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Grandir en ville : conséquences sur la taille du corps et la qualité du plumage chez une espèces citadine, le Moineau domestique (Passer domesticus).

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Grandir en ville : conséquences sur la taille du corps et la qualité du plumage chez une espèces citadine, le Moineau domestique (Passer domesticus).

Résumé de l’article :

Dans des environnements urbains, les vertébrés sauvages doivent s’adapter à de nouvelles conditions (par exemple : modification de la disponibilité des ressources, augmentation des taux de produits chimiques, pollution sonore et lumineuse). En fait, alors que le rythme de l’urbanisation est en augmentation constante, on sait peu de choses sur l’impact de la vie urbaine chez les organismes sauvages aux différentes étapes de leur cycle. Dans cette étude, nous étudions l’influence de l’urbanisation sur l’état de santé et la qualité de plumes non ornementales d’une espèce commune d’oiseau sauvage, le Moineau domestique (Passer domesticus). Grace au réseau de bagueurs expérimentés, presque 600 moineaux juvéniles (stade précoce après l’envol) et adultes ont été capturés sur 30 sites à divers degrés d’urbanisation. Pour tester précisément comment l’urbanisation affecte les individus au cours des différentes étapes de leur cycle de vie, nous avons étudié plusieurs paramètres en rapport avec l’état énergétique et nutritionnel (1) pendant la période de développement (taille du corps, qualité du plumage juvénile), (2) au moment de la capture (état de santé), (3) pendant la période de mue (qualité du plumage adulte). Grâce à cette méthodologie, nous avons démontré pour la première fois à grande échelle géographique que l’urbanisation est associée à la fois avec une réduction de la taille du corps et de la qualité du plumage chez cette espèce citadine. Point très important, seules la longueur du tarse et la qualité du plumage juvénile, toutes les deux déterminées durant le développement au nid, étaient affectées par le degré d’urbanisation. En revanche, l’état corporel et la qualité du plumage ne différaient pas chez les adultes le long du gradient d’urbanisation. Nos résultats suggèrent donc que le Moineau domestique pourrait souffrir d’un déficit nutritionnel pendant le développement et que cette contrainte disparaît une fois que les poussins ont terminé leur croissance.

Lire l’article complet (en anglais):

Growing in a city: Consequences on body size and plumage quality in an urban dweller, the house sparrow (Passer domesticus)

Bilan des comptages SHOC 2014-2017

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Bilan des comptages SHOC 2014-2017

 

Roumanie : onze ours en vadrouille dans une ville de montagne

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Roumanie : onze ours en vadrouille dans une ville de montagne

Onze ours, dont sept oursons, se sont promenés mardi soir à la recherche de nourriture dans les rues de Busteni, une petite ville des Carpates roumaines où ces incidents sont récurrents, a-t-on appris mercredi auprès de la gendarmerie.

Lire la suite:  http://www.geo.fr/reportages/roumanie-onze-ours-en-vadrouille-dans-une-petite-ville-des-carpates-181044

Néocotinoïdes : le test de la perdrix…

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Néocotinoïdes : le test de la perdrix…

« Pitoyable, pathétique et irresponsable ! » Le patron de l’Union nationale de l’apiculture française n’a pas mâché ses mots à l’égard de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, qui vient d’adouber le sulfoxaflor pour remplacer les néonicotinoïdes, ces insecticides « tueurs d’abeilles » dont l’interdiction totale sur le sol nationale est programmée en 2020.  La raison du courroux du patron des apiculteurs ? Le sulfoxaflor est déjà malvenu aux États-Unis, parce qu’il est clasé là-bas parmi les … néonicotinoïdes. Faudrait savoir !
L’occasion pour le Canard de remettre sur la table une étude injustement oubliée qui montre que les butineuses ne sont pas les seules à trinquer. Afin d’évaluer la dangerosité d’une substance, les toxicologues utilisent comme indicateur la dose médiane létale, ou « LD 50 », de son petit nom. En clair, la quantité de produit à partir de laquelle 50 % des cobayes servant aux tests tournent de l’œil.
En 2013, des chercheurs ont voulu savoir quelle était , pour les vertébrés, la LD 50 de l’imidaclopride, le néonicotinoïde le plus utilisé au monde, présent dans pas moins de 120 pays. Nos scientifiques ont pris 100 perdrix rouges et on donné à becqueter à chacune 25 grammes de grain de blé enrobés d’imidaclopride, l’équivalent de leur ration quotidienne. Au bout de dix jours, ne survivaient à l’agonie que 42 %  des pauvres bêtes. Le même test mené par une autre équipe sur des souris s’est révélé plus catastrophique encore : trois grains de maïs imbibés d’imidaclopride suffisent pour atteindre la LD 50.
Ça pique un peu quand on se souvient que l’un des arguments de vente des fabricants d’insecticides néonicotinoïdes était justement l’innocuité de leur produit pour les vertébrés. Les scientifiques se sont mis en tête de quantifier l’hécatombe. Partant du principe qu’environ 1 % des graines se retrouvent en surface accessibles aux granivores, un biologiste écossais a calculé qu’un seul hectare ensemencé avec des graines enrobées pouvait potentiellement envoyer ad patres 100 perdrix et  et 167 souris. Fâcheux, alors que, cette année encore, en France, 6 millions d’hectares ont été traités. Au vu des effets sur l perdrix et sur les souris, les toxicologues se font désormais du mouron pour un autre vertébré : l’homme ! D’autant que, les résidus de néonicotinoïdes, on en retrouve dans 80 % des thés, 75 % des miels, 25 % des tomates… Après les perdrix, gaffe aux dindons de la farce !

