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Glypho or not glypho ? (vidéo)

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Glypho or not glypho ?

Vincent et Olivier sont tous les deux céréaliers, l’un est pro-glyphosate, l’autre 100% bio. Ils vont passer chacun quelques jours sur l’exploitation de l’autre. Un reportage signé « Envoyé spécial ».

Vincent et Olivier sont tous les deux céréaliers, l’un dans l’Aisne, l’autre dans le Loiret. Ils ont entre 40 et 50 ans, et chacun a repris l’exploitation familiale. L’un est pro-glyphosate, l’autre 100% bio. Ils ont accepté de participer à une expérience inédite : passer chacun quelques jours sur l’exploitation de l’autre.

Les agriculteurs concernés au premier chef

Vincent va faire épandre du glyphosate à Olivier, qui n’a pas touché à un pesticide depuis vingt-sept ans. Olivier va tenter de convaincre Vincent qu’on peut se passer de l’herbicide et gagner sa vie. Les agriculteurs sont les premiers concernés : que veulent-ils faire du glyphosate ?

Un reportage de Laura Aguirre de Carcer, Olivier Gardette, Marielle Krouk diffusé le 17 janvier 2019 dans la spéciale d' »Envoyé » : Glyphosate, comment s’en sortir ? ».

Voir la vidéo :

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/video-glypho-or-not-glypho_3144635.html#xtor=EPR-502-

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Chasse : « Monsieur le président, baissez les armes »

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Chasse : « Monsieur le président, baissez les armes »

Depuis le 8 janvier, le gouvernement a ouvert une consultation publique sur le prolongement d’un mois de la chasse aux oies cendrées. Ce nouveau « cadeau » offert aux chasseurs contrevient aux directives européennes qui interdisent de chasser pendant la période de reproduction, explique dans une tribune au « Monde » Allain Bougrain-Dubourg.

Par Allain Bougrain Dubourg Publié hier à 17h57, mis à jour hier à 17h57

« Lors d’une précédente consultation sur les chasses traditionnelles, en juillet 2018, les avis condamnant ces pratiques ont été à plus de 95 % défavorables à ces pratiques. Que fit le ministère ? Il les a maintenues, conformément à la volonté du chef de l’Etat »

Tribune. La détermination est une qualité, l’obstination un défaut. A force de s’obstiner à vouloir faire des cadeaux aux chasseurs, le président Macron va finir par y laisser des plumes.

Tout commence en décembre 2017, à Chambord, lorsque, la nuit venue, le président de la République s’engage, devant un parterre de cadavres de sangliers, à satisfaire les désirs du monde cynégétique. A l’occasion de son anniversaire, il se montre généreux. Les chasses présidentielles, abolies par Jacques Chirac en 1995, vont renaître de leurs cendres. On décide même que la première se déroulera lors d’une invitation au gouvernement italien, à l’occasion du 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci.

L’esprit éclairé qui a imaginé une telle célébration a omis un détail : le brave Léonard était végétarien et figure parmi les ardents défenseurs de la condition animale. On lui prête cette prémonition : « Ce qui est aujourd’hui considéré comme un crime pour l’homme le sera demain pour l’animal. » Pas sûr que lui rendre hommage cinq siècles plus tard par une invitation à tuer soit du meilleur goût.

La suite :  https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/10/chasse-monsieur-le-president-baissez-les-armes_5407427_3232.html

les chiffres inquiétants du déclin de la faune française

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les chiffres inquiétants du déclin de la faune française

Des centaines d’espèces sont menacées de disparition en France. C’est le constat dressé par l’édition 2018 des « chiffres-clés de la biodiversité » que viennent de publier le Commissariat général au développement durable, l’Agence française pour la biodiversité et l’Observatoire national de la biodiversité.

Avec ses territoires ultramarins et près de 11 millions de kilomètres carrés d’espace océanique placés sous sa juridiction, la France abrite environ 10 % de la biodiversité de la planète. Elle recèle en particulier plus de 19 000 espèces endémiques, c’est-à-dire que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde, dont 80 % en outre-mer.

