Presse et Environnement

La migration des amphibiens en 2019

Publié le

La migration des amphibiens en 2019

Donnons un petit coup de pouce à la nature.

Accouplement de Crapauds communs (Bufo bufo) - Crédit photo : Ben Andrew (rspb-images.com)

Accouplement de Crapauds communs (Bufo bufo) – Crédit photo : Ben Andrew (rspb-images.com)

La saison des amours…

Tous les ans, durant les mois de février et mars, crapauds, grenouilles, tritons et salamandres quittent les forêts où ils ont passé l’hiver à l’abri du froid, terrés au fond d’un trou ou d’une mare. Quelques millions d’amphibiens rejoignent les zones humides qui les ont vu naître pour s’y reproduire à leur tour : c’est la période de la migration.

… mise à rude épreuve

Cette migration n’est pas sans risque. Ils sont nombreux à périr sous les roues des voitures en tentant de traverser les voies de circulation pour rejoindre les mares et les étangs.

Découvrez en images le phénomène de la migration des amphibiens.

Il est important de protéger les amphibiens car leur disparition risquerait d’entrainer un fort déséquilibre au sein de la chaîne alimentaire, où ils jouent à la fois le rôle de proie et de prédateur. Les adultes mangent des petits invertébrés (moustiques, limaces, vers, fourmis…) et entrent à leur tour dans le régime alimentaire de divers prédateurs tels que les hérons cendrés, couleuvres à collier, renards roux… Les têtards se nourrissent d’algues durant toute leur croissance et sont chassés par de nombreux animaux aquatiques (larves de libellules, dytiques, punaises, poissons).

Des opérations de sauvetage

Depuis plusieurs années la LPO met en place des opérations de sauvetage des amphibiens un peu partout en France. Les équipes installent des barrières-pièges le long des routes pour les intercepter avant qu’ils ne traversent et les relâchent de l’autre côté afin de leur permettre de poursuivre leur migration en toute sécurité. Vous pouvez participer à ces opérations ou nous informer si vous repérez des cas de collision. Pour cela il suffit de prendre contact avec l’association locale la plus proche de chez vous. Dépêchez-vous, les amphibiens sont en route !

Publicités

2018, une année noire pour le Milan royal

Publié le

2018, une année noire pour le Milan royal

46 cadavres de Milans royaux ont été découverts sur le territoire français par le Réseau Milan royal.

Milan royal (Milvus milvus) - Frédéric DupuyMilan royal (Milvus milvus) – Frédéric Dupuy

C’est le plus lourd bilan de ces dix dernières années après 2011 ! Pourtant le Milan est une espèce protégée et vulnérable. Pour rappel, en 2011, soixante-deux cadavres avaient été comptabilisés. Plus d’une vingtaine d’entre eux, en Auvergne, avaient été victimes d’empoisonnements à la bromadiolone, anticoagulant utilisé pour limiter les populations des campagnols dans les champs.

L’empoisonnement reste de loin la première cause de mortalité en France

Les vingt-quatre autopsies et analyses toxicologiques qui ont pu être réalisées révèlent que treize milans ont succombé à un empoisonnement. Plus grave encore, les substances responsables de la mort de neuf d’entre eux sont le carbofuran et l’aldicarbe, deux substances interdites en France depuis plus de dix ans. Les quatre autres individus ont péri suite à des intoxications aux anticoagulants (à savoir la bromadiolone et le brodifacoum), au plomb ou au cadmium.

Les autres causes de mortalité

Onze autres Milans royaux ont été victimes de tirs (pour deux d’entre eux), d’électrocutions avec le réseau électrique (pour quatre d’entre eux), de collisions avec des éoliennes (pour trois d’entre eux), de collisions avec un avion (un cas) et de prédations par un autre rapace (un cas).

