Presse et Environnement

L’alarmante disparition des oiseaux

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L’alarmante disparition des oiseaux

421 millions d’oiseaux ont disparu en moins de 30 ans en Europe. Pesticides, changement climatique… Enquête sur les causes de leur disparition.

 

Lire et écouter l’article sur ce lien :  https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-28-septembre-2019

Industrialisation, sécheresse, souffrance au travail : la forêt française en crise

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Industrialisation, sécheresse, souffrance au travail : la forêt française en crise

 

Où va la forêt française ? Dans le sillage d’une réforme de l’Office national des forêts, ses salariés sont en souffrance tandis qu’une perte de biodiversité affecte le patrimoine forestier. Enquête sur les racines du mal.

 

Lire et écouter l’article sur ce lien :  https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-12-octobre-2019

Précautions lors de l’utilisation des pièges à glu (alerte LPO)

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Ci après un message  de Yves VERILHAC, Directeur Général de la LPO France

« Chers Amis des abeilles,

Les apiculteurs sont amenés à utiliser des pièges avec de la glu pour détruire les frelons asiatiques. Parallèlement les jardiniers amateurs font de même, préférant de plus en plus des bandes de glu plutôt que des insecticides pour le jardin.

Or plusieurs adhérents et sympathisants nous rapportent des cas de destruction d’oiseaux qui se collent accidentellement sur la glu.

La société Vita Europe commercialise par exemple les pièges à frelons Apiprotect (plateaux collants). Alertée par nos soins, la société Apinov basée en Charente Maritime a prévenu les principaux magasins qui proposent ce produit (Icko-apiculture, Luberon, Naturapi, Apidistribution et les 2 Ets Lerouge). Elle leur préconise la pose d’une cage sur le piège en attendant de trouver une solution intégrée au produit lui-même.

Si vous utilisez ces produits, merci de mettre une cage sur le piège.
D’avance merci pour les oiseaux qui n’ont vraiment pas besoin de ça en plus. »

Tuberculose bovine : le blaireau a bon dos

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Un rapport de l’ANSES relativise le rôle du blaireau dans la transmission de la maladie alors que l’animal reste injustement massacré en France pour cette raison.

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Crédit photo : Fabrice Cahez / LPO

En septembre 2016, la LPO et d’autres associations de protection de la nature (Humanité et Biodiversité, ASPAS, FNE) avaient saisi l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) au sujet du rôle du blaireau dans la transmission de la tuberculose bovine. Trois ans plus tard, les résultats viennent d’être rendus publics.

L’ANSES rappelle tout d’abord que le blaireau n’est que l’une des espèces sauvages susceptibles d’être infectées par la bactérie. Le sanglier et le cerf, plus répandus dans la nature, sont également deux hôtes potentiels de la maladie.

Blaireau bouc émissaire

L’agence d’expertise réitère ensuite clairement sa position déjà exprimée dans un rapport de 2011 : «dans les zones indemnes de tuberculose, l’élimination préventive des blaireaux (et des autres espèces sauvages) ne peut en aucun cas être justifiée au motif de la lutte contre la tuberculose». Or, aujourd’hui encore, dans certains départements, le motif de la lutte contre la tuberculose sert de prétexte pour justifier l’intensification de la chasse, du piégeage ou de l’archaïque déterrage des blaireaux, pratiqué en pleine période d’élevage des jeunes. Selon l’ONCFS, environ 20 000 blaireaux sont ainsi tués chaque année en France alors qu’en réalité, les zones à risque concernent moins de 4% du territoire français.

Les associations en appellent donc au ministère de la Transition écologique pour que cette conclusion soit clairement rappelée d’une part aux préfets, pour qu’ils ne cèdent plus à cet argument émis dans les commissions départementales de la chasse et de la faune sauvage, mais également aux chasseurs et piégeurs.

La tuberculose bovine en France

La tuberculose bovine, causée par la bactérie Mycobacterium bovis, est une maladie affectant l’élevage bovin et potentiellement transmissible à l’Homme, bien qu’elle ne serait responsable que de moins d’1% des cas de tuberculose humaine en France. Toutefois, quelques foyers d’infection résiduels subsistent et font l’objet de mesures de surveillance et de gestion. L’ensemble des données ainsi collectées permettent de prendre une décision spécifique à chaque zone délimitée et de mettre en place d’éventuelles mesures de gestion ciblées et coordonnées.