A l’échelle mondiale, 27,7 % des espèces sont menacées. La France est le pays qui héberge le plus de ces animaux menacés de disparition : elle accueille 5 % du total des espèces menacées dans le monde.

Et, aujourd’hui, un tiers des espèces de mammifères sont menacées ou quasi menacées d’extinction en France métropolitaine, contre un quart en 2009. C’est le cas du putois d’Europe ou du desman des Pyrénées.

La situation n’est pas meilleure pour les oiseaux nicheurs, dont un tiers également se trouve aujourd’hui en sursis, contre un quart en 2008. Parmi eux, le milan royal, l’alouette des champs ou la macreuse brune.

Pourquoi un tel recul ? Le rapport pointe principalement les « pressions exercées par les activités humaines ». En tête, l’artificialisation des sols, c’est-à-dire toutes les surfaces qui supportent l’activité humaine.

En moyenne, 65 000 hectares (soit six fois la superficie de Paris) ont été grignotés, chaque année, entre 2006 et 2015 par des habitations, des bâtiments agricoles, des routes, des parkings, des carrières et autres décharges.

Les espèces exotiques envahissantes font aussi partie des menaces les plus directes pour la faune. Soixante des cent espèces les plus invasives ont été identifiées en 2018 dans les territoires ultramarins. La liane papillon, par exemple, à La Réunion ou l’iguane vert en Martinique et en Guadeloupe.

Une consolation : les citoyens sont de plus en plus nombreux à s’impliquer sur le sujet. Plus de 50 000 d’entre eux ont participé, en 2017, à un programme de collecte de données, un chiffre multiplié par 2,5 en six ans.

A l’opposé, l’effort financier national en faveur de la biodiversité (gestion des milieux, réduction des pressions et travaux scientifiques), après avoir progressé de 75 % entre 2000 et 2013, pour atteindre 2,1 milliards d’euros, a ensuite légèrement régressé.

Lien : https://www.lemonde.fr/planete/video/2019/01/10/biodiversite-les-chiffres-inquietants-du-declin-de-la-faune-francaise_5407418_3244.html

Consultation publique : Projet de Plan national d’actions en faveur de la Loutre d’Europe

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Consultation publique : Projet de Plan national d’actions en faveur de la Loutre d’Europe

Dans le cadre de la stratégie nationale pour la biodiversité, la France consacre un effort particulier à la préservation de son patrimoine naturel.
Pour les espèces menacées, le Ministère de la Transition écologique et solidaire met en place des plans d’actions opérationnels qui sont un outil complémentaire au dispositif législatif et réglementaire les protégeant. Ces plans visent la sauvegarde des espèces végétales et animales les plus vulnérables pour lesquelles la France a une responsabilité patrimoniale.

C’est le cas de la Loutre d’Europe (Lutra lutra) qui était autrefois présente sur l’ensemble de la France métropolitaine (Corse exceptée). Cette espèce a connu une réduction très importante de son aire de répartition au cours du 20ᵉ siècle en raison des destructions qu’elle a subies avant sa protection légale.
Face au déclin généralisé des populations françaises de loutres, un premier plan national d’action en faveur de l’espèce a été engagé entre 2010 et 2015. Son objectif général était de stopper la diminution des effectifs et de rétablir les populations de loutres.
Les actions entreprises en sa faveur ont contribué à l’amélioration du statut de conservation de l’espèce dans notre pays. La loutre reste cependant dans une situation fragile face aux différentes menaces encore susceptibles de l’affecter : collisions routières, destructions directes et modifications de son habitat,…

Au regard de ses engagements internationaux en faveur de la biodiversité et de ses obligations communautaires, la France doit donc poursuivre et renforcer les actions en vue de favoriser la reconquête de la loutre sur l’ensemble de son aire de distribution originelle.

Un nouveau plan d’action lancé par le Ministère de la Transition écologique et solidaire en faveur de la loutre vient d’être élaboré . Sa période d’application a été portée à dix ans (2019-2028).
Le double objectif de ce plan national d’actions est de consolider les noyaux de population existants et de retrouver une population viable de cette espèce sur l’ensemble de notre territoire et notamment sur les bassins versants qui restent à recoloniser en accompagnant son retour dans les meilleures conditions possibles de cohabitation avec les activités humaines.

