LES GRANDS DOSSIERS

Nouvelle réserve naturelle régionale des mardelles de Prémery

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Fin juin 2017, le premier comité de gestion de la nouvelle réserve naturelle régionale des mardelles de Prémery a été inauguré en la présence de présidents et vice-présidents régionaux et locaux, des responsables des personnels de l’ONF (qui était structure animatrice), de la Communauté de commune et de la LPO Nièvre (Claude Chapalain et Daniel Dupuy), du conseil départemental, de la direction départementale des territoires, des fédérations de chasseurs et pêcheurs, de l’office de tourisme de Prémery.

Il sera sous la présidence de M Sylvain Matthieu, vice-président de la Région, chargé entre autres de la forêt et du bois.

Ont été abordés les enjeux de la réserve (préservation de l’eau, gestion des espèces non autochtones…) ainsi que la démarche d’élaboration du plan de gestion de la réserve.

 

9 Mars 2017 – Projection débat

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Vous aviez manqué notre soirée sur le retour du loup en Nièvre ?

Alors il ne fallait alors pas être en retard à la séance de rattrapage avec la projection du film « la Vallée des Loups » : 180 personnes avaient fait le déplacement et la salle était comble !

Les chanceux sont repartis émerveillés et ravis par les magnifiques images et l’ambiance du film.

Est venu ensuite le jeu des questions réponses à l’attention des animateurs du jour :  Sylvie Cardona et Christophe Barge.  La majorité du public était déjà bien au fait de la biologie et des mœurs de Canis lupus !

(NB : projection intervenue la veille d’un communiqué de presse de la préfecture annonçant une possible nouvelle incursion d’un loup dans notre département)

Réunion nature sur le LOUP

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Le Loup, après un passage remarqué dans la Nièvre, a fait la « une » des journaux en début d’année. A l’invitation de la LPO 58 sur ce sujet, la salle était pleine ce vendredi soir à Marzy pour assister à une conférence de Sylvie Cardona, vice-présidente d’Aves France. Grâce à des photos, cette spécialiste a montré comment distinguer le Loup (Canis lupus), du chien-loup tchèque. Bon a savoir également :  les loups ne sont jamais ni blancs ni noirs !

En complément d’une riche présentation de la biologie de l’animal et d’un panorama de sa présence en France et en Europe, Sylvie Cardona a aussi abordé l’aspect législatif.

La mise en place de mesures d’aides en soutien aux éleveurs est un des aspects de la mise en place du « Plan Loup », qui officialise la présence du loup dans notre département.

Le loup est une espèce protégée ! Un point que M. le Préfet de la Nièvre à clairement précisé en réunion en affirmant également : « qu’il n’ouvrait pas la chasse au loup ».

 

Les échanges ont ensuite tourné autour du passage d’un loup dans l’élevage de Chougny.

Parmi les questions d’une assemblée captivée : la possibilité qu’une meute s’installe dans la Nièvre. Pour notre experte, bien que cela ne soit pas impossible, le manque de milieux favorables rend la chose très improbable. En effet, pour se reproduire, le loup a besoin de zones calmes et « sauvages ». Mais si l’on prend en compte la présence humaine (pression de chasse, exploitation forestière, tourisme), un territoire a priori favorable, comme le Morvan ne répond pas aux exigences nécessaires à l’installation pérenne du Loup.

 

Pour aller plus loin :

Protection de l’environnement : lancement de l’émission PLANETE NIEVRE sur RCF

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Une émission intitulée « PLANETE NIEVRE » consacrée à la protection de l’environnement, est désormais diffusée chaque mois dans les programmes nivernais sur RCF  89.2, le lundi à 19H30 et le mardi à 11H30.

Danièle BOONE, journaliste spécialiste de la nature et de l’environnement, Geneviève OMESSA, présidente de l’association LES 3 PRES , Christophe BARGE, président de l’association LPO NIEVRE, Pierre KALUZNY, président de l’association de protection du confluent Loire Allier et ses environs, se penchent sur les enjeux que représentent la préservation et la reconstruction de notre environnement pour l’avenir de nos sociétés humaines qui engagent à une mutation profonde de nos modes de vie et de notre approche de l’environnement.

Ses animateurs, tous membres d’associations de protection de l’environnement, vous invitent ainsi chaque mois à examiner les points noirs auxquels notre département est confronté et voir comment y remédier.

