Presse et Environnement

Chasse : « Monsieur le président, baissez les armes »

Publié le

Chasse : « Monsieur le président, baissez les armes »

Depuis le 8 janvier, le gouvernement a ouvert une consultation publique sur le prolongement d’un mois de la chasse aux oies cendrées. Ce nouveau « cadeau » offert aux chasseurs contrevient aux directives européennes qui interdisent de chasser pendant la période de reproduction, explique dans une tribune au « Monde » Allain Bougrain-Dubourg.

Par Allain Bougrain Dubourg Publié hier à 17h57, mis à jour hier à 17h57

« Lors d’une précédente consultation sur les chasses traditionnelles, en juillet 2018, les avis condamnant ces pratiques ont été à plus de 95 % défavorables à ces pratiques. Que fit le ministère ? Il les a maintenues, conformément à la volonté du chef de l’Etat »

Tribune. La détermination est une qualité, l’obstination un défaut. A force de s’obstiner à vouloir faire des cadeaux aux chasseurs, le président Macron va finir par y laisser des plumes.

Tout commence en décembre 2017, à Chambord, lorsque, la nuit venue, le président de la République s’engage, devant un parterre de cadavres de sangliers, à satisfaire les désirs du monde cynégétique. A l’occasion de son anniversaire, il se montre généreux. Les chasses présidentielles, abolies par Jacques Chirac en 1995, vont renaître de leurs cendres. On décide même que la première se déroulera lors d’une invitation au gouvernement italien, à l’occasion du 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci.

L’esprit éclairé qui a imaginé une telle célébration a omis un détail : le brave Léonard était végétarien et figure parmi les ardents défenseurs de la condition animale. On lui prête cette prémonition : « Ce qui est aujourd’hui considéré comme un crime pour l’homme le sera demain pour l’animal. » Pas sûr que lui rendre hommage cinq siècles plus tard par une invitation à tuer soit du meilleur goût.

La suite :  https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/10/chasse-monsieur-le-president-baissez-les-armes_5407427_3232.html

Publicités

les chiffres inquiétants du déclin de la faune française

Publié le

les chiffres inquiétants du déclin de la faune française

Des centaines d’espèces sont menacées de disparition en France. C’est le constat dressé par l’édition 2018 des « chiffres-clés de la biodiversité » que viennent de publier le Commissariat général au développement durable, l’Agence française pour la biodiversité et l’Observatoire national de la biodiversité.

Avec ses territoires ultramarins et près de 11 millions de kilomètres carrés d’espace océanique placés sous sa juridiction, la France abrite environ 10 % de la biodiversité de la planète. Elle recèle en particulier plus de 19 000 espèces endémiques, c’est-à-dire que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde, dont 80 % en outre-mer.

A l’échelle mondiale, 27,7 % des espèces sont menacées. La France est le pays qui héberge le plus de ces animaux menacés de disparition : elle accueille 5 % du total des espèces menacées dans le monde.

Et, aujourd’hui, un tiers des espèces de mammifères sont menacées ou quasi menacées d’extinction en France métropolitaine, contre un quart en 2009. C’est le cas du putois d’Europe ou du desman des Pyrénées.

La situation n’est pas meilleure pour les oiseaux nicheurs, dont un tiers également se trouve aujourd’hui en sursis, contre un quart en 2008. Parmi eux, le milan royal, l’alouette des champs ou la macreuse brune.

Pourquoi un tel recul ? Le rapport pointe principalement les « pressions exercées par les activités humaines ». En tête, l’artificialisation des sols, c’est-à-dire toutes les surfaces qui supportent l’activité humaine.

En moyenne, 65 000 hectares (soit six fois la superficie de Paris) ont été grignotés, chaque année, entre 2006 et 2015 par des habitations, des bâtiments agricoles, des routes, des parkings, des carrières et autres décharges.

Les espèces exotiques envahissantes font aussi partie des menaces les plus directes pour la faune. Soixante des cent espèces les plus invasives ont été identifiées en 2018 dans les territoires ultramarins. La liane papillon, par exemple, à La Réunion ou l’iguane vert en Martinique et en Guadeloupe.

Une consolation : les citoyens sont de plus en plus nombreux à s’impliquer sur le sujet. Plus de 50 000 d’entre eux ont participé, en 2017, à un programme de collecte de données, un chiffre multiplié par 2,5 en six ans.

