Chasse & Faune

9 Mars 2017 – Projection débat

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Vous aviez manqué notre soirée sur le retour du loup en Nièvre ?

Alors il ne fallait alors pas être en retard à la séance de rattrapage avec la projection du film « la Vallée des Loups » : 180 personnes avaient fait le déplacement et la salle était comble !

Les chanceux sont repartis émerveillés et ravis par les magnifiques images et l’ambiance du film.

Est venu ensuite le jeu des questions réponses à l’attention des animateurs du jour :  Sylvie Cardona et Christophe Barge.  La majorité du public était déjà bien au fait de la biologie et des mœurs de Canis lupus !

(NB : projection intervenue la veille d’un communiqué de presse de la préfecture annonçant une possible nouvelle incursion d’un loup dans notre département)

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Réunion nature sur le LOUP

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Le Loup, après un passage remarqué dans la Nièvre, a fait la « une » des journaux en début d’année. A l’invitation de la LPO 58 sur ce sujet, la salle était pleine ce vendredi soir à Marzy pour assister à une conférence de Sylvie Cardona, vice-présidente d’Aves France. Grâce à des photos, cette spécialiste a montré comment distinguer le Loup (Canis lupus), du chien-loup tchèque. Bon a savoir également :  les loups ne sont jamais ni blancs ni noirs !

En complément d’une riche présentation de la biologie de l’animal et d’un panorama de sa présence en France et en Europe, Sylvie Cardona a aussi abordé l’aspect législatif.

La mise en place de mesures d’aides en soutien aux éleveurs est un des aspects de la mise en place du « Plan Loup », qui officialise la présence du loup dans notre département.

Le loup est une espèce protégée ! Un point que M. le Préfet de la Nièvre à clairement précisé en réunion en affirmant également : « qu’il n’ouvrait pas la chasse au loup ».

 

Les échanges ont ensuite tourné autour du passage d’un loup dans l’élevage de Chougny.

Parmi les questions d’une assemblée captivée : la possibilité qu’une meute s’installe dans la Nièvre. Pour notre experte, bien que cela ne soit pas impossible, le manque de milieux favorables rend la chose très improbable. En effet, pour se reproduire, le loup a besoin de zones calmes et « sauvages ». Mais si l’on prend en compte la présence humaine (pression de chasse, exploitation forestière, tourisme), un territoire a priori favorable, comme le Morvan ne répond pas aux exigences nécessaires à l’installation pérenne du Loup.

 

Pour aller plus loin :

Les Grands Cormorans dans le viseur

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Voici pour vous, l’intégralité de notre commentaire sur le site des consultations publiques du Ministère du Développement durable au sujet de la consultation Projet d’arrêté fixant les quotas départementaux dans les limites desquelles des dérogations aux
interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant les grands cormorans (Phalacrocorax carbo sinensis) pour la période 2016-2019.  

Avis de la LPO 58 sur le projet d’arrêté ministériel

La LPO 58 est contre ce projet d’arrêté ministériel car les quotas nous semblent excessifs.
Certes, si on peut comprendre que la régulation du Grand Cormoran est acceptable sur les zones d’étangs et de piscicultures dans la mesure où les impacts de la prédation sont justifiés et quantifiés, il n’en est pas de même sur les eaux libres où aucune étude sérieuse ne permet d’affirmer que les populations de poissons sont en péril. Le Grand Cormoran étant un oiseau essentiellement piscivore, on pourrait même
affirmer, comme une « La Palissade », que « tant qu’il y a des Grands Cormorans, c’est qu’il y a des poissons ».
Accuser le seul Grand Cormoran comme responsable de la disparition (non avérée) des poissons d’eaux douces nous semble un peu réducteur, et d’autres espèces comme le Silure glane, l’Aspe, le poisson-chat ou la perche soleil ont un impact qui n’est certainement pas négligeable.
La préservation de ces populations doit passer par d’autres méthodes telles que la restauration des milieux aquatiques, la lutte contre la pollution agricole, la préservation de la végétation de bordure ou l’installation de cages abris dans les étangs, et non pas par la destruction par tirs dont l’efficacité n’a jamais été démontrée.
Dans le département de la Nièvre, où le Grand Cormoran n’est pas nicheur, la LPO 58 suit depuis plus de vingt ans l’évolution des populations de Grands Cormorans hivernants selon un protocole bien établi (des comptages sont effectués au dortoir, à la tombée de la nuit, une fois par mois en novembre, décembre, janvier et février). L’effectif annuel moyen sur les huit dernières années est de 976 individus, et cette population est plutôt stable (minimum 928, maximum 1228). On est donc loin d’une explosion.