Un chiffre largement sous-évalué

Parmi ces quarante-six cadavres, seulement huit ont été découverts parce qu’ils étaient équipés de balises GPS. Pour les autres leur découverte s’est faite par hasard. Nous sommes en mesure de nous demander combien de milans royaux ont véritablement péri en 2018 en France victimes d’actes malveillants ou d’infrastructures dangereuses. Probablement des centaines…

Des efforts anéantis

Les huit individus équipés de balises provenaient de pays européens : Belgique, Suisse, Allemagne, Autriche et République tchèque. Pourquoi ? Parce que chaque année la France est survolée par des milliers de Milans royaux qui à l’automne rejoignent leurs quartiers d’hiver et à la fin de l’hiver rejoignent leurs sites de nidification.

Le suivi de ces oiseaux vulnérables s’inscrit dans des plans de sauvegarde nationaux et européens. Un nouveau Plan national d’actions en faveur du Milan royal, initié par le Ministère de la transition écologique et solidaire a d’ailleurs été lancé en 2018.

La LPO exige donc des services de l’Etat qu’ils prennent leurs responsabilités et mettent en œuvre des mesures urgentes pour mettre fin à ces destructions de Milans royaux et tout particulièrement à ces actes malveillants d’un autre âge.

Pourquoi un monde sans insectes doit vraiment nous inquiéter

Publié le

Pourquoi un monde sans insectes doit vraiment nous inquiéter

Anne Brigaudeau France Télévisions

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/pourquoi-un-monde-sans-insectes-doit-il-vraiment-nous-inquieter_3197297.html

Mis à jour le 27/02/2019 | 17:23
publié le 26/02/2019 | 07:00

Près de la moitié des espèces d’insectes, essentiels aux écosystèmes, sont en déclin rapide dans le monde entier, selon une étude publiée le 11 février par des chercheurs de deux universités australiennes.

Mais où est passé le mur de mouches écrasées d’antan, qui noircissait les pare-brise sur la route des vacances ? Une synthèse de dizaines d’études, publiée lundi 11 février, par des chercheurs des universités de Sydney et du Queensland (Australie) corrobore le constat des conducteurs : près de la moitié des espèces d’insectes sont en déclin rapide dans le monde à cause d’un « effondrement catastrophique » des milieux naturels.

Pire encore, affirment les universitaires, si nous ne mettons pas fin rapidement à la destruction et à la pollution de leur habitat naturel, notamment dus à une agriculture intensive à base de pesticides et à l’artificialisation des sols, ces êtres vivants indispensables à l’écosystème vont disparaître d’ici quelques décennies. Avec des conséquences catastrophiques pour toute la chaîne du vivant.

Ce sera la fin de notre diversité alimentaire

« Il suffit d’imaginer que 80% des plantes à fleurs sont pollinisées par un insecte pour avoir une idée des conséquences », sourit Benoît Geslin, maître de conférences à l’université Aix-Marseille et chercheur à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie. « Sans les insectes, sans les quelque 1 000 espèces d’abeilles en France plus ou moins spécialisées, sans les mouches également très pollinisatrices, huit à neuf plantes sur dix ne seraient pas là. » Or, la variété de notre alimentation dépend directement de la présence de ces plantes.

« 75% des sortes de plantes que nous mangeons sont liées à la pollinisation : les fruits, les amandes, le colza, le tournesol, les pommes, les courgettes, le potiron, le café, le miel…

« En leur absence, on devrait se contenter de blé et de riz qui sont pollinisés par le vent et non par les insectes », tranche le chercheur. « Ces céréales pollinisées par le vent représentent environ les deux tiers de notre consommation de produits agricoles, précise Colin Fontaine, chercheur au Centre d’écologie et des sciences de la conservation. Mais le tiers qui reste en terme de tonnage, ce sont les légumes, les cultures à forte valeur ajoutée, donc les plus précieuses en terme de nutrition. »

D’où une alimentation fatalement moins diverse et moins gourmande, mais aussi de moindre qualité. « Des insectes dépendent non seulement ce qu’on mange, mais aussi la valeur nutritive de ce qu’on mange, poursuit Benoît Geslin. Les pommes qui sont moins pollinisées contiennent moins de sucre et moins de vitamines que les autres. Et même le lait baisse en qualité si les vaches ne se nourrissent pas d’une variété de plantes suffisantes dans l’herbe qu’elles broutent. » Jean-Yves Rasplus, directeur de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), pointe ainsi le risque « de multiplication de famines, donc de guerres et de conflits, d’ici un quart de siècle »

Un pas encourageant vers une réforme de la Politique Agricole Commune

Publié le

Interpellée en France par la LPO et ailleurs en Europe par d’autres associations de protection de la nature, la commission de l’environnement du Parlement européen (COMENVI) semble enfin avoir pris la mesure du rôle dévastateur de la Politique Agricole Commune (PAC) vis-à-vis de la nature et de la biodiversité.