Planète Nièvre relayera des initiatives locales, qu’elles émanent de particuliers, d’associations ou de collectivités territoriales et souhaite tisser un réseau entre tous ceux qui expérimentent des solutions.

Cette émission est bien sur ré écoutable en podcast sur le site de RCF à l’adresse suivante : https://rcf.fr/actualite/environnement/planete-nievre

Les Grands Cormorans dans le viseur

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Voici pour vous, l’intégralité de notre commentaire sur le site des consultations publiques du Ministère du Développement durable au sujet de la consultation Projet d’arrêté fixant les quotas départementaux dans les limites desquelles des dérogations aux
interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant les grands cormorans (Phalacrocorax carbo sinensis) pour la période 2016-2019.  

Avis de la LPO 58 sur le projet d’arrêté ministériel

La LPO 58 est contre ce projet d’arrêté ministériel car les quotas nous semblent excessifs.
Certes, si on peut comprendre que la régulation du Grand Cormoran est acceptable sur les zones d’étangs et de piscicultures dans la mesure où les impacts de la prédation sont justifiés et quantifiés, il n’en est pas de même sur les eaux libres où aucune étude sérieuse ne permet d’affirmer que les populations de poissons sont en péril. Le Grand Cormoran étant un oiseau essentiellement piscivore, on pourrait même
affirmer, comme une « La Palissade », que « tant qu’il y a des Grands Cormorans, c’est qu’il y a des poissons ».
Accuser le seul Grand Cormoran comme responsable de la disparition (non avérée) des poissons d’eaux douces nous semble un peu réducteur, et d’autres espèces comme le Silure glane, l’Aspe, le poisson-chat ou la perche soleil ont un impact qui n’est certainement pas négligeable.
La préservation de ces populations doit passer par d’autres méthodes telles que la restauration des milieux aquatiques, la lutte contre la pollution agricole, la préservation de la végétation de bordure ou l’installation de cages abris dans les étangs, et non pas par la destruction par tirs dont l’efficacité n’a jamais été démontrée.
Dans le département de la Nièvre, où le Grand Cormoran n’est pas nicheur, la LPO 58 suit depuis plus de vingt ans l’évolution des populations de Grands Cormorans hivernants selon un protocole bien établi (des comptages sont effectués au dortoir, à la tombée de la nuit, une fois par mois en novembre, décembre, janvier et février). L’effectif annuel moyen sur les huit dernières années est de 976 individus, et cette population est plutôt stable (minimum 928, maximum 1228). On est donc loin d’une explosion.

Le quota de 1000 oiseaux à prélever par an sur les 3 ans à venir pour ce département nous semble donc aberrant car il reviendrait à éliminer l’ensemble des oiseaux présents durant cette période.

Ce n’est plus d’une régulation dont on parle, mais d’une destruction (!!!) qui plus est inutile, car chaque année le même nombre d’oiseaux revient.
La LPO 58 est donc opposée à ce projet d’arrêté ministériel et demande :

  • l’arrêt de la régulation sur les eaux libres qui est, de plus, contraire
    aux buts recherchés en dispersant les oiseaux vers des zones plus tranquilles où ils ne seraient peut-être pas allés,
  • l’autorisation de tirs sur les étangs et piscicultures uniquement lorsque l’impact est justifié et quantifié, et après vérification que d’autres méthodes de protection aient été mises en œuvre sans résultat.

Défendons le blaireau !

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Voici notre contribution (exposée en CDCFS) afin de supprimer la période de « chasse » complémentaire du blaireau.

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N’hésitez pas à vous en servir afin de participer aux différentes consultations départementales annuelles renouvelant ces déterrages cruels et inutiles.

Participez à une meilleur connaissance de l’espèce en transmettant vos observations sur faune-nievre.org

Arguments en faveur des Corbeaux Freux

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Voici ci-après la contribution de notre association aux projets d’arrêtés concernant la destruction de corbeaux freux dans la Nièvre (AVRIL/MAI 2016). Vous pouvez largement vous en inspirer afin d’écrire aux services de la D.D.T lors des différentes consultations du public ou dès que vous le jugerez nécessaire. Ceci est évidemment applicable dans votre propre commune si M ou Mme le Maire organise annuellement ce genre de « tir aux pigeons » pitoyable …

« Nous venons de prendre connaissance de vos projets d’arrêtés préfectoraux portant autorisation de destruction de corbeaux freux par tirs sur les arbres d’alignement du domaine public routier départemental sur les communes de Nevers, Sermoise-sur-Loire, Alluy, Châtillon-en-Bazois, Dirol, Pouilly-sur-Loire, et Cervon, pour la période du 30 avril au 30 mai 2016, dans le département de la Nièvre ;