Le quota de 1000 oiseaux à prélever par an sur les 3 ans à venir pour ce département nous semble donc aberrant car il reviendrait à éliminer l’ensemble des oiseaux présents durant cette période.

Ce n’est plus d’une régulation dont on parle, mais d’une destruction (!!!) qui plus est inutile, car chaque année le même nombre d’oiseaux revient.
La LPO 58 est donc opposée à ce projet d’arrêté ministériel et demande :

  • l’arrêt de la régulation sur les eaux libres qui est, de plus, contraire
    aux buts recherchés en dispersant les oiseaux vers des zones plus tranquilles où ils ne seraient peut-être pas allés,
  • l’autorisation de tirs sur les étangs et piscicultures uniquement lorsque l’impact est justifié et quantifié, et après vérification que d’autres méthodes de protection aient été mises en œuvre sans résultat.

Défendons le blaireau !

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Voici notre contribution (exposée en CDCFS) afin de supprimer la période de « chasse » complémentaire du blaireau.

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N’hésitez pas à vous en servir afin de participer aux différentes consultations départementales annuelles renouvelant ces déterrages cruels et inutiles.

Participez à une meilleur connaissance de l’espèce en transmettant vos observations sur faune-nievre.org

Arguments en faveur des Corbeaux Freux

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Voici ci-après la contribution de notre association aux projets d’arrêtés concernant la destruction de corbeaux freux dans la Nièvre (AVRIL/MAI 2016). Vous pouvez largement vous en inspirer afin d’écrire aux services de la D.D.T lors des différentes consultations du public ou dès que vous le jugerez nécessaire. Ceci est évidemment applicable dans votre propre commune si M ou Mme le Maire organise annuellement ce genre de « tir aux pigeons » pitoyable …

« Nous venons de prendre connaissance de vos projets d’arrêtés préfectoraux portant autorisation de destruction de corbeaux freux par tirs sur les arbres d’alignement du domaine public routier départemental sur les communes de Nevers, Sermoise-sur-Loire, Alluy, Châtillon-en-Bazois, Dirol, Pouilly-sur-Loire, et Cervon, pour la période du 30 avril au 30 mai 2016, dans le département de la Nièvre ;

Par l’arrêté ministériel du 30 juin 2015 fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées nuisibles, le Corbeau freux est classé « nuisible » sur l’ensemble du département, quasi essentiellement pour les dégâts aux cultures (semis). Ce statut pourrait sans problème être annulé car durant la période de reproduction cet oiseau doit plutôt être considéré comme un auxiliaire de l’agriculture puisqu’il alimente ses jeunes avec un régime basé sur les larves du sol (schématiquement on peut considérer le corbeau freux comme végétarien en hiver et carnivore à la belle saison).

Vous le savez, nous avons plaidé en CDCFS pour l’arrêt pur et simple des destructions directes au profit de la mise en place de méthodes alternatives comme l’élagage en automne et en hiver et l’effarouchement en tout début de période de la nidification. Nous nous élevons contre ces tirs en période de nidification qui peuvent entraîner, parallèlement à la destruction des corbeaux, celle d’espèces protégées comme le Faucon crécerelle, ou le Hibou Moyen-duc qui utilisent les nids des corvidés dans les corbeautières.

En ce qui concerne les risques routiers, il apparaît évident qu’ils proviennent bien plus d’un manque d’entretien des arbres d’alignement (grosses branches mortes restées sur des arbres âgés) que de la chute de branchettes tombées des nids. Pour la sécurité de tous, nous préconisons la taille raisonnée ou/et l’élagage des arbres en automne et au plus tard mi-février (ce qui permettrait le retrait des anciens nids. En effet, une fois les tirs effectués en pleine saison de reproduction, le risque de chute des nids ou de branches perdure : l’argument invoqué n’a donc rien de logique.

En complément, invoquer des risques de glissades de véhicules à cause des fientes est juste ridicule.