Coquelicots - Crédit photo :  M. Schuppich Crédit photo : M. Schuppich

Réunis le 14 février pour étudier des amendements relatifs aux propositions de la commission pour la prochaine PAC, les eurodéputés membres de la COMENVI ont décidé d’allouer 15 milliards d’euros de subventions destinées à la restauration de milieux naturels par les agriculteurs.

Outre cette première amélioration considérable par rapport aux propositions initiales, la COMENVI a également voté pour conditionner le versement de toute subvention à l’augmentation des surfaces naturelles préservées en milieu agricole et à la limitation de l’usage des pesticides. De même, les subventions favorisant la production animale intensive dans des fermes industrielles ont été bannies.

Résister aux lobbies

Pour la LPO, ces avancées sont encourageantes et significatives. Selon le directeur général Yves Verilhac : « Nous pourrions enfin assister à une inversion de la logique productiviste de la Politique Agricole Commune, qui aujourd’hui encore favorise l’agriculture intensive au détriment de la biodiversité. C’est maintenant au Parlement Européen dans son ensemble de souscrire à ces recommandations et de résister aux lobbies industriels pour répondre à l’urgence écologique en corrigeant les effets néfastes de la PAC ».

Source : https://www.lpo.fr/actualites/un-pas-encourageant-vers-une-reforme-de-la-politique-agricole-commune

La route de Niffond, à Urzy, fermée jusqu’à mi-avril pour sauver les amphibiens amoureux

Publié le Mis à jour le

La route de Niffond, à Urzy, fermée jusqu’à mi-avril pour sauver les amphibiens amoureux

 

2019 n’échappe pas à la période d’amour des amphibiens : comme toujours la route de Niffond, à Urzy, sera fermée, en soirée, pendant deux mois.

Lire la suite : https://www.lejdc.fr/urzy/environnement/2019/02/17/la-route-de-niffond-a-urzy-fermee-jusqu-a-mi-avril-pour-sauver-les-amphibiens-amoureux_13135925.html

Les insectes pourraient disparaître de la planète d’ici 100 ans

Publié le

Les insectes pourraient disparaître de la planète d’ici 100 ans

Les scientifiques mettent en garde contre un « effondrement catastrophique des écosystèmes naturels ».

Les insectes du monde entier sont en voie d’extinction, menaçant d’un « effondrement catastrophique des écosystèmes naturels », s’est alarmé, fin janvier, la revue scientifique mondiale Biological Conservation. Plus de 40 % des espèces d’insectes sont en déclin et un tiers sont menacées, selon les chercheurs. Leur taux de mortalité est huit fois plus rapide que celui des mammifères, oiseaux et reptiles. Au cours des trente dernières années, la masse totale des insectes existant dans le monde a diminué de 2,5 % chaque année.

A ce rythme, s’inquiètent les scientifiques, ils pourraient disparaître d’ici à un siècle. « C’est très rapide. Dans dix ans, il y aura un quart d’insectes de moins, dans cinquante ans, plus que la moitié, et dans cent ans, il n’y en aura plus », a déclaré au Guardian dimanche 10 février Francisco Sánchez-Bayo, de l’université de Sydney (Australie), qui a collecté les données avec Kris Wyckhuys de l’Académie des sciences agricoles à Beijing (Chine). La plupart des études analysées ont été réalisées en Europe occidentale et aux Etats-Unis.