La transmission de la bactérie entre les blaireaux ou entre le blaireau et une autre espèce dépend du nombre de contacts (directs et indirects) et des densités de populations. Ces paramètres définissent des profils de transmission de la maladie très différents d’une région à une autre. C’est pourquoi les enquêtes doivent être menées localement et au cas par cas. Rappelons également que si la faune sauvage, dont les blaireaux, peut véhiculer la maladie, au départ, ce sont les bovins qui ont contaminé les blaireaux et non l’inverse. Les dépistages sur les bovins et les mesures de biosécurité dans les élevages doivent donc être poursuivis, voire renforcés.

A noter enfin qu’un vaccin, aujourd’hui au stade expérimental, pourrait offrir une solution immunologique à plus long terme.

Plus d’informations

Consultez le communiqué de presse

Dans les forêts du Morvan, l’État refuse d’encadrer les coupes rases

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Dans les forêts du Morvan, l’État refuse d’encadrer les coupes rases

Le parc naturel du Morvan souhaite limiter les coupes rases, néfastes pour l’environnement mais utiles à l’industrie du bois. Parce qu’il s’oppose à une gestion intensive des forêts, il risque de perdre son label, et les subventions afférentes.

Le parc naturel régional du Morvan se trouve aujourd’hui dans une situation paradoxale. Cet établissement public qui a pour mission première « la protection de l’environnement » souhaite réguler les coupes rases qui sévissent dans ses forêts. Mais la préfecture de la région Bourgogne-Franche-Comté s’y oppose. Elle menace même de lui retirer son label et les subventions qui vont avec…

Lire la suite : https://reporterre.net/Dans-les-forets-du-Morvan-l-Etat-refuse-d-encadrer-les-coupes-rases

Une libellule arctique en Morvan

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Une libellule arctique en Bourgogne ?

 

Dans les tourbières morvandelles, se cache un insecte rare, relicte de l’ère glaciaire : la cordulie arctique.

 

■Qui est la cordulie arctique ?

La cordulie arctique (Somatochlora arctica) est une libellule de taille moyenne à l’abdomen cylindrique noir brillant et au thorax à reflets verdâtres. Son vol est rapide…

Pour lire la suite :  http://www.bourgogne-nature.fr/fichiers/questions_nature/2019/page_nature_du_15_septembre.pdf

Consultation publique : distances minimales d’épandage des pesticides

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Le gouvernement organise jusqu’au 1er octobre une consultation publique sur les conditions d’épandage des pesticides, à laquelle chacun est invité à donner son avis.

tractor 4217686 1920Image parFranck Barske de Pixabay

La LPO partage l’avis de l’association « nous voulons des coquelicots » concernant la consultation sur les distances minimales d’épandage des pesticides.

La question est mal posée car ces polluants toxiques sont diffusés partout, sur de longues distances, véhiculés par voies aériennes, terrestres et aquatiques : il ne s’agit donc pas seulement d’interdire l’épandage de pesticides de synthèse à 5, 10 ou 120 mètres des habitations, mais de les bannir de notre environnement dans les meilleurs délais.

Donnez votre avis sur la consultation.

La LPO invite également ceux qui ne l’auraient pas encore fait à signer l’Appel des coquelicots.

 

La LPO fait suspendre la chasse du courlis

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La LPO fait suspendre la chasse du courlis

Une bonne nouvelle pour cet oiseau inscrit sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN.

Courlis cendré (Numenius arquata) - Crédit photo : Aurélien Audevard

Courlis cendré (Numenius arquata) – Crédit photo : Aurélien Audevard

Par arrêté signé le 31 juillet 2019, la ministre Elizabeth Borne autorisait la chasse de 6 000 Courlis cendrés, une décision prise au mépris des scientifiques et des citoyens et sans tenir compte du mauvais état de conservation de cette espèce de limicole chassable.

Dès sa publication, la LPO a attaqué l’arrêté moratoire et demandé sa suspension d’urgence, la chasse au Courlis cendré ayant