Les dates d’intervention en pleine période de nidification ont des conséquences catastrophiques : à la suite des tirs nombre de jeunes meurent de faim et il n’est pas rare de voir les survivants abandonnés se jeter dans le vide avant de savoir voler. Le risque de collision avec les véhicules est alors réel sans parler du spectacle indigne de ces oiseaux agonisant au sol.

Dans cette affaire de tirs de corbeautières, on a un exemple curieux de contradiction avec les valeurs de « protection de la nature » que souhaitent véhiculer différents intervenants à l’origine des tirs de destruction (nous pensons en particulier au monde de la chasse).

Pour la LPO, les dates d’intervention (30/04 – 30/05) sont clairement mal positionnées. Il a été prouvé dans plusieurs villes comme celle de Rochefort par exemple que pratiquer élagage et effarouchement avant l’installation des oiseaux est efficace quoique non létal. (cf. Vers une conciliation entre les maires et les corvidés, LPO, 22 juillet 2015)

De plus, nous tenons à vous signaler que, après repérage, il s’avère que certains secteurs abritent des nids situés sur des arbres qui ne sont pas à la verticale des voies de circulation (une partie des arbres de Sermoise par exemple). Difficile alors de justifier les tirs au nom de la « sécurité routière ».

Cette destruction des corbeaux freux est reconduite année après année sans aucune avancée prouvée dans les résultats : les motifs invoqués sont donc contestables aussi bien quant à l’intérêt de l’agriculture que pour celui de la sécurité routière.

La LPO Nièvre demande à ce que la méthode des tirs soit remplacée par celle de l’élagage et de l’effarouchement aux bonnes dates.

Par ailleurs vous n’êtes pas sans savoir que les arrêtés signés et notifiés ne sont applicables qu’à partir la date de l’affichage en mairie, et non le jour de la fin de la consultation du public et que « ce délai ne peut être inférieur à quatre jours à compter de la date de la clôture de la consultation ». En cas de promulgation de ces arrêtés, nous serons vigilants sur ces deux points. »

Sachez que vous pouvez nous aider en recensent les colonies de corbeaux freux sur la Nièvre via faune-nievre.org

Braconnage du Bruant ortolan dans les Landes l’État continue à fermer les yeux !

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Dès 9 heures du matin aujourd’hui, les équipes de la LPO et du CABS (Committee Against Bird Slaughter) sont, une fois encore, intervenues dans les Landes pour dénoncer le braconnage du Bruant ortolan qui sévit sur le territoire français.

Ortolan

Ce matin, plusieurs sites de captures ont été repérés par nos équipes notamment sur la commune de Morcenx (Landes). Une trentaine d’installations composées de matoles et d’oiseaux capturés et emprisonnés ont été identifiées. De nombreux oiseaux, qui faisaient office d’appelants, ont pu être libérés. Les blessés quant à eux ont été acheminés dans les centres de sauvegarde.

En cours de matinée, les équipes de la LPO et du Cabs ont porté plainte contre X sur la commune de Mont de Marsan (Landes) pour braconnage, utilisation d’engins prohibés et détention d’espèces protégées … en espérant que cette fois, elles ne seront pas classées.

Chaque année, près de 30 000 ortolans, pourtant inscrits sur la liste des oiseaux protégés depuis 1999, sont capturés et souvent vendus sous le manteau, jusqu’à 150 € après engraissement entre la mi-août et la mi-septembre. Pour rappel, en Europe de l’Ouest, les populations sont dans un état de conservation défavorable, suite à un déclin mesuré de 84% intervenu essentiellement durant les années 1980. Il s’agit de l’un des plus importants taux de déclin pour un passereau en Europe depuis 30 ans.

Puis vient le tour des pinsons à l’automne, suivant les mêmes procédés (matoles et cages-pièges). Les autorités, pourtant chargées de faire appliquer la loi et la règlementation, invoquent la « tolérance ». Pour nous, cette situation est intolérable.

En écho aux engagements du Président de la République qui affirmait en 2012 vouloir faire de la France un pays exemplaire en matière de biodiversité, la LPO lance une pétition de grande ampleur intitulée « Mettons fin au massacre illégal des oiseaux familiers »

Tous concernés !

Chaque citoyen peut appeler par cette pétition nos gouvernants à mettre fin à ces pratiques barbares et faire appliquer le « simple » respect de la loi !