98 % des insectes ont disparu à Porto Rico depuis trente-cinq ans

Les insectes sont « essentiels » au bon fonctionnement de tous les écosystèmes, expliquent les chercheurs. Ils pollinisent les plantes, recyclent les nutriments et servent de nourriture de base aux autres animaux. Leur disparition « aura des conséquences catastrophiques à la fois pour les écosystèmes de la planète et pour la survie de l’humanité », s’alarme Francisco Sanchez-Bayo. L’un des impacts majeurs concerne les nombreux oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons qui se nourrissent d’insectes. « Si cette source de nourriture leur est enlevée, tous ces animaux mourront de faim », a-t-il dit.

Des effondrements de populations d’insectes ont récemment été signalés en Allemagne et à Porto Rico, où une récente étude a révélé une chute de 98 % des insectes terrestres depuis trente-cinq ans, mais l’étude montre clairement que la crise est mondiale. Les papillons et les papillons de nuit sont parmi les plus touchés. Le nombre d’espèces de papillons a chuté de 58 % sur les terres cultivées en Angleterre entre 2000 et 2009. Le Royaume-Uni a subi les plus fortes chutes d’insectes jamais enregistrées, bien que cela soit probablement le résultat d’une étude plus intensive que dans la plupart des autres pays.

Les abeilles ont également été gravement touchées, la moitié seulement des espèces de bourdons recensées en Oklahoma aux Etats-Unis en 1949 étant présentes en 2013. Le nombre de colonies d’abeilles aux Etats-Unis était de six millions en 1947, 3,5 millions ont disparu depuis. Il existe plus de 350 000 espèces de coléoptères et on pense que beaucoup d’entre elles ont décliné, en particulier les dendroctones du fumier. Si on dispose de beaucoup moins d’informations sur les mouches, fourmis, pucerons, insectes boucliers et criquets, les experts affirment qu’il n’y a aucune raison de penser qu’ils s’en sortent mieux que les espèces étudiées.

L’agriculture intensive pointée du doigt

« Si nous ne changeons pas nos méthodes de production alimentaire, les insectes dans leur ensemble s’engageront sur la voie de l’extinction dans quelques décennies », écrivent les chercheurs, pour lesquels l’agriculture intensive est la cause principale du déclin des populations d’insectes, en particulier la forte utilisation des pesticides. L’urbanisation et le changement climatique sont également des facteurs importants.

Selon M. Sanchez-Bayo, la disparition des insectes semble avoir commencé à l’aube du XXsiècle, puis elle s’est accélérée dans les années 1950 et 1960 et a atteint des « proportions alarmantes » au cours des deux dernières décennies. Les nouvelles classes d’insecticides introduites au cours des vingt dernières années, y compris les néonicotinoïdes et le fipronil, ont été particulièrement dommageables car ils sont utilisés régulièrement et persistent dans l’environnement : « Ils stérilisent le sol, tuant tous les vers blancs. » Cela a des effets même dans les réserves naturelles avoisinantes : les 75 % de perte d’insectes en Allemagne ont été enregistrés dans des zones protégées.

source :  https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/02/11/le-declin-des-insectes-une-menace-grandissante-pour-les-ecosystemes-naturels_5422018_3244.html

Victoire ! Le Conseil d’Etat suspend la chasse aux oies sauvages

Publié le

Victoire ! Le Conseil d’Etat suspend la chasse aux oies sauvages

Grâce aux dizaines de milliers d’entre vous qui se sont mobilisés en masse contre la prolongation de la chasse aux oies en février, la LPO a pour la douzième fois fait condamner l’Etat, décidément obstiné sur ce sujet. Merci à tous !

oies cendrees vol aurelien audevard 650Oies cendrées (Anser anser) – Crédit photo : Aurélien Audevard

Six jours après la clôture de la consultation publique sur la chasse aux oies en février ayant comptabilisé plus de 52 000 contributions, dont une majorité d’avis contre l’arrêté, le gouvernement français signait pourtant l’arrêté de prolongation. La LPO avait alors immédiatement saisi le Conseil d’Etat afin de demander sa suspension d’urgence, en vue de son annulation. La Directive oiseaux votée en 2009 par l’Union Européenne stipule en effet qu’il est interdit de chasser les oiseaux migrateurs de retour sur leurs lieux de nidification.