COP23 : l’urgence climatique en dix chiffres

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COP23 : l’urgence climatique en dix chiffres

Du 6 au 17 novembre, les Nations unies organisent à Bonn, en Allemagne, leur 23e conférence sur le climat, la COP23. L’occasion, pour la communauté internationale, de faire le point sur l’accord de Paris, conclu le 12 décembre 2015, et de rappeler l’urgence à agir pour contenir le réchauffement de la planète

Lire la suite:  http://www.lemonde.fr/climat/visuel/2017/11/07/la-cop23-en-dix-chiffres_5211169_1652612.html

SOS Forêt Bourgogne / Lettre ouverte aux élus du Parc naturel du Morvan

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SOS Forêt Bourgogne / Lettre ouverte aux élus du Parc naturel du Morvan

Le Contrat régional forêt-bois : quelle politique forestière ?

Lire la suite:  http://adretmorvan.org/sos-foret-bourgogne-lettre-ouverte-aux-elus-du-parc-naturel-du-morvan/

 

Landes : 11 braconniers d’ortolans condamnés à des amendes

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La Cour d’Appel de Pau confirme le jugement rendu en première instance en décembre 2016 par le Tribunal Correctionnel de Mont-de-Marsan.

Bruant ortolan (Emberiza hortulana) – Crédit photo : Aurélien AudevardBruant ortolan (Emberiza hortulana) – Crédit photo : Aurélien Audevard

Jeudi 19 octobre, la Cour d’Appel de Pau a rendu ces délibérés dans 11 affaires relatives au braconnage des ortolans en aout 2015 dans les Landes.

Condamnés dans un premier temps par le Tribunal Correctionnel de Mont-de-Marsan en décembre 2016, les onze braconniers avaient tous fait appel estimant qu’ils méritaient la « relaxe » arguant d’une tolérance de l’Administration les autorisant à cette pratique.

Comme on le laissait supposer, la Cour d’Appel de Pau a confirmé jeudi 19 octobre la condamnation de ces braconniers mais a modifié quelque peu les sanctions : les amendes sont en hausse  (jusqu’à 1000 €), la destruction des matoles est confirmée mais le retrait du permis de  chasser a disparu. Quant à la LPO, ses dommages et intérêts sont majorés notamment parce qu’elle a dû intervenir à nouveau pour assurer sa défense en appel …

Les onze braconniers landais ont donc une nouvelle fois été reconnus coupables de capture, détention d’oiseaux protégés et de chasse prohibée à la matole. Pour les responsables cynégétiques landais, « ces chasseurs sont des personnes âgées dont la chasse reste le seul loisir ».  Peu importe qu’elle soit illégale et affecte une espèce menacée… Il faut bien que vieillesse se passe !

D’autres délibérés sont attendus le 2 novembre prochain au Tribunal Correctionnel de Dax pour le braconnage des ortolans cette fois en 2016 (audiences du 12/10/2017) ainsi que 11 nouvelles audiences le 21 décembre 2017 au Tribunal Correctionnel de Mont-de-Marsan.

Article tiré de la LPO France

Demande de suspension immédiate du Sulfoxaflor, pesticide tueur d’abeilles

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Nous demandons au Ministre en charge de l’Agriculture le retrait immédiat de ce pesticide néonicotinoïde et en appellons au Ministre Nicolas Hulot pour une application de la Loi Biodiversité.

Abeille - Crédit photo : Fabrice CahezAbeille – Crédit photo : Fabrice Cahez

Contre toute attente, en pleine tenue des Etats généraux de l’alimentation et au mépris de la Loi biodiversité qui interdit l’usage des néonicotinoides, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement, et du travail (Anses), vient d’autoriser en catimini en France un nouveau pesticide néonicotinoïde : le sulfoxaflor. Les associations exigent du Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation la suspension immédiate de cette autorisation incompréhensible, vécue comme une remise en cause des engagements pris par la France.

Plusieurs études scientifiques attestent de la mise en cause des néonicotinoïdes dans l’effondrement des populations des invertébrés. Une étude publiée hier par l’Université de Saskatchewan, au Canada, conclue à la disparition de 75% de la biomasse des insectes dans les aires protégées en 27 ans seulement. En 2015, plus de 50 chercheurs académiques internationaux issus de la Task Force Systemic Pesticides ont démontré la vulnérabilité des invertébrés aquatiques et terrestres, des pollinisateurs et des oiseaux, aux insecticides systémiques.