A l’opposé, l’effort financier national en faveur de la biodiversité (gestion des milieux, réduction des pressions et travaux scientifiques), après avoir progressé de 75 % entre 2000 et 2013, pour atteindre 2,1 milliards d’euros, a ensuite légèrement régressé.

Lien : https://www.lemonde.fr/planete/video/2019/01/10/biodiversite-les-chiffres-inquietants-du-declin-de-la-faune-francaise_5407418_3244.html

Quarante et un nichoirs à oiseaux sont installés à Nevers

Publié le

Quarante et un nichoirs à oiseaux sont installés un peu partout à Nevers

Des mésanges, chouettes hulottes et huppes fasciées se plaisent dans les nichoirs installés depuis plus d’un an par la ville de Nevers dans les parcs, places et cimetières.

Au printemps 2017, la ville de Nevers implantait quarante et un nichoirs à oiseaux dans quinze lieux de la cité, en lien avec la Ligue de protection des oiseaux LPO). L’objectif est de développer la biodiversité dans les parcs, les places ou encore les cimetières.

La municipalité a missionné la Maison de l’environnement entre Loire et Allier (Mela) pour assurer le suivi de ces nichoirs. « Il est important de les visiter car il est très rare que le nid soit réutilisé », indique Romain Gelos, chargé de mission biodiversité à la Mela.

Comment nourrir les oiseaux l’hiver ?

Il est intéressant de nourrir les oiseaux l’hiver « mais seulement durant les périodes de grand froid, lorsqu’il gèle ou qu’il neige », prévient Romain Gelos, chargé de mission biodiversité à la Mela. « Sinon, le risque est qu’ils perdent l’habitude de chercher de la nourriture et qu’ils s’engraissent trop », décrit-il. On peut leur donner des graines, de tournesol, par exemple, de la graisse végétale dans des mangeoires, mais pas de pain. « Et surtout, il faut enlever la nourriture lorsque la température remonte un peu », insiste-t-il.

Comment entretenir un nichoir??

Il est aussi très important de nettoyer régulièrement les mangeoires et les nichoirs car ce sont des lieux fréquentés par plusieurs animaux qui ne se côtoient pas naturellement « et il y a un risque d’échanger des parasites », commente Romain. Il y a plusieurs méthodes. En premier, on doit gratter les restes de nourritures et les nids dans les nichoirs. Ensuite soit on désinfecte avec un chalumeau, soit on utilise un produit spécifique doux qui respecte les animaux, que l’on peut trouver sur la boutique en ligne de la LPO.

Dominique Romeyer

 

L’agriculture durable dans le viseur du lobby de l’agriculture intensive

Publié le

L’agriculture durable dans le viseur du lobby de l’agriculture intensive

 

La FNSEA profite du mouvement « Gilets Jaunes » pour remettre en cause des avancées environnementales en matière agricole, dont l’interdiction du glyphosate. Explications.

Abeille - Crédit photo : RostichepAbeille – Crédit photo : Rostichep

Dans une déclaration sur France Info ce jeudi 6 décembre 2018, la Présidente de la FNSEA a menacé de manifestations publiques supplémentaires si le gouvernement ne revenait pas sur quelques progrès dans le domaine de l’agriculture obtenus notamment à l’issue des états généraux de l’alimentation à savoir :

  • La séparation des activités de conseil et de vente en matière de pesticides permettant de se détacher de la mainmise que les géants de l’agrochimie ont sur l’agriculture
  • L’interdiction du Glyphosate
  • L’augmentation de la redevance pour pollution diffuse qui doit servir au développement de l’agriculture biologique.

Rappelons que les premières victimes de la crise environnementale sont les couches sociales les plus défavorisées et les premières victimes de l’agriculture non durable les agriculteurs eux-mêmes.

À l’heure où de plus en plus d’agriculteurs s’engagent dans la voie d’une agriculture durable, voire dans celle de l’agro-écologie, cette tentative de démarche rétrograde s’oppose à la demande croissante des citoyens et des consommateurs soucieux de leur santé et de l’environnement.

La LPO soutient la démarche de transition écologique portée par le Ministère du même nom et encourage les élus à ne pas  se laisser intimider par les lobbies contre nature.