Le Conseil d’Etat vient de se prononcer : la chasse des oies sauvages est suspendue avec effet immédiat. En condamnant en référé le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, il a considéré que :

  • La prétendue « gestion adaptative » n’avait sûrement pas pour objectif de contourner les dates de clôture de la chasse
  • Des « petites populations n’avaient pas à être prélevées »
  • Aucun dégât n’impacterait la France en raison de la présence des oies
  • Les chiffres de populations d’oies survolant la France durant la période incriminée étaient nettement inférieurs à ceux annoncés par le Ministère.

Au final, à l’heure où la France prétend être exemplaire dans sa volonté d’endiguer le déclin de la biodiversité, elle met tout en œuvre pour permettre l’abattage récréatif d’oiseaux migrateurs supplémentaires à seule fin de satisfaire une minorité.

C’était sans compter sur la vigilance et l’opiniâtreté de la LPO qui se voit obligée de rappeler année après année aux gouvernements successifs que la législation européenne interdit de chasser les oiseaux migrateurs de retour sur leurs lieux de nidification.

Plus d’informations

Consultez le communiqué de presse

source : https://www.lpo.fr/actualites/victoire-le-conseil-d-etat-suspend-la-chasse-aux-oies-sauvages

Comptage Wetlands 2018 : Les oiseaux d’eau hivernants en France

Publié le

Découvrez les résultats des comptages Wetlands 2018 !

tournepierre 084 fcahezTournepierre à collier (Arenaria interpres) – Crédit photo : F. Cahez

Qu’est-ce que le comptage Wetlands ?

En hiver, les oiseaux d’eau, qui ont niché pour beaucoup dans les zones arctiques et boréales, se rassemblent dans des régions tempérées ou tropicales. Ces rassemblements permettent de les dénombrer plus facilement, que lorsqu’ils sont dispersés dans la toundra ou dans des zones difficiles d’accès.

En France, où l’on pratique ces comptages depuis 1967, ce sont plus de 1 500 « compteurs » qui recensent les oiseaux d’eau sur plus de 500 zones humides côtières et continentales, collectant ainsi des milliers de données chaque année sur plus de 70 espèces.

Les informations collectées au cours du comptage Wetlands ont permis, au fil des décennies, d’identifier des zones humides d’importance nationale et internationale, qui bénéficient souvent de mesures de protection.

Le bilan du comptage Wetlands 2018

Compter les oiseaux d’eau sur une base annuelle et depuis plusieurs dizaines d’années, permet de suivre l’évolution de chaque espèce. Sur les 10 dernières années, 17 espèces d’oiseaux d’eau sont en augmentation en France, 17 sont stables, 18 fluctuantes et 18 en régression.

La synthèse du dénombrement de janvier 2018 dresse le bilan actualisé de la situation des oiseaux d’eau. Désormais éditée sous forme d’une brochure, elle présente brièvement le comptage Wetlands, ses objectifs, ses chiffres clés, son réseau des sites, etc. Les fiches espèces contenant les chiffres, la répartition et les tendances sont regroupées dans l’annexe de ce document.

Plus d’informations

Consultez la synthèse Wetlands 2018
Consultez les annexes techniques du comptage 2018

 

Source :  https://www.lpo.fr/actualites/comptage-wetlands-2018-les-oiseaux-d-eau-hivernants-en-france

Grand débat national : La LPO s’engage au nom de la biodiversité

Publié le Mis à jour le

Nos recommandations pour défendre la nature lors de la consultation lancée par le Gouvernement.

image actu grandebatnational2019

Un Grand Débat National a été engagé par le Gouvernement. Des réunions publiques ainsi que le site internet mis en ligne depuis le 15 janvier 2019 invitent les citoyens français à faire part de leur avis et ressentis sur diverses thématiques, dont la transition écologique. La LPO vous encourage donc à y participer avant le 15 mars prochain pour formuler des propositions concrètes en faveur de la biodiversité.

A cet effet, vous avez la possibilité de vous inspirer des documents suivants :

Le rapport de l’Observatoire National de la Biodiversité peut également vous être utile.

Comment participer en ligne ?