La consultation est ouverte du jeudi 20 décembre 2018 au jeudi 31 janvier 2019.

Voir le lien :

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-plan-national-d-actions-en-faveur-de-la-a1905.html?id_rubrique=2

Appel à mobilisation en faveur des oies sauvages

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Avant le 24 janvier 2019, dites non au projet d’arrêté visant à prolonger la chasse de ces espèces.

image actu oiescendrees fcahez 650Oies cendrées (Anser anser) – Crédit photo : Fabrice Cahez

Prenant le prétexte de « dégâts » aux cultures dans les pays nordiques, le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire veut, sur ordre du Président de la République, autoriser la chasse de 3 espèces d’oies grises (Oie cendrée, rieuse et des moissons) tout au long du mois de février. Il vient de mettre en consultation publique une note et un projet d’arrêté autorisant la chasse :

  • De 5 000 Oies cendrées partout en France jusqu’au 28 février 2019 (sauf Haut-Rhin et Bas-Rhin)
  • Des Oies rieuses et des moissons, sans quota, jusqu’au 10 février

Cette consultation publique est ouverte sur le sujet jusqu’au 24 janvier 2019 pour recueillir les avis des citoyens.

Chaque témoignage doit être personnel, c’est pourquoi vous trouverez ci-dessous des éléments de compréhension et de réponse dont vous pourrez vous inspirer.

Nous vous invitons à répondre à cette consultation publique pour faire part de votre désaccord concernant ce projet d’Emmanuel Macron qui menace cette espèce en commençant votre réponse par « Je suis contre » ou « Je suis opposé ».

Suite :

https://www.lpo.fr/actualites/appel-a-mobilisation-en-faveur-des-oies-sauvages-dp1

Voir le lien de la consultation publique:

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=1913

Conférence européenne Grue cendrée 03 – 07 décembre 2018 – Arjuzanx

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Conférence européenne Grue cendrée 03 – 07 décembre 2018 – Arjuzanx

 

Quelques chiffres donnent une idée de l’ampleur de la rencontre : 42 présentations & 15 posters. Plus de 110 participants représentant 23 pays. La rencontre était organisée (de main de maitre) par le Parc d’Arjuzanx avec des financements européens, régionaux, départementaux, publics & privés, … y compris celui des inscrits.

Les présentations portaient sur les populations, bien sûr : les nicheurs sont en augmentation en Scandinavie, Allemagne, Grande Bretagne (réintroduction réussie), Rep. Tchèque ; par contre les populations stagnent en Estonie dans les Pays baltes … La faute à l’exploitation forestière de plus en plus intensive.

Des études surprenantes sont parfois menées : reconnaissance vocale des individus, accents régionaux, reconnaissance des femelles par la couleur des œufs, fidélité dans le couple, fidélité au nid, productivité et fidélité … Productivité et température moyenne pendant l’incubation en lien avec les dérangements & l’investissement des 2 parents.

Au programme des discussions aussi : harmonisation du baguage couleur, utilisation de plus en plus repandue des émetteurs GPS qui permettent un suivi de plus en plus fin de la migration, en particulier par la voie orientale où les observateurs sont moins nombreux.

G. Nowald a présenté le cas d’une jeune grue tuée par une éolienne implantée près de son nid lors de son onzième jour de vol.

Changements agricoles en Estrémadure espagnole. L’hivernage historique dans les paysages de « dehesa » est menacé par l’augmentation du cours des olives et des amandes qui entraine une modification du paysage !!!

Agriculture et hivernage : des solutions en Espagne, Allemagne, France… pour réduire l’impact des gros stationnements.

Une demi journée de communication était consacrée aux nombreuses autres espèces de grues du Monde. Certaines espèces en fort déclin semblent en voie d’être sauvées en Amérique du Nord ou en Extrême Orient mais d’autres sont en péril en Afrique (problèmes démographiques).

Une méga surprise aussi : les 3 petits nivernais étaient bien seuls pour représenter toute la France LPO !!!