Les invertébrés, « producteurs » des sols avec les champignons et les bactéries, représentent 80% de la biomasse totale des terres émergées. Ils sont la ressource alimentaire indispensable à un nombre considérable d’espèces de mammifères (musaraignes, hérissons, chauve-souris…), d’oiseaux (une étude témoigne de l’effondrement de 50% des oiseaux des milieux agricoles entre 1980 et 2010). Leur rôle de pollinisateurs n’est plus à démonter, ainsi que les services écosystémiques associés. Ils assurent « gratuitement » la décomposition des matières mortes et fécales et de la séquestration, dans les sols sous forme d’humus, du carbone, c’est-à-dire un retour au carbonifère.

« Placer la France en tête du combat contre les perturbateurs endocriniens et les pesticides » était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Une promesse qui fait écho aux préoccupations des Français : selon un récent sondage, 93% des Français considèrent que leur santé est impactée par la présence de pesticides dans les aliments consommés et seraient prêts pour une nouvelle transition agricole et alimentaire. Un million d’entre eux s’est également exprimé pour demander la suppression du glyphosate.

Nos associations demandent au Ministre en charge de l’Agriculture le retrait immédiat du sulfoxaflor. Elles en appellent au Ministre Nicolas Hulot pour une application de la Loi Biodiversité votée il y a guère plus de un an.

Ce mauvais épisode rappelle la nécessité à court terme de :

  • La levée immédiate du secret industriel sur l’évaluation des risques sanitaires et environnementaux faite sous la responsabilité des firmes ;
  • La publication in extenso des données d’évaluation des risques sanitaires et environnementaux sur lesquels l’ANSES a formulé son avis ;
  • La publication détaillée de l’avis motivé de l’ANSES

Article de la LPO France

Annulation de l’arrêté du 10 septembre 2015 autorisant le tir de 6 loups

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Cette victoire après coup n’a malheureusement pas empêché la mort injustifiée de 3 loups mais rappelle à l’État les conditions très strictes dans lesquelles sont autorisé les tirs.

loup denis simonin lpo isere 650Loup – Crédit photo : Denis Simonin / LPO Isère

Le tir ne peut être que le dernier recours utilisable

Ce jugement rappelle utilement la nécessaire progressivité dans les moyens mis en œuvre avant d’autoriser le tir d’un loup. Le tribunal a conclu que les différentes étapes préalables à une autorisation d’abattage, de la protection des troupeaux jusqu’au aux tirs de défense, n’ont ici, comme trop souvent, pas été respectées. La préfecture de Savoie n’a pas été en mesure de produire les registres prouvant que ces tirs de défense ont été effectivement mis en œuvre. La tenue de ces registres est pourtant obligatoire et importante car le loup est une espèce protégée : l’Etat ne doit plus autoriser la destruction de loups sans aucun rapport avec la prédation sur les élevages et sans que les mesures de dissuasion puis de défense n’aient été déployées.

Maître Mathieu Victoria, en charge du dossier pour les associations, confirme que : « Le tribunal a rappelé que les tirs de destruction, notamment ceux réalisés à l’occasion d’actions de chasse, sont à considérer comme une action de dernier recours, lorsque toutes les autres mesures progressives ont échoué (moyens de protection, effarouchement, tir de défense…) ».

Le constat d’une dérive progressive

Malheureusement, il ne s’agit pas d’une situation isolée. En plusieurs années, l’Etat a multiplié par cinq le plafond d’autorisation de destruction de loups, régulièrement ré-augmenté en plus en cours d’année, ce qui a généré ce type de décision de la part des préfets. Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO, rappelle qu’ « un trop grand nombre de préfets autorise des tirs du loup sous la pression locale, sans s’assurer que les mesures de protection sont correctement mises en place et que les tirs de défense ont été effectivement réalisés ».

« Dans le cas particulier, rappelons-nous que l’autorisation contestée avait été délivrée après que le directeur et un chef de secteur du parc national de la Vanoise aient été séquestrés pendant une quinzaine d’heures par des éleveurs ovins qui voulaient obtenir le tir de 5 loups en échange de leur libération. L’Etat a cédé à la pression au détriment du respect du droit », souligne Jean-David Abel, vice-président de France Nature Environnement.

Un rappel à l’ordre qui doit être entendu par l’État pour ne pas risquer la récidive.

Les associations attirent l’attention de l’État sur la portée de cette annulation. Dans la perspective du prochain « Plan Loup », l’État doit s’assurer d’une part qu’à l’avenir les préfets vérifient sérieusement l’état de protection des troupeaux concernés par des dommages avant toute autorisation de tir, et d’autre part qu’ils respectent la progressivité dans leurs décisions concernant la gestion de cette espèce protégée.

Article LPO France

Insectes : l’hécatombe invisible

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Insectes : l’hécatombe invisible

Dans sa chronique, Audrey Garric, journaliste au service Planète, rappelle que la préservation de ces êtres à six pattes devrait être une priorité absolue. Il n’en est rien.

Lire la suite:

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/10/28/insectes-l-hecatombe-invisible_5207102_3244.html?xtmc=insectes&xtcr=3