Source : https://www.lpo.fr/actualites/l-agriculture-durable-dans-le-viseur-du-lobby-de-l-agriculture-intensive-dp1

Quand « l’industrialisation » transforme le visage des forêts françaises

Publié le

Quand « l’industrialisation » transforme le visage des forêts françaises

 

Au bout de ce chemin bucolique, il y avait un talus. C’était le meilleur endroit pour une virée romantique. » En ce 30 novembre pluvieux, les chaussures de Nicolas Henry font craquer les rémanents et les souches de hêtres et de chênes, témoins sans vie du passage récent des abatteuses. « Ça ne vous fait rien de voir ça ?, questionne le coprésident du collectif Adret Morvan. C’est quand même un spectacle de désolation. »

Ces coupes rases ne sont pas cantonnées à la commune de Brassy (Nièvre). Leur multiplication inquiète des militants environnementaux et certains responsables politiques – le député La France insoumise Ugo Bernalicis a récemment évoqué une « malforestation » pour dénoncer la supposée progression des monocultures de résineux aux dépens des forêts de feuillus françaises.

La suite :  https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/enquete-franceinfo-quand-l-industrialisation-transforme-le-visage-des-forets-francaises_3082567.html

La pêche industrielle affame les oiseaux marins à l’échelle mondiale

Publié le

La pêche industrielle affame les oiseaux marins à l’échelle mondiale

 

L’intensification de la pêche industrielle contribue à diminuer la quantité de nourriture disponible pour les oiseaux marins, menaçant de nombreuses espèces dans le monde.

Un travail de bénédictins ! Depuis la fin des années 1990, dans le cadre du groupe de recherche international « Sea around us », le laboratoire de pêcherie de l’université de Colombie-Britannique à Vancouver (Canada), un des meilleurs centres de recherche en ce domaine, constitue une base de données sur toutes les pêcheries du monde.

« Avec le renfort de biologistes français et de l’Université d’Aberdeen (Écosse), nous avons pu, pour la première fois, cartographier la compétition entre la pêche industrielle et les oiseaux marins à travers le monde entre 1970 et 2010 », se félicite David Gremillet, chercheur au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CNRS-Université Montpellier).

 

la suite:  https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Environnement/peche-industrielle-affame-oiseaux-marins-lechelle-mondiale-2018-12-06-1200987954

Appel à mobilisation en faveur des habitats naturels de France métropolitaine

Publié le

Appel à mobilisation en faveur des habitats naturels de France métropolitaine

Suite à une action lancée par la LPO en 2016, le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire s’apprête à publier un arrêté qu’il soumet préalablement à consultation publique sur internet.

Ripisylve et roselière - Crédit photo : Y. ThonnerieuxRipisylve et roselière – Crédit photo : Y. Thonnerieux

Ce texte fixe une liste d’habitats naturels qui pourront faire l’objet d’arrêté préfectoraux de protection, indépendamment de la présence d’espèces protégées dans les périmètres concernés.

Il s’agit d’un nouvel outil juridique au service de la protection des habitats, calqué sur le régime des arrêtés de protection de biotopes (destinés pour leur part à protéger des biotopes d’espèces protégées uniquement) et complétant ce régime.

Nous vous invitons à y répondre favorablement avant le 2 décembre en suivant ce lien, avec la possibilité de vous inspirer de la réponse de la LPO rédigée avec l’association France Nature Environnement :

« La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) et France Nature Environnement (FNE) soutiennent le principe de pouvoir prendre des arrêtés préfectoraux pour préserver des habitats naturels en métropole et en outre-mer.

Dans le cadre de la présente consultation, la LPO et FNE sont favorables à la liste d’habitats naturels de métropole proposée par le Ministère en charge de l’Écologie pouvant bénéficier de tels arrêtés.

Toutefois, la LPO et FNE demandent :

  • d’ajouter l’ensemble des « landes humides » (lister l’ensemble des landes du code EUNIS F4.1 afin d’intégrer les landes « continentales »), l’habitat « Phragmitaies à Phragmites australis » (code EUNIS C3.21) ainsi que les habitats cités par le Conseil national de protection de la nature ;
  • de supprimer la mention « [sauf Chênaies à Chêne blanc euméditerranéennes G1.714] ».

Enfin, la LPO et FNE demandent au Ministère en charge de l’Écologie de lancer un travail et une concertation en vue de définir un statut « d’habitats naturels protégés » similaire à celui des espèces protégées. »

L’ONF utilise-t-il illégalement du glyphosate en forêt domaniale de Saint-Gobain dans l’Aisne ?

Publié le

L’ONF utilise-t-il illégalement du glyphosate en forêt domaniale de Saint-Gobain dans l’Aisne ?