En français : https://secure.avaaz.org/fr/petition/Mettons_fin_au_massacre_illegal_des_oiseaux_familiers/?nJYhBdb

Chasseurs dans les écoles …

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pan-pan1 article du Canard Enchainé du 25 mars 2015, inspiré d’une compilation d’articles de presse organisée par le réseau LPO France.

Le Petit Gravelot et Les « bêtes noires »

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Me revoilà !

Pas le temps de souffler, vous ferez vos révisions plus tard ! Certaines espèces écument nos campagnes en grandes bandes, vous ne pouvez pas les manquer !

Pour les connaître et les reconnaître, cliquez ici (256 KB) .

Déprédateurs : Arrêté de classement aout 2012

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Sont classés dans la listes des espèces « nuisibles » dans le département de la Nièvre (liste II) :

Fouine : ensemble du département.

Renard : ensemble du département sauf communes reconnues infestées de campagnols.

Corbeau freux : ensemble du département.

Corneille noire : ensemble du département.

Pie bavarde : ensemble du département.

Etourneau sansonnet : ensemble du département.

Sont donc déclassés : Martre, Belette*, Putois et Geai des chênes*.

(* espèces également non classées dans le département les années précédentes)

L’arrêté complet à télécharger ICI (109 KB)

Rappel : « En raison des illégalités entachant l’arrêté du 2 août 2012 fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées nuisibles en vertu du II de l’article R. 427-6 du code de l’environnement, le Bureau (ndlr : de FNE) décide d’autoriser France Nature Environnement à demander l’annulation et éventuellement la suspension de cet arrêté et de mandater Raymond LEOST, Anne ROQUES, Sophie BARDET et Dominique PY (ndlr : notre correspondant FNE sur le dossier) pour la représenter en justice, avec l’assistance éventuelle de tout avocat ou toute autre personne qualifiée, devant toutes juridictions, si nécessaire pour interjeter appel et se pourvoir en cassation ainsi que demander la suspension de l’arrêté si les intérêts de France Nature Environnement étaient méconnus.  » (extrait de ACTU FNE n° 03– novembre 2012 – mensuel interne du mouvement FNE).

« Régulation » des espèces : la position de la LPO58 (SOBA)

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Reconnue comme étant représentative des associations de protection de l’environnement du département, SOBA Nature Nièvre soutient les actions qui visent à reconsidérer la position des espèces classées « nuisibles » sur les terres nivernaises.

Nous ne nous présentons pas dans une position d’affrontement direct avec le monde de la chasse, et estimons qu’un dialogue sain et franc doit être instauré entre les différents partis en présence, au bénéfice final d’espèces pas si connues que cela en fin de compte, et pourtant accusées de bien des maux ! Dans cette optique, et sur notre proposition, nous attendons avec impatience que soient organisées les premières assises des espèces « liste 2 », afin de faire un bilan concret des connaissances et expériences en la matière sur la Nièvre, loin des idées reçues et des ragots de terriers. Ceci est à mettre en rapport avec les dernières propositions de suppression des CDCFS: un autre mode de fonctionnement est sans doute possible !

Vous pouvez télécharger ICI (174 KB) la position défendue par votre association lors de la dernière réunion départementale « Chasse Faune Sauvage ».

Sur ce dossier, en plus des autres associations locales qui sont invitées à nous faire connaître leur position sur le sujet, nous maintenons un partenariat d’échanges et de conseils avec FNE, l’ASPAS et tout un réseau de représentants des associations de protection de la nature siégeant en CDCFS.

37e COLLOQUE Francophone de MAMMALOGIE

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 « Les mammifères sauvages : Recolonisation & réémergence »

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Colonisation et émergence sont des phénomènes constants dans la nature. Alors que les animaux colonisent de nouveaux milieux, de nombreuses questions font l’objet d’études naturalistes sur ces processus.

  • Comment les espèces vont-elles se reproduire dans les milieux créés artificiellement, ou dans d’autres milieux naturels ?
  • Comment ces milieux sont-ils conquis ? Pourquoi ces recolonisations et réémergences ?
  • Quel est l’avenir de ces espèces tantôt patrimoniales, tantôt envahissantes, désirées ou non sur nos territoires ?
  • Quelles sont ces espèces en voie de recolonisation en France et en Bourgogne ?
  • Comment gérer les débats sociétaux de cohabitation ? La diffusion de maladies, …

La Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères ainsi que l’association Bourgogne-Nature nous proposent d’aller plus loin sur ce sujet d’actualité.