Une fois inscrit sur le site, cliquez sur le thème « transition écologique » et accédez au questionnaire dédié. Il vous sera possible de rédiger une contribution libre en utilisant si vous le souhaitez nos recommandations.

Chasse des oies migratrices après la fermeture : le cadeau de trop d’Emmanuel Macron aux chasseurs

Publié le

Chasse des oies migratrices après la fermeture : le cadeau de trop d’Emmanuel Macron aux chasseurs

Le gouvernement vient de prolonger la chasse des oies tout au long du mois de février, après la date officielle de fermeture, en pleine période de migration prénuptiale. « En même temps » la France  prétend être exemplaire en matière de biodiversité, se vante d’accueillir l’IPBES(1) à Paris fin mars et le Congrès mondial de l’UICN en 2020 à Marseille.

C’est le cadeau de trop fait aux chasseurs après la réduction du prix du permis national pour les plus riches, le retour des chasses présidentielles et autres piégeages traditionnels. La LPO a d’ores et déjà saisi le Conseil d’Etat avec une demande de suspension immédiate.

Alors que les gouvernements précédents avaient tenté sans succès d’autoriser la chasse des oies migratrices jusqu’au 10 février, le gouvernement d’Emmanuel Macron offre aux chasseurs tout le mois de février !

Sur ordre du Président de la République, le Ministre censé incarner la Transition Ecologique et Solidaire vient de signer un arrêté le 30 janvier 2019  permettant  la chasse de 4000 Oies cendrées jusqu’au 28 février 2019 (sauf Haut-Rhin/Bas-Rhin), et des Oies rieuses et des moissons, sans quota, jusqu’au 10 février.

Ainsi le Ministère prétend avoir analysé, en moins d’une semaine, les 52 000 contributions sur le site de la consultation publique sur le site du ministère de l’Ecologie pour établir son arrêté. En vérité, la décision était prise dès le mois d’août dernier, puisque le Président de la Fédération nationale des chasseurs déclarait à la sortie de sa rencontre avec le Président Macron (celle-là même qui avait conduit à la démission de Nicolas Hulot) qu’il avait obtenu la possibilité de chasser les oies cendrées au mois de février 2019. Dès lors on ne peut s’empêcher de se demander à quoi servent les consultations publiques !

En résumé, qu’importe si l’argument présenté par le Ministère ne tient pas puisqu’il n’y a pas de dégâts causés aux cultures par ces espèces en France. Après tout les précédents gouvernements avaient déjà tenté de justifier la chasse après la fermeture pour des raisons scientifiques (sic), ou donné des ordres à la police de la nature de ne pas verbaliser les chasseurs.

Qu’importe si le Président de la République qui se dit européen convaincu méprise la Directive oiseaux approuvée par la France il y a 40 ans qui dit que les Etats membres ne doivent pas chasser les oiseaux migrateurs de retour sur leurs lieux de nidification.

Qu’importe si 11 arrêts concordants du Conseil d’Etat ont confirmé, année après année, que la date de fermeture des oies sauvages doit être le 31 janvier afin de respecter la migration prénuptiale des oiseaux qui débute, selon les études les plus récentes, à partir du 20 janvier (et de plus en plus tôt avec le réchauffement climatique).

Qu’importe si les chasseurs sont bien incapables de distinguer les trois espèces d’oies après le 10 février, s’agissant pour grande partie d’une chasse de nuit, et si les contrôles sont fatalement limités notamment par les faibles effectifs des agents de l’ONCFS

Qu’importe si ce mois de chasse supplémentaire perturbera les autres oiseaux d’eau dont la chasse est fermée depuis le 31 janvier, et notamment les canards, en cette période de quiétude qui leur est indispensable entre la fin de l’hivernage et leur reproduction. Et qu’importe si la faune est fragilisée par les conditions météorologiques hivernales.

Sous prétexte de « gestion adaptative » présentée comme un véritable progrès dans le projet de loi consacrant la fusion de l’ONCFS et de l’AFB en cours d’examen, le gouvernement commence par prolonger la chasse d’oiseaux migrateurs en dehors des périodes d’ouverture, au lieu de suspendre la chasse des 18 oiseaux en mauvais état de conservation et inscrits comme tels sur les listes rouges de l’UICN, reniant ainsi les engagements de campagne du Président de la République.