Le Conseil d’Etat refuse de reconnaître le caractère non sélectif du piégeage à la glu : la LPO plus déterminée que jamais

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 Par un arrêt en date du 28 décembre 2018 (1), le Conseil d’Etat, saisi par la LPO, a rejeté la demande d’abrogation de l’arrêté ministériel du 17 août 1989 qui autorise, par dérogation à la Directive européenne sur les oiseaux, le piégeage des oiseaux à la glu dans 5 départements français (2). Plus déterminée que jamais, la LPO porte plainte auprès de la Commission Européenne.

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Crédits photo : © Faujour

Refusant d’examiner les nouveaux éléments fournis par la LPO, à savoir l’arrêté de la Cour de Justice de l’Union Européenne du 9 décembre 2004 condamnant l’Espagne pour la pratique des « parany » (gluaux) sur la communauté de Valence, et les rapports d’experts vétérinaires confirmant les dommages irréversibles sur les espèces ainsi capturées, le Conseil d’Etat s’en est tenu à sa précédente décision en date du 16 novembre 1992. Ainsi, ce ne serait pas l’arrêté autorisant la capture des oiseaux par la glu qui pose problème, puisque qu’il encadre la pratique et prévoit un contrôle rigoureux.

Les oiseaux protégés retrouvés blessés ou morts par la LPO qui a décidé de renforcer les contrôles inopinés, seraient donc victimes de mauvaises pratiques, et de manque de contrôle de la part de la police de la nature. La LPO conteste cette interprétation qui souffre manifestement d’un manque d’argumentation.

Le Conseil d’Etat n’examine pas les conclusions des juges de la CJUE concernant les pratiques similaires en Espagne. Il n’entend pas plus les expertises vétérinaires qui témoignent de ce que « En conclusion, l’usage de cette colle présente des risques pour l’ensemble des oiseaux susceptibles de s’y retrouver englués, que ce soit par action directe ou lors de leur délivrance pour être relâchés. Penser qu’une fois délivrés et relâchés, les oiseaux sont sauvés et peuvent réintégrer leur environnement sans dommage est illusoire : des lésions des plumes, de l’appareil musculo-squelettique, des contaminations par la glu et les solvants, des atteintes métaboliques peuvent impacter à court terme la survie des oiseaux considérés comme apparemment en bon état. Le manque de sélectivité de la glu conduit à la destruction d’espèces d’oiseaux protégées, sans compter que les conditions de destruction des pièges enduits de glu ne sont jamais abordées et que leur rejet éventuel dans l’environnement peut être à l’origine de la destruction d’autres espèces (petits mammifères, batraciens….) »(3).

Pour Allain Bougrain Dubourg « les chasses dites « traditionnelles » appartiennent au passé. A l’heure où la biodiversité s’effondre, et en particulier les oiseaux, s’amuser à coller (glu), étrangler (tenderie) ou écraser (tendelle) des dizaines de milliers d’entre eux, en plus du fusil, est juste irresponsable ».

La LPO a d’ores et déjà interpellé la Commission Européenne.

(1) Arrêt joint
(2) Alpes de Haute Provence, Alpes Maritimes, Bouches du Rhône, Var et Vaucluse
(3) Note de synthèse du CNITV relative aux effets de l’usage de la glu sur les oiseaux

La chasse des oiseaux à la glu autorisée par le Conseil d’Etat

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La chasse des oiseaux à la glu autorisée par le Conseil d’Etat

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Jeudi 03 Janvier 2019 – 11:07

Mise à jour :

Jeudi 03 Janvier 2019 – 11:53

Le Conseil d’Etat a validé vendredi dernier une pratique controversée dans les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse : la chasse à la glu. Cette pratique consiste a étaler de la colle extra forte sur des baguettes de bois pour capturer des oiseaux.

Le Conseil d’Etat a autorisé la chasse des oiseaux à la glu dans une partie de la région Paca.

© ALAIN JOCARD / AFP/Archives

La rédaction de France-Soir

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La décision ne fait pas que des heureux. Le Conseil d’Etat a validé vendredi 28 la chasse à la glu dans une grande partie de la région Paca (soit les départements des Bouches-du-Rhône, du Var, des Alpes-Maritimes, des Alpes-de-Haute-Provence et du Vaucluse).