Par l’arrêté ministériel du 30 juin 2015 fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées nuisibles, le Corbeau freux est classé « nuisible » sur l’ensemble du département, quasi essentiellement pour les dégâts aux cultures (semis). Ce statut pourrait sans problème être annulé car durant la période de reproduction cet oiseau doit plutôt être considéré comme un auxiliaire de l’agriculture puisqu’il alimente ses jeunes avec un régime basé sur les larves du sol (schématiquement on peut considérer le corbeau freux comme végétarien en hiver et carnivore à la belle saison).

Vous le savez, nous avons plaidé en CDCFS pour l’arrêt pur et simple des destructions directes au profit de la mise en place de méthodes alternatives comme l’élagage en automne et en hiver et l’effarouchement en tout début de période de la nidification. Nous nous élevons contre ces tirs en période de nidification qui peuvent entraîner, parallèlement à la destruction des corbeaux, celle d’espèces protégées comme le Faucon crécerelle, ou le Hibou Moyen-duc qui utilisent les nids des corvidés dans les corbeautières.

En ce qui concerne les risques routiers, il apparaît évident qu’ils proviennent bien plus d’un manque d’entretien des arbres d’alignement (grosses branches mortes restées sur des arbres âgés) que de la chute de branchettes tombées des nids. Pour la sécurité de tous, nous préconisons la taille raisonnée ou/et l’élagage des arbres en automne et au plus tard mi-février (ce qui permettrait le retrait des anciens nids. En effet, une fois les tirs effectués en pleine saison de reproduction, le risque de chute des nids ou de branches perdure : l’argument invoqué n’a donc rien de logique.

En complément, invoquer des risques de glissades de véhicules à cause des fientes est juste ridicule.

Les dates d’intervention en pleine période de nidification ont des conséquences catastrophiques : à la suite des tirs nombre de jeunes meurent de faim et il n’est pas rare de voir les survivants abandonnés se jeter dans le vide avant de savoir voler. Le risque de collision avec les véhicules est alors réel sans parler du spectacle indigne de ces oiseaux agonisant au sol.

Dans cette affaire de tirs de corbeautières, on a un exemple curieux de contradiction avec les valeurs de « protection de la nature » que souhaitent véhiculer différents intervenants à l’origine des tirs de destruction (nous pensons en particulier au monde de la chasse).

Pour la LPO, les dates d’intervention (30/04 – 30/05) sont clairement mal positionnées. Il a été prouvé dans plusieurs villes comme celle de Rochefort par exemple que pratiquer élagage et effarouchement avant l’installation des oiseaux est efficace quoique non létal. (cf. Vers une conciliation entre les maires et les corvidés, LPO, 22 juillet 2015)

De plus, nous tenons à vous signaler que, après repérage, il s’avère que certains secteurs abritent des nids situés sur des arbres qui ne sont pas à la verticale des voies de circulation (une partie des arbres de Sermoise par exemple). Difficile alors de justifier les tirs au nom de la « sécurité routière ».

Cette destruction des corbeaux freux est reconduite année après année sans aucune avancée prouvée dans les résultats : les motifs invoqués sont donc contestables aussi bien quant à l’intérêt de l’agriculture que pour celui de la sécurité routière.

La LPO Nièvre demande à ce que la méthode des tirs soit remplacée par celle de l’élagage et de l’effarouchement aux bonnes dates.

Par ailleurs vous n’êtes pas sans savoir que les arrêtés signés et notifiés ne sont applicables qu’à partir la date de l’affichage en mairie, et non le jour de la fin de la consultation du public et que « ce délai ne peut être inférieur à quatre jours à compter de la date de la clôture de la consultation ». En cas de promulgation de ces arrêtés, nous serons vigilants sur ces deux points. »

Sachez que vous pouvez nous aider en recensent les colonies de corbeaux freux sur la Nièvre via faune-nievre.org

Braconnage du Bruant ortolan dans les Landes l’État continue à fermer les yeux !

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Dès 9 heures du matin aujourd’hui, les équipes de la LPO et du CABS (Committee Against Bird Slaughter) sont, une fois encore, intervenues dans les Landes pour dénoncer le braconnage du Bruant ortolan qui sévit sur le territoire français.