Ces derniers mois, de nombreux témoignages attestant de l’utilisation du glyphosate dans la forêt de Saint-Gobain (Aisne) par l’Office national des forêts (ONF), se multiplient. Est-ce avéré ? Est-ce légal ?

Par Célia Mascre

[MAJ] Le 2 octobre, l’ONF a annoncé via une note de service « qu’à compter de [cette] date, la gestion pratiquée par l’ONF exclut totalement toute prescription et tout usage du glyphosate dans les forêts publiques ».

Depuis plusieurs années, les associations de protection de l’environnement françaises tirent la sonnette d’alarme. Elles dénoncent une gestion des forêts industrialisée et non respectueuse de l’écosystème.

La forêt domaniale de Saint-Gobain, dont 9 000 hectares sur 13 000 sont gérés par l’ONF, n’y échapperait pas. Située à moins de trente kilomètres du chef-lieu de l’Aisne et à deux heures en voiture de Paris, ce massif forestier est connu pour ses futaies de chênes et de hêtres qui se mêlent à d’autres feuillus : frênes, châtaigniers, érables, merisiers, tilleuls, ormes, saules, aulnes, etc.

Voir l’article complet :  https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/aisne/laon/onf-utilise-t-elle-illegalement-du-glyphosate-foret-domaniale-saint-gobain-aisne-1541658.html

La LPO est signataire du manifeste contre les excès et provocations de la chasse

Publié le

La LPO est signataire du manifeste contre les excès et provocations de la chasse

L’appel de 76 fondations et associations contre les excès et provocations de la chasse.

Crédit photo : Fabrice Cahez

Crédit photo : Fabrice Cahez

En cette rentrée, il n’est pas une journée sans nouvelle provocation de la part des dirigeants des instances cynégétiques et des élus qui les soutiennent : grande campagne visant à faire croire que les chasseurs sont les premiers écologistes de France ; annonce de la réouverture des chasses présidentielles ; cadeaux fiscaux aux plus riches d’entre eux avec la baisse du prix du permis national ; subventions scandaleuses de la part de certaines collectivités ; déclarations méprisantes de la part de responsables cynégétiques ; braconnage assumé publiquement dans la presse ; combats permanents contre la protection des espaces naturels et des espèces comme les prédateurs dont les mustélidés ; prosélytisme dans les écoles…

Le tout sous la bienveillance manifeste de quelques élus en quête de voix, et ce jusqu’au plus haut sommet de l’État. Les sondages sont constants, les Françaises et les Français ne se reconnaissent pas dans ces excès de violence car ils en connaissent la réalité et les conséquences :

  • 100 à 200 accidents de chasse par an, avec 10 à 20 morts chaque année dont des promeneurs et des randonneurs ;
  • Des pratiques barbares infligeant des souffrances inacceptables aux animaux : déterrage des blaireaux, utilisation de la glu, écrasement et étranglement des passereaux, conditions déplorables de détention des appelants, chasse à courre, etc. ;
  • De trop nombreux responsables cynégétiques pris la main dans le sac pour braconnage ;
  • 15 millions d’animaux d’élevage lâchés dans la nature afin d’être tirés comme au ball-trap ;
  • Des espèces en mauvais état de conservation pourtant chassées, dont 20 espèces d’oiseaux inscrites sur les listes rouges de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) ;
  • 6 000 tonnes de plomb déversées dans la nature chaque année avec des conséquences catastrophiques sur la santé et l’environnement (sans parler des dizaines de milliers de cartouches abandonnées) ;
  • Des secteurs entiers interdits à la promenade comme si la nature n’appartenait qu’aux porteurs de fusils.

Ça suffit ! Fortes de la confiance et de l’attente des Françaises et des Français, nos organisations exigent sans attendre :

  • De remettre le permis de chasse national à son prix initial ;
  • La fin des pratiques cruelles et moralement inacceptables, en particulier : la chasse à courre, la vénerie sous terre des renards et blaireaux, les piégeages dits « traditionnels » et la persécution des animaux considérés comme « susceptibles d’occasionner des dégâts » (anciennement appelés « nuisibles ») ;
  • L’obtention du dimanche sans chasse pour un meilleur partage de l’espace public ;
  • L’arrêt de l’élevage et des lâchers d’animaux à seule fin cynégétique ;
  • Le retrait des espèces en mauvais état de conservation des listes chassables ;
  • Le remplacement du plomb par l’acier dans les munitions ;
  • La multiplication des contrôles et le renforcement des sanctions à l’encontre des contrevenants ;
  • L’abandon du projet de réouverture des chasses présidentielles ;
  • L’interdiction du prosélytisme de la chasse et des armes dans nos écoles.