Cette technique de capture est très controversée et consiste à étaler de la colle extra forte sur des baguettes de bois ou des branches d’arbres pour y piéger des oiseaux.

Cette autorisation du Conseil d’Etat ravi l’Association de défense des chasses traditionnelles à la grive (ANDCTG).

A voir aussi: Les oiseaux des campagnes en déclin « vertigineux », Muséum et CNRS sonnent l’alarme

« C’est surtout une victoire contre les mensonges et l’idéologie » des défenseurs des animaux, s’est réjouit Eric Camoin, président de l’ANDCTG, au micro de France Bleu.

Ils « disent sans arrêt que la chasse à la glu n’est pas sélective, que les oiseaux sont abîmés et maltraités: c’est complètement faux! Les oiseaux sont attrapés, nettoyés et ils vivent très longtemps en volière. Si nous voulons que l’oiseau chante, il faut qu’il soit entretenu. Qu’on nous raconte pas de blagues: il faut que ça s’arrête. Le Conseil d’Etat vient de dire stop, c’est rejeté encore une fois », a poursuivit Eric Camoin à propos des arguments des défenseurs des animaux, qui n’ont pas été retenus par le Conseil d’Etat.

De leur côté, c’est la douche froide. Yves Vérilhac, directeur général de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), envisage même un recours devant la Cour européenne de justice.

Il a en outre dénoncé la pratique pour laquelle les chasseurs utilisent aussi « des diluants ». « Les oiseaux sont fragiles. Les manipuler pour les dégager de la glu, les nettoyer avec de l’essence F4 a des conséquences », a assuré le directeur général de la LPO.

« Sous prétexte de tradition, on ne peut pas faire n’importe quoi. La biodiversité est en chute libre: -30% sur les oiseaux des champs. Jouer à coller des oiseaux, c’est dépassé. On peut se donner rendez-vous dans cinq ans: la chasse à la glu sera finie », a espéré le défenseur des oiseaux.

Si elle est autorisée pour l’instant, la chasse des oiseaux à la glu pourrait donc à nouveau être remise en question prochainement.

Rendez-vous au jardin les 26 et 27 janvier 2019

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Rendez-vous au jardin les 26 et 27 janvier 2019

Le Comptage national des oiseaux des jardins, c’est bientôt ! Oui mais c’est quoi ? On vous explique.

Rougegorge familier (Erithacus rubecula) - Crédit photo : Fabrice Cahez

Rougegorge familier (Erithacus rubecula) – Crédit photo : Fabrice Cahez

 

Pour la 7e année consécutive, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) vous invitent à participer au Comptage national des oiseaux des jardins.

Le Comptage national de quoi ?

Des oiseaux des jardins ! C’est une opération nationale durant laquelle chacun est invité pendant une heure à compter les oiseaux de son jardin ou d’un parc public.

C’est quand ?

Le dernier week-end de janvier, les 26 et 27 janvier 2019.

Et ça sert à quoi ?

Ces données, récoltées lors de cette opération de science participative, permettent d’en apprendre d’avantage sur ces « oiseaux communs ». C’est-à-dire ? Sur les évolutions en cours, sur leur comportement à cette saison, sur le type de nourriture consommée, sur les oiseaux présents et ceux absents. Et oui car ces données sont analysées notamment dans le cadre de thèses ! Oui oui, de thèses !

Comment fait-on pour participer ?

Pas besoin d’être un expert, il suffit simplement d’avoir un peu de temps (une heure), d’aimer regarder ce qu’il se passe dans son jardin et de savoir compter. Facile !

    • Choisissez un jour d’observation, le samedi 26 ou le dimanche 27 janvier et un créneau d’une heure, idéalement en fin de matinée ou en début d’après-midi, lorsque les températures sont un peu plus chaudes et les oiseaux plus actifs ;
    • Trouvez un lieu d’observation, un jardin ou un balcon, en ville ou à la campagne. Un parc public peut tout à fait servir de lieu d’observation ;
    • Comptez et notez durant une heure tous les oiseaux qui visitent le jardin. Pour les reconnaitre plus facilement, des fiches sont disponibles sur le site de l’Observatoire ainsi qu’une fiche d’aide pour le comptage ;
    • Transmettez les données sur le site de l’Observatoire des oiseaux des jardins : oiseauxdesjardins.fr.