Ortolan

Ce matin, plusieurs sites de captures ont été repérés par nos équipes notamment sur la commune de Morcenx (Landes). Une trentaine d’installations composées de matoles et d’oiseaux capturés et emprisonnés ont été identifiées. De nombreux oiseaux, qui faisaient office d’appelants, ont pu être libérés. Les blessés quant à eux ont été acheminés dans les centres de sauvegarde.

En cours de matinée, les équipes de la LPO et du Cabs ont porté plainte contre X sur la commune de Mont de Marsan (Landes) pour braconnage, utilisation d’engins prohibés et détention d’espèces protégées … en espérant que cette fois, elles ne seront pas classées.

Chaque année, près de 30 000 ortolans, pourtant inscrits sur la liste des oiseaux protégés depuis 1999, sont capturés et souvent vendus sous le manteau, jusqu’à 150 € après engraissement entre la mi-août et la mi-septembre. Pour rappel, en Europe de l’Ouest, les populations sont dans un état de conservation défavorable, suite à un déclin mesuré de 84% intervenu essentiellement durant les années 1980. Il s’agit de l’un des plus importants taux de déclin pour un passereau en Europe depuis 30 ans.

Puis vient le tour des pinsons à l’automne, suivant les mêmes procédés (matoles et cages-pièges). Les autorités, pourtant chargées de faire appliquer la loi et la règlementation, invoquent la « tolérance ». Pour nous, cette situation est intolérable.

En écho aux engagements du Président de la République qui affirmait en 2012 vouloir faire de la France un pays exemplaire en matière de biodiversité, la LPO lance une pétition de grande ampleur intitulée « Mettons fin au massacre illégal des oiseaux familiers »

Tous concernés !

Chaque citoyen peut appeler par cette pétition nos gouvernants à mettre fin à ces pratiques barbares et faire appliquer le « simple » respect de la loi !

En français : https://secure.avaaz.org/fr/petition/Mettons_fin_au_massacre_illegal_des_oiseaux_familiers/?nJYhBdb

Chasseurs dans les écoles …

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pan-pan1 article du Canard Enchainé du 25 mars 2015, inspiré d’une compilation d’articles de presse organisée par le réseau LPO France.

Première boîte nichoir posée pour l’Effraie des clochers à La Marche (58)

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Aboutissement d’une démarche dernièrement entreprise avec la municipalité de La Marche, un nichoir boîte à été posé le vendredi 27 février 2015 dans le clocher de l’église.Effraielamarche

Après le triste constat de la disparition de l’espèce en tant que nicheur sur la commune ces dernières années, 1 nichoir, confectionné en interne par notre menuisier spécialiste Claude Chapalain, a été offert à la municipalité. Nous remercions particulièrement les élus, Christian Marillier (Maire) et André Raffert (Adjoint), qui ont été, dès le départ, enthousiasmés par cette initiative.

DSCN4967Les deux employés communaux, Nicolas et David, assistés de Christophe Barge, (président de la LPO Nièvre et habitant du village) n’ont pas eu de difficulté à placer la boîte derrière un abat-son du clocher en environ 1 heure d’un travail rondement mené.

Espérons qu’une chouette viendra profiter de ce nouvel espace après avoir longuement fréquenté une petite chapelle du cimetière où nous avons pu récolter quelques pelotes pour garnir le fond de nichoir. Un suivi régulier est d’ores et déjà programmé avec, qui sait, une prochaine opération de baguage des poussins à venir !

Offrir un abri à cet oiseau sans dégradation du monument et en mettant le clocher à l’abri des fréquentations parfois indésirables (pigeons, choucas …) est donc une action très simple à mettre en œuvre pour toute municipalité motivée. Nous sommes donc à disposition des maires de la Nièvre souhaitant participer à cette démarche de protection qui permet de mobiliser élus, habitants et services techniques par la confection et l’installation des nichoirs et même les écoles au travers du suivi de la biologie de cet oiseau de nuit si gracieux mais aujourd’hui menacé.

Le Petit Gravelot et Les « bêtes noires »

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Me revoilà !

Pas le temps de souffler, vous ferez vos révisions plus tard ! Certaines espèces écument nos campagnes en grandes bandes, vous ne pouvez pas les manquer !

Pour les connaître et les reconnaître, cliquez ici (256 KB) .

