perdu 30% de ses effectifs en 15 ans), ces décisions sont particulièrement consternantes et confirment à nouveau l’influence des chasseurs sur la politique gouvernementale alors qu’une large majorité de citoyens français avait pourtant fait part de son indignation lors des consultations publiques préalables à la publication de ces arrêtés. Ces derniers font d’ailleurs suite à deux autres arrêtés pris par la ministre au cours de l’été permettant l’abattage de 6 000 Courlis cendré puis de 18 000 Tourterelles des bois, deux espèces menacées. Le premier a été suspendu par le Conseil d’État suite à un recours de la LPO, les démarches sont en cours pour le second. Le 25 juillet dernier, la Commission européenne a également mis en demeure la France pour manquement à ses obligations de protection des espèces menacées, ciblant notamment leur piégeage indifférencié sous prétexte de traditions ; en vain donc.

 

Pour Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO : « Emmanuel Macron ne cesse d’annoncer un changement. Nous avons certes vu des changements de ministres de l’écologie, trois en deux ans ; mais nous attendons toujours un changement de politique en faveur de la biodiversité. Pendant ce temps-là, des centaines de milliers d’oiseaux continuent d’être englués, étranglés et emprisonnés en France avec la complicité de l’État ».

 
 

– Arrêté relatif à la capture de l’alouette des champs au moyen de pantes et de matoles dans 4 départements de Nouvelle Aquitaine pour la campagne 2019-2020 :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2011

– Arrêté relatif à la capture de l’alouette des champs au moyen de pantes et de matoles dans 4 départements de Nouvelle Aquitaine pour la campagne 2019-2020 :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2011

– Arrêté relatif à la capture des vanneaux et des pluviers dorés  et relatif à la tenderie aux grives ou aux merles noirs dans le département des Ardennes pour la campagne 2019-2020 :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2013

– Arrêté relatif à l’emploi des gluaux pour la capture des grives et des merles noirs destinés à servir d’appelants, dans 5 départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour la campagne 2019-2020 :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2012

– Arrêté relatif à l’emploi des gluaux pour la capture des grives et des merles noirs destinés à servir d’appelants, dans 5 départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour la campagne 2019-2020 :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2012

– Un document a été ajouté sur la consultation Projets d’arrêté relatif à la capture des vanneaux et des pluviers dorés  et relatif à la tenderie aux grives ou aux merles noirs dans le département des Ardennes pour la campagne 2019-2020 :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2013

 

Appel à mobilisation : répondez à la consultation sur les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts

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Appel à mobilisation : répondez à la consultation sur les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts

Ensemble mobilisons-nous avant le 27 juin pour modifier la liste des mammifères et des oiseaux qui pourront être tirés et piégés dans de terribles conditions.

La belette fait partie des espèces menacées de disparition sur le territoire. Elle continue pourtant à être tirée et piégée - Crédit photo : Gilles BentzLa belette fait partie des espèces menacées de disparition sur le territoire. Elle continue pourtant à être tirée et piégée – Crédit photo : Gilles Bentz

Le ministère de l’écologie vient d’ouvrir une consultation relative aux « espèces d’animaux classés susceptibles d’occasionner des dégâts ». Qui sont-ils ? Les plus connus sont le renard, le corbeau, la pie et la belette.

Vous avez jusqu’au 27 juin pour donner votre avis. Nous vous invitons à remettre en question la liste proposée. Voici des arguments pour vous aider à rédiger vos propres commentaires.  Lien vers la consultation.

Un texte rétrograde  

L’arrêté aurait dû être modernisé en tenant compte des évolutions des mentalités et demandes sociétales : souffrance animale et conditions de piégeage, déclin de la biodiversité dans son ensemble, désuétude de la distinction entre animaux utiles et nuisibles… Ce n’est pas le cas, loin de là. Est-il par exemple normal au 21e siècle d’autoriser la destruction des espèces en période de dépendance des jeunes ?

Un classement fondé sur des dégâts non avérés ou obsolètes

Les critères de classement des espèces reposent sur la réglementation en vigueur, selon laquelle une espèce doit avoir commis des dégâts importants et actuels pour motiver le classement.

Il faut aussi prendre en compte la jurisprudence du Conseil d’Etat selon laquelle « les dommages peuvent être considérés comme significatifs si leur montant avoisine 10 000€ par an, pour l’espèce et le département considéré ».