Besoin d’un coup de main pour identifier un oiseau ? Nous sommes là pour ça, envoyez-nous le portrait de l’oiseau sur oiseauxdesjardins@lpo.fr.

L’année dernière, la star du jardin était le Gros-bec casse noyau. Et cette année qui sera sur le devant de la scène ?

Plus d’informations                                    

Rendez-vous sur oiseauxdesjardins.fr

D’autres observatoires de la biodiversité sont également à découvrir sur vigienature.fr

Opération menée avec le soutien financier de Cemex, Blue Green, Ceetrus, Cidou Bio et Crédit Mutuel

Partenaire de l’opération : le Groupe Ornithologique Normand (GONm)

Appel à mobilisation en faveur des habitats naturels de France métropolitaine

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Appel à mobilisation en faveur des habitats naturels de France métropolitaine

Suite à une action lancée par la LPO en 2016, le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire s’apprête à publier un arrêté qu’il soumet préalablement à consultation publique sur internet.

Ripisylve et roselière - Crédit photo : Y. ThonnerieuxRipisylve et roselière – Crédit photo : Y. Thonnerieux

Ce texte fixe une liste d’habitats naturels qui pourront faire l’objet d’arrêté préfectoraux de protection, indépendamment de la présence d’espèces protégées dans les périmètres concernés.

Il s’agit d’un nouvel outil juridique au service de la protection des habitats, calqué sur le régime des arrêtés de protection de biotopes (destinés pour leur part à protéger des biotopes d’espèces protégées uniquement) et complétant ce régime.

Nous vous invitons à y répondre favorablement avant le 2 décembre en suivant ce lien, avec la possibilité de vous inspirer de la réponse de la LPO rédigée avec l’association France Nature Environnement :

« La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) et France Nature Environnement (FNE) soutiennent le principe de pouvoir prendre des arrêtés préfectoraux pour préserver des habitats naturels en métropole et en outre-mer.

Dans le cadre de la présente consultation, la LPO et FNE sont favorables à la liste d’habitats naturels de métropole proposée par le Ministère en charge de l’Écologie pouvant bénéficier de tels arrêtés.

Toutefois, la LPO et FNE demandent :

  • d’ajouter l’ensemble des « landes humides » (lister l’ensemble des landes du code EUNIS F4.1 afin d’intégrer les landes « continentales »), l’habitat « Phragmitaies à Phragmites australis » (code EUNIS C3.21) ainsi que les habitats cités par le Conseil national de protection de la nature ;
  • de supprimer la mention « [sauf Chênaies à Chêne blanc euméditerranéennes G1.714] ».

Enfin, la LPO et FNE demandent au Ministère en charge de l’Écologie de lancer un travail et une concertation en vue de définir un statut « d’habitats naturels protégés » similaire à celui des espèces protégées. »

L’ONF utilise-t-il illégalement du glyphosate en forêt domaniale de Saint-Gobain dans l’Aisne ?

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L’ONF utilise-t-il illégalement du glyphosate en forêt domaniale de Saint-Gobain dans l’Aisne ?

Ces derniers mois, de nombreux témoignages attestant de l’utilisation du glyphosate dans la forêt de Saint-Gobain (Aisne) par l’Office national des forêts (ONF), se multiplient. Est-ce avéré ? Est-ce légal ?

Par Célia Mascre

[MAJ] Le 2 octobre, l’ONF a annoncé via une note de service « qu’à compter de [cette] date, la gestion pratiquée par l’ONF exclut totalement toute prescription et tout usage du glyphosate dans les forêts publiques ».

Depuis plusieurs années, les associations de protection de l’environnement françaises tirent la sonnette d’alarme. Elles dénoncent une gestion des forêts industrialisée et non respectueuse de l’écosystème.