La FONCTION DES CORRIDORS ÉCOLOGIQUES

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L’érosion de la biodiversité
La première cause est l’atteinte aux milieux de vie des espèces. C’est une question de surface et d’isolement. Les réserves naturelles sont des espaces réduits, aux effectifs souvent insuffisants d’où des phénomènes de consanguinité et des épidémies . Ce phénomène d’extinction s’accélère avec le réchauffement climatique.
Les barrières (obstacles) à la libre circulation des espèces

  • Agglomérations urbaines
  • Voies routières et autoroutières
  • Voies ferrées et LGV
  • Champs d’éoliennes, lignes à haute tension
  • Pratiques agricoles et forestières
  • Sur les rivières : seuils, barrages, écluses, moulins, étangs, ouvrages de franchissement des infrastructures, autant d’obstacles plus ou moins franchissables pour les organismes aquatiques, qui contrarient également le transit des sédiments (avec les conséquences d’enfoncement du lit à la clé)

Deux exemples des conséquences négatives de la fragmentation des paysages
Le puma de l’Est américain (le couguar) déclaré officiellement éteint par les États-Unis, le 2 mars 2011
Plus que 3500 tigres dans un habitat réduit et fragmenté (42 « sites-ressources »)

Le remède consiste donc à maintenir des échanges réguliers entre populations de la même espèce, afin d’éviter l’enchaînement suivant :

  • réduction de la taille de la population
  • diminution de la diversité génétique
  • baisse du pouvoir adaptatif
  • augmentation de la mortalité

Les apports de l’écologie du paysage : le modèle tache/matrice/corridor

On distingue des taches ou réservoirs de biodiversité sur un fond du paysage appelé matrice (parcelles de cultures, prairies, couvert forestier, tissu urbain…). Les corridors quand ils existent, relient les taches entre elles et irriguent la matrice. Exemple des corridors de haies qui relient des lambeaux de forêt entre eux. Le plus souvent organisés en réseau, les corridors assurent les déplacements des espèces animales et végétales.
La vie est déplacement

Dès l’origine de la vie, s’est posée la question de l’espace vital

  • L’exemple du couloir de migration de la Grue cendrée

– jalonné de haltes migratoires donc d’habitats propices pour son ravitaillement en cours de route

– qui conduit la population vers des aires d’hivernage qui doivent être favorables

  • Le cas des amphibiens, des animaux liés à l’eau :

– qui effectuent des déplacements vers les mares ou les étangs où ils sont nés, pour se reproduire

– qui retournent vers les milieux terrestres où ils passeront l’hiver, d’où une mortalité importante lors de la traversée des routes. Alors que leurs habitats se raréfient et qu’ils sont particulièrement sensibles aux pollutions.
Préserver et rétablir les continuités écologiques
C’est l’objectif de la Trame Verte et Bleue (la TVB). Elle comprend le réseau terrestre (trame verte) et le réseau aquatique (trame bleue). Comme elle s’intéresse à la nature dans son ensemble, elle tient compte aussi à la nature dite ordinaire.
On distingue trois types de corridors :

  • Linéaires : haies, ripisylves, bandes enherbées le long des cours d’eau et cours d’eau eux-mêmes.
  • En « pas Japonais » ou discontinus : chapelet de mares, de bosquets, d’étangs pour les oiseaux migrateurs…
  • Paysagers : qui font participer la matrice.

Les fonctions des corridors écologiques

  • Ils assurent la liaison entre les habitats
  • Ce sont des voies de déplacement des espèces sauvages
  • Des voies de déplacement y compris humains : une chance pour connecter les zones urbaines, péri-urbaines et rurales.
  • Mais ces voies de déplacement peuvent être aussi des barrières pour d’autres espèces : une haie peut être haute, dense, stratifiée… et elle ne jouera pas le même rôle pour un Hérisson ou un papillon.

Les difficultés pour repérer les corridors
Les réservoirs de biodiversité sont généralement bien connus, mais les corridors le sont beaucoup moins. Leur fonctionnalité exige de connaître les besoins et les capacités de dispersion de chaque espèce au regard du long terme (le corridor de l’écureuil n’est pas le même que celui d’un insecte).

 

En conclusion

  • La protection de la nature a commencé à s’intéresser à la protection des espèces. Très rapidement, il est devenu évident qu’il fallait protéger les habitats et aujourd’hui il semble indispensable de rétablir les continuités écologiques.

  • La TVB est un outil d’aménagement du territoire qui doit mettre en synergie les différentes politiques de préservation de la biodiversité.

  • Il est nécessaire d’améliorer le fonctionnement des écosystèmes et les services qu’ils rendent.