Dans le cas présent, le projet d’arrêté maintien de nombreuses espèces sur les listes alors que les dégâts ne sont pas avérés pour les trois dernières années.

Des déclarations prises pour argent comptant

On est en droit de s’interroger sur la véracité des dégâts ou de l’identification des espèces concernées. Qui fait la différence entre les dégâts causés par une fouine et ceux commis par une martre ? Entre une Corneille noire et un Corbeau freux ? L’Etat se contente d’enregistrer des déclarations sans pouvoir en vérifier le fondement, pas plus que la sincérité des montants déclarés.

Une efficacité des régulations jamais démontrée

Aucun élément ne vient démontrer que les destructions massives des dernières années ont effectivement permis de réduire les dégâts économiques. L’impact négatif de ces destructions de grande ampleur n’est jamais évalué non plus. L’argument selon lequel « les dégâts auraient sans doute été pires » en l’absence de régulation n’est pas étayé. Il ne tient pas compte des dynamiques de population des dites espèces, de leurs comportements territoriaux…

La destruction d’espèces utiles aux écosystèmes

La réglementation ne tient pas non plus compte du rôle positif que ces espèces peuvent avoir (prédation rongeurs…).

Ainsi, tous les départements sauf les 92, 93 et 94 font figurer le renard sur la liste. Près d’un million de renards sont tués chaque année en France (entre 400 000 et 470 000 par tir selon l’étudede l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) de 2013-2014, 200 000 par piégeage et autant sur les routes). Cette destruction massive et indifférenciée, sans rapport avec la présence d’élevages, n’est pas efficiente, comme l’ont montré les dernières études de l’ONCFS. Pire, elle est sans doute contre-productive puisqu’elle prive l’agriculture d’un allié de poids : chaque renard consomme environ 4 000 micromammifères par an, dont nombre de campagnols des champs.  Lorsque les prédateurs naturels ont été détruits, l’agriculture lutte contre les rongeurs en utilisant des produits chimiques tels que la Bromadiolone qui pose de nombreux problèmes sur toute la chaine trophique.

L’impact de la destruction des carnivores, pourtant alliés de l’agriculture par la consommation de nombreux rongeurs, n’est pas évalué, ni en termes économiques, ni en termes de santé (utilisation de raticides, facilitation de la diffusion de certaines maladies comme la maladie de Lyme etc.).

Autre exemple, le Geai des chênes, il est proposé de l’inscrire dans 7 départements, contre 4 précédemment, alors qu’il n’y a aucun dégât avéré, pas de présence significative de l’espèce dans les départements en question. Le geai des chênes est pourtant le premier « forestier » de France par le nombre d’arbres plantés (cet oiseau a l’habitude de cacher les graines et d’en oublier un certain nombre).

La destruction d’espèces menacées sur notre territoire

Deux départements (pour le putois) et un (pour la belette) continueraient à piéger et détruire par tir ces deux mustélidés : leur maintien sur la liste nationale n’a plus de raison d’être. Ces animaux doivent être classés sur la liste des espèces protégées, comme c’est déjà le cas dans d’autres pays d’Europe.

Le Président de la fédération départementale des chasseurs du Pas-de-Calais qui est aussi le Président de la Fédération nationale des chasseurs, a obtenu le classement de la belette et du putois dans son département. Cela en dit long sur les lobbies cynégétiques toujours à l’œuvre en France et la volonté de leurs dirigeants de faire perdurer un système archaïque.

Pourtant, le classement du putois est une hérésie : l’espèce a connu un fort déclin ces dernières années, en raison de la régression de son habitat naturel, les zones humides. Cette situation a conduit l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature et le Muséum National d’Histoire Naturelle à classer l ‘espèce sur la liste rouge des mammifères menacés en France et à demander d’urgence des mesures propres à assurer sa protection. Or, le tir et le piégeage contribuent à le fragiliser : plus de 6 000 putois sont tués chaque année. Stopper ces pratiques est une mesure simple à mettre en œuvre et dont les effets sont immédiats.

Il en est de même pour la belette, espèce discrète dont l’état des populations est mal connu. Sa présence sur la liste nationale des espèces susceptibles de causer des dégâts n’est pas justifiée. La prédation de l’espèce sur les élevages est marginale et les mesures de protection des poulaillers sont simples à mettre en œuvre. Au contraire, la belette est extrêmement utile car elle se nourrit essentiellement de rongeurs, qu’elle contribue à réguler.

Merci pour votre mobilisation.