La forêt domaniale de Saint-Gobain, dont 9 000 hectares sur 13 000 sont gérés par l’ONF, n’y échapperait pas. Située à moins de trente kilomètres du chef-lieu de l’Aisne et à deux heures en voiture de Paris, ce massif forestier est connu pour ses futaies de chênes et de hêtres qui se mêlent à d’autres feuillus : frênes, châtaigniers, érables, merisiers, tilleuls, ormes, saules, aulnes, etc.

Voir l’article complet :  https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/aisne/laon/onf-utilise-t-elle-illegalement-du-glyphosate-foret-domaniale-saint-gobain-aisne-1541658.html

Festigrues à Meauce. Les grues étaient au rendez-vous.

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Festigrues à Meauce. Les grues étaient au rendez-vous.

Samedi 27 & dimanche 28 octobre 2018 (installation le vendredi)

Les volontaires n’ont pas eu peur d’affronter les intempéries au cours du W E Festigrues au château de Meauce, refuge LPO depuis 2017.

Vent glacial avec un peu de soleil le samedi : on a pu tenir le stand à l’extérieur ! Quelques observations ont été possibles, un beau passage de Grues cendrées notamment (396 comptées sur photo !). Le dimanche, la pluie a été quasi continue. Heureusement nous étions à l’abri dans la « petite maison » mise à notre disposition par C. et S. Mignon.

La soupe, le café, les crêpes et le vin chaud ont été les bienvenus !!! Organisation bien huilée.

Belle récompense pour l’équipe organisatrice, le public a déjoué les pronostics en venant en nombre malgré le mauvais temps : plus de mille personnes sur les 2 jours !

Les stands, exposants et intervenants étaient en force : 5 photographes, 3 conférenciers , 2 films et un montage power point… La LPO 58 a présenté la vie de la Grue cendrée et en particulier le travail de suivi en Centre France.

Pour les enfants des puzzles et un atelier de création graphique…

© Claude et Annie

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La Fermeté en fête

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La Fermeté en fête

Dimanche 30 septembre

Faute de grives, on mange des merles… Faute de champignons les participants à la sortie nature organisée par la LPO 58 dans le cadre de la manifestation « La Fermeté en fête » ont eu droit à une magistrale séance d’initiation à la botanique par Alain Favrot. Description des feuilles, présentation des groupements de végétaux en fonction de la nature du sol … avec en prime, un beau passage de Milans royaux…

Le stand a, comme à l’accoutumée, permis la rencontre avec de nouveaux sympathisants et propriétaires de refuges. Il a fourni l’occasion d’insister sur les précautions à avoir pour nourrir les oiseaux en hiver : modération, désinfection … Une fiche de recommandations était distribuée à cet effet.

Autour de la salle des fêtes, de nombreux producteurs locaux proposaient leurs produits.

Merci aux volontaires qui ont permis l’installation et la tenue du stand en parallèle avec la balade.

© Claude

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Pesticides : l’alerte sur nos cours d’eau (pétition)

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Pesticides : l’alerte sur nos cours d’eau

En France, il est interdit d’épandre des pesticides dans certaines zones, dites « de non traitement », en bordure de cours d’eau. Malheureusement, un arrêté ministériel passé en mai 2017 introduit un flou dans la définition de ces zones. Résultat, certains départements en ont profité pour exclure près de la moitié des aires qui étaient jusqu’alors protégées. Avec France Nature Environnement, demandez aux ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique et solidaire de garder nos cours d’eau #LoinDesPesticides :

signez la pétition sur ce lien:

https://www.fne.asso.fr/actualites/p%C3%A9tition%C2%A0-encore-plus-de-pesticides-dans-nos-cours-deau%C2%A0-cest-non%C2%A0-0

 

Enquête explosive sur les pesticides (vidéo)

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Enquête explosive sur les pesticides

L’écologie est au coeur du débat public la démission de Nicolas Hulot. Un livre-manifeste paraît ces jours-ci : « Nous voulons des coquelicots ». Une enquête choc sur l’empoisonnement généralisé aux pesticides. Une industrie devenue folle, lobbying, mensonges, désinformation…Fabrice Nicolino, journaliste spécialiste de l’écologie. Il publie « Nous voulons les coquelicots » aux éditions Les liens.