 

La LPO signataire du manifeste de Tronçais pour la sauvegarde des forêts publiques françaises

Publié le

La LPO signataire du manifeste de Tronçais pour la sauvegarde des forêts publiques françaises

Les forêts publiques font partie de notre patrimoine naturel et constituent un réservoir de la diversité biologique animale et végétale.

La LPO et l’ONF travaillent ensemble à la sauvegarde de la Cigogne noire (Ciconia nigra), espèce de nos forêts – Crédit photo : Fabrice Cahez

La LPO et l’ONF travaillent ensemble à la sauvegarde de la Cigogne noire (Ciconia nigra), espèce de nos forêts – Crédit photo : Fabrice Cahez

Formées de surfaces boisées qui ont souvent traversé les siècles, les forêts publiques concentrent les écosystèmes parmi les plus matures du territoire national et abritent des espèces fragiles comme la Cigogne noire.

Véritables puits de carbone et productrices d’oxygène, elles permettent également de ralentir le réchauffement climatique. En France, ce sont près de 70 millions de tonnes de CO2 qui sont ainsi captées chaque année !

La démarche de privatisation de l’Office National des Forêts (ONF), l’établissement public français chargé de la gestion des forêts publiques, et l’industrialisation croissante qui l’accompagne doivent être reconsidérées au regard des multiples enjeux des forêts pour la société d’aujourd’hui (climat, biodiversité, emploi et économie).

La LPO, mobilisée pour la protection de la biodiversité, demande solennellement la convocation d’un grand débat public sur la politique forestière. La notion de bien commun impose que la société civile dispose d’un droit de regard sur la gestion des forêts publiques qu’elle reçoit en héritage et doit transmettre à ses enfants.

Téléchargez le manifeste rédigé par 12 ONG et l’intersyndicale de l’ONF

Près de 80 % des espèces d’oiseaux migrateurs menacées d’ici à 2050 par le changement climatique

Publié le

Près de 80 % des espèces d’oiseaux migrateurs menacées d’ici à 2050 par le changement climatique

Les changements environnementaux pourraient modifier leurs aires de nidification et d’hivernage ainsi que leurs distances de vol.

L’avenir s’annonce compliqué pour les oiseaux migrateurs. L’altération à l’échelle planétaire des conditions climatiques, de l’utilisation des terres et de la couverture des sols constitue une menace pour la majorité de ces populations, selon des estimations pour 2050 publiées, lundi 22 octobre, dans la revue Nature Climate Change. Or, à l’heure actuelle, très peu de ces espèces sont classées comme menacées par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et font l’objet d’une protection, s’inquiète l’équipe de recherche internationale qui a mené ces travaux.

Afin d’appréhender au mieux l’impact du changement climatique sur les populations de migrateurs, encore mal connu, les chercheurs ont pris le parti de considérer l’ensemble de leur cycle de vie annuel. « La plupart des études s’étaient focalisées sur les aires de nidification, mais on s’aperçoit maintenant qu’il y a de plus en plus d’espèces qui ne reviennent pas ou qui subissent une très forte mortalité dans les zones d’hivernage », souligne Wilfried Thuiller, chercheur au laboratoire d’écologie alpine de Grenoble (université Grenoble-Alpes, CNRS) et coauteur de l’étude.

Les scientifiques ont concentré leur attention sur les espèces nichant au nord du tropique du Cancer et parcourant de longues distances pour hiverner (1 100 à 13 500 km). Grues, hirondelles, foulques, rossignols, faucons, oies… un total de 825 espèces répondaient à ces critères, et 715 d’entre elles étaient suffisamment documentées pour être incluses dans l’analyse.

Rallongement du parcours migratoire

la suite :  https://www.lemonde.fr/climat/article/2018/10/22/la-majorite-des-especes-d-oiseaux-migrateurs-menacees-par-le-changement-climatique_5372967_1652612.html

« Des terres et des ailes » : Réinstaurons la biodiversité dans nos campagnes

Publié le Mis à jour le

« Des terres et des ailes » : Réinstaurons la biodiversité dans nos campagnes

Des Terres et des Ailes est un programme qui lutte contre la disparition des oiseaux communs de nos campagnes.

alouette des champs 650 350

Alouette des champs (Alauda arvensis) – Crédit photo : Christian Aussaguel

La LPO vous accompagne

Une étude récente issue du Muséum national d’Histoire naturelle et du CNRS montre que les populations d’oiseaux dans les campagnes ont diminué d’un tiers en 15 ans. Un bilan édifiant, qui nous force à agir.
Avec le soutien de l’APCA, la LPO lance le programme « Des terres et des ailes ». L’objectif ? Réinstaurer la nature de nos campagnes et réduire la disparition des oiseaux. Agriculteurs, paysans, associations locales, chambres d’agriculture, ensemble agissons !