  • C’est une chance pour restaurer la biodiversité. Il y a toutefois un gros handicap à la mise en place de la TVB : le déficit de connaissances écologiques et le manque de naturalistes de terrain.

Alain FAVROT

Déprédateurs : Arrêté de classement aout 2012

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Sont classés dans la listes des espèces « nuisibles » dans le département de la Nièvre (liste II) :

Fouine : ensemble du département.

Renard : ensemble du département sauf communes reconnues infestées de campagnols.

Corbeau freux : ensemble du département.

Corneille noire : ensemble du département.

Pie bavarde : ensemble du département.

Etourneau sansonnet : ensemble du département.

Sont donc déclassés : Martre, Belette*, Putois et Geai des chênes*.

(* espèces également non classées dans le département les années précédentes)

L’arrêté complet à télécharger ICI (109 KB)

Rappel : « En raison des illégalités entachant l’arrêté du 2 août 2012 fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées nuisibles en vertu du II de l’article R. 427-6 du code de l’environnement, le Bureau (ndlr : de FNE) décide d’autoriser France Nature Environnement à demander l’annulation et éventuellement la suspension de cet arrêté et de mandater Raymond LEOST, Anne ROQUES, Sophie BARDET et Dominique PY (ndlr : notre correspondant FNE sur le dossier) pour la représenter en justice, avec l’assistance éventuelle de tout avocat ou toute autre personne qualifiée, devant toutes juridictions, si nécessaire pour interjeter appel et se pourvoir en cassation ainsi que demander la suspension de l’arrêté si les intérêts de France Nature Environnement étaient méconnus.  » (extrait de ACTU FNE n° 03– novembre 2012 – mensuel interne du mouvement FNE).

« Régulation » des espèces : la position de la LPO58 (SOBA)

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Reconnue comme étant représentative des associations de protection de l’environnement du département, SOBA Nature Nièvre soutient les actions qui visent à reconsidérer la position des espèces classées « nuisibles » sur les terres nivernaises.

Nous ne nous présentons pas dans une position d’affrontement direct avec le monde de la chasse, et estimons qu’un dialogue sain et franc doit être instauré entre les différents partis en présence, au bénéfice final d’espèces pas si connues que cela en fin de compte, et pourtant accusées de bien des maux ! Dans cette optique, et sur notre proposition, nous attendons avec impatience que soient organisées les premières assises des espèces « liste 2 », afin de faire un bilan concret des connaissances et expériences en la matière sur la Nièvre, loin des idées reçues et des ragots de terriers. Ceci est à mettre en rapport avec les dernières propositions de suppression des CDCFS: un autre mode de fonctionnement est sans doute possible !

Vous pouvez télécharger ICI (174 KB) la position défendue par votre association lors de la dernière réunion départementale « Chasse Faune Sauvage ».

Sur ce dossier, en plus des autres associations locales qui sont invitées à nous faire connaître leur position sur le sujet, nous maintenons un partenariat d’échanges et de conseils avec FNE, l’ASPAS et tout un réseau de représentants des associations de protection de la nature siégeant en CDCFS.

Du coté des agriculteurs…

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Un dossier très bien fait sur les bienfaits des prédateurs naturels en zones de grandes cultures.

Des exemples à suivre et une lecture intéressante ICI (488 KB)

Il va de soit que la LPO NIèvre est prête à renseigner et conseiller toutes les personnes envisageant d’aider les oiseaux à faire le boulot !

37e COLLOQUE Francophone de MAMMALOGIE

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 « Les mammifères sauvages : Recolonisation & réémergence »

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Colonisation et émergence sont des phénomènes constants dans la nature. Alors que les animaux colonisent de nouveaux milieux, de nombreuses questions font l’objet d’études naturalistes sur ces processus.

  • Comment les espèces vont-elles se reproduire dans les milieux créés artificiellement, ou dans d’autres milieux naturels ?
  • Comment ces milieux sont-ils conquis ? Pourquoi ces recolonisations et réémergences ?
  • Quel est l’avenir de ces espèces tantôt patrimoniales, tantôt envahissantes, désirées ou non sur nos territoires ?
  • Quelles sont ces espèces en voie de recolonisation en France et en Bourgogne ?
  • Comment gérer les débats sociétaux de cohabitation ? La diffusion de maladies, …

La Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères ainsi que l’association Bourgogne-Nature nous proposent d’aller plus loin sur ce sujet d’actualité.