La LPO vient de déposer deux recours au Conseil d‘Etat contre cet arrêté, l’un visant son annulation et l’autre, plus urgent, demandant sa suspension immédiate

(1) Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques : ouvert aux états membres des Nations-Unies (130 membres en 2017).

Contact presse
Allain Bougrain Dubourg : 06 11 15 15 18

Informations complémentaires

Arrêté du 30 janvier 2019 relatif au prélèvement autorisé de l’oie cendrée, de l’oie rieuse et de l’oie des moissons au cours du mois de février 2019

CP LPO 08/01/2019 : Le gouvernement veut permettre la chasse des oies migratrices en février : la LPO appelle les Français à se mobiliser

Actu LPO : appel à mobilisation en faveur des oies sauvages

Ils étaient 150, dimanche 27 janvier, à Nevers, à marcher pour le climat

Publié le

Ils étaient 150, dimanche 27 janvier, à Nevers, à marcher pour le climat

 C’est sous une pluie battante et froide que 150 marcheurs, à l’invitation du Collectif 58 pour le climat, se sont réunis, dimanche 27 janvier, à Nevers, pour dénoncer leur désarroi face à l’urgence climatique.

« Nous marchons pour lancer un cri d’alarme à l’adresse de nos élus. Leur dire que les citoyens veulent une justice climatique pour tous. » C’est ainsi qu’un membre du Collectif 58 pour le climat (*) résume l’objet de la marche de dimanche 27 janvier à Nevers.

« Il faut que tout le monde ait accès aux richesses de la terre et que ce ne soit pas les multinationales qui s’en emparent, qui en prennent le contrôle en les privatisant, notamment la forêt. » Sur ce plan, la volonté est qu’il n’y ait pas d’exploitation dévastatrice de celle du Morvan. « Il faut également que la transformation de ce bois se fasse sur place, ce qui permettrait, de surcroît, de maintenir des emplois ici. Il faut exploiter nos ressources en local, pour le local. »

La surconsommation produit beaucoup de déchets

L’agriculture est aussi au cœur de ses préoccupations. « Il faut que les agriculteurs puissent continuer d’exploiter leurs propres terres et qu’ils en vivent. Pour cela, il faut qu’ils puissent accéder au foncier. »

Le Collectif dénonce également la surconsommation qui produit beaucoup de déchets. « Il n’y a pas besoin d’acheter sans cesse. »

À l’heure où la jeune militante suédoise de 16 ans, Greta Thunberg, bouscule présidents et patrons au sommet de Davos, les cris d’alarmes lancés au cours de ces marches pour le climat prennent une raisonnance particulière.

(*) Le Collectif 58 pour le climat rassemble notamment la FSU, Sortir du nucléaire Berry-Giennois-Puisaye, PG 58, Aves France, le Collectif Nivernais pour une agricuture durable, Les 3 prés, Loire vivante, le PCF, l’Association pour la protection du confluent de la Loire et de l’Allier, AOC, EELV, le CCFD-Terre Solidaire et Adret Morvan.

 

Denis Chaumereuil

Source : https://www.lejdc.fr/nevers/environnement/2019/01/27/ils-etaient-150-dimanche-27-janvier-a-nevers-a-marcher-pour-le-climat_13120391.html

Flore sauvage métropolitaine : 15 % des espèces menacées de disparition

Publié le

Flore sauvage métropolitaine : 15 % des espèces menacées de disparition

 

Parmi les menaces qui pèsent sur la flore, on trouve principalement l’urbanisation croissante et l’agriculture intensive.

Urbanisation, pratiques agricoles… Près de 750 espèces de la flore sauvage de métropole courent un risque de disparition, soit 15 % des 5 000 plantes recensées sur le territoire, ont annoncé jeudi 24 janvier plusieurs organismes spécialisés, soulignant une « situation préoccupante ».