Comment participer ?

  • Rendez-vous sur le site internet desterresetdesailes.fr, prenez connaissance du projet, des actions possibles, consultez la carte des réalisations par commune et créez votre compte.
  • Mettez en œuvre les actions retenues.
  • Complétez les infos de votre compte (réalisations, observations, ..).
  • Affichez votre participation au programme sur votre exploitation via un panneau (facultatif).

Rejoignez ce projet collectif et parlez-en autour de vous. Chaque geste compte, petit ou grand !

Plus de détails:  https://www.lpo.fr/actualites/des-terres-et-des-ailes-reinstaurons-la-biodiversite-dans-nos-campagnes

L’appel des coquelicots à Nevers

Publié le

L’appel des coquelicots à Nevers

Pesticides : l’alerte sur nos cours d’eau (pétition)

Publié le

Pesticides : l’alerte sur nos cours d’eau

En France, il est interdit d’épandre des pesticides dans certaines zones, dites « de non traitement », en bordure de cours d’eau. Malheureusement, un arrêté ministériel passé en mai 2017 introduit un flou dans la définition de ces zones. Résultat, certains départements en ont profité pour exclure près de la moitié des aires qui étaient jusqu’alors protégées. Avec France Nature Environnement, demandez aux ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique et solidaire de garder nos cours d’eau #LoinDesPesticides :

signez la pétition sur ce lien:

https://www.fne.asso.fr/actualites/p%C3%A9tition%C2%A0-encore-plus-de-pesticides-dans-nos-cours-deau%C2%A0-cest-non%C2%A0-0

 

L’« Appel des coquelicots » pour arrêter l’utilisation des pesticides

Publié le Mis à jour le

L’« Appel des coquelicots » pour arrêter l’utilisation des pesticides

La LPO soutient « L’appel des coquelicots » lancé par le journaliste spécialiste de l’environnement Fabrice Nicolino dans le numéro spécial de Charlie hebdo du 12 septembre 2018.

coquelicot

Signé par 100 citoyens et activistes, cet appel prône l’arrêt de l’utilisation des pesticides dans l’agriculture, qui « détruisent tout ce qui est vivant », et sont une « tragédie pour la santé ». Pour preuve, les journalistes de l’hebdomadaire ont fait analyser leurs cheveux. « Sur les 140 pesticides et métabolites de pesticides recherchés, 80 ont été retrouvés au moins une fois. Le nombre moyen de pesticides par échantillon dépassait 40 ». Signer l’appel

Cet « Appel des coquelicots » engage à l’action de toutes celles et ceux qui veulent interdire l’utilisation de pesticides. Pour cela, les défenseurs du projet sont appelés à porter un coquelicot en tissu à leur boutonnière, afin de créer un mouvement collectif et pacifiste. Pendant les deux ans de l’Appel, chaque premier vendredi du mois, les porteurs de coquelicots se retrouveront sur les places des villes et des villages, pour « se voir, se congratuler, s’embrasser et lancer ensemble de nouvelles actions ». Cinq millions de soutiens sont espérés lors des deux ans que vont durer cet Appel.

Prochainement, la LPO lancera le programme national « Des terres & des ailes », qui aura pour objectif de faire revenir sur nos territoires des oiseaux, insectes et mammifères des campagnes. Pour cela, chaque agriculteur ou citoyen pourra créer un aménagement afin de faciliter l’installation et la vie d’individus, à son échelle et à sa convenance. La LPO souhaite ainsi créer un élan collectif du monde agricole en faveur de la biodiversité.

La LPO Pays de la la Loire mène déjà des actions en faveur de la biodiversité, notamment par le projet « Paysans de nature », avec comme priorité la préservation de la nature sauvage. Chaque paysan engagé respecte une charte, qui interdit l’utilisation de produits chimiques de synthèse, d’OGM ou d’organismes mutagènes. Il doit aussi mettre en place des pratiques de culture et d’élevage favorisant la préservation de la biodiversité sur ses terres.