C’est la première fois que le risque de disparition de l’ensemble de la « flore vasculaire » (qui possède des vaisseaux permettant la circulation de la sève) est évalué en métropole. Cela regroupe l’ensemble des fougères, des plantes à graines ou à fleurs et des conifères, mais pas les mousses ou les algues.

Lire la suite :  https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/24/flore-sauvage-metropolitaine-15-des-especes-menacees-de-disparition_5414053_3244.html

Bras de fer entre l’État et la protection animale concernant la chasse des oies sauvages

Publié le

Bras de fer entre l’État et la protection animale concernant la chasse des oies sauvages

Alors que le ministère de la Transition écologique et solidaire a mis en place une consultation publique au sujet d’un arrêté pour prolonger la chasse aux oies sauvages, la Fondation 30 Millions d’Amis s’insurge de cette énième tentative pour contenter les chasseurs.

Le sort des oies sauvages à nouveau en jeu. Alors que la chasse aux oies doit prendre fin le 31 janvier, un projet d’arrêté vise à prolonger l’abattage : jusqu’au 10 février pour les oies rieuses et les oies de mousson et jusqu’au 28 février pour les oies cendrées. Une énième tentative du gouvernement pour satisfaire les chasseurs… « Il s’agit de la 15e fois depuis 2001 qu’ils cherchent à prolonger cette chasse, critique Yves Verilhac, directeur général de la Ligue de Protection des Oiseaux. Et depuis 2001, nous avons gagné 10 fois car les justifications sont souvent improbables. Cette dernière tentative n’échappe pas à la règle. »

 

la suite :  https://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/15409-bras-de-fer-entre-letat-et-la-protection-animale-concernant-la-chasse-des-oies-sauvages/

Chasse aux oies cendrées : le discours malhonnête du ministre de Rugy

Publié le

Chasse aux oies cendrées : le discours malhonnête du ministre de Rugy

En juillet, Emmanuel Macron annonçait aux chasseurs qu’ils pourraient tuer 5.000 oies en février, c’est-à-dire après la fermeture de la chasse. Pour l’auteur de cette tribune, aucun argument scientifique ne justifie cette décision, que doit formaliser le ministre le Transition écologique et solidaire.

la suite : https://reporterre.net/chasse-aux-oies-cendrees-le-discours-malhonnete-du-ministre-de-rugy

Chasse et biodiversité, un mariage délicat

Publié le Mis à jour le

Chasse et biodiversité, un mariage délicat

Un projet de loi examiné à partir de mercredi vise à créer un établissement public unique de gestion et de protection de la nature.

C’est un peu le mariage de la carpe et du lapin. L’Agence française pour la biodiversité (AFB) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) sont appelés à s’unir pour donner naissance, le 1er janvier 2020, à un nouvel établissement public, l’Office français de la biodiversité. Tel est l’objet principal du projet de loi examiné par les députés à partir du mercredi 23 janvier. Le gouvernement a engagé la procédure accélérée, avec une seule lecture par chambre parlementaire – signe de sa volonté de boucler au plus vite un dossier qui, pour certains, sent encore la poudre. Il devrait passer devant le Sénat d’ici au mois de mai, avant les élections européennes.

La création de la nouvelle entité « permettra de rapprocher les expertises complémentaires des établissements au service de la reconquête de la biodiversité, ainsi que de renforcer l’exercice de la police de l’environnement », explique le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, dont la secrétaire d’Etat Emmanuelle Wargon défendra le texte devant les députés.

Ce projet de loi parachève en réalité la réforme de la chasse voulue par Emmanuel Macron, grand défenseur d’une activité qui participe à ses yeux de « l’identité française ». Le volet le plus symbolique en est la division par deux – de 400 à 200 euros – du prix du permis de chasse national, détenu aujourd’hui par environ 10 % des 1,2 million de pratiquants, dont la plupart n’ont qu’une licence départementale. Une mesure dont l’influente Fédération nationale des chasseurs (FNC) espère qu’elle relancera « un loisir » en perte de vitesse.

Article complet ici:   fusion ofb et chasse oies

Revue de presse : chasse à la glu

Publié le

Revue de presse : chasse à la glu

 

Téléchargez le pdf : revue de presse-chasse-glu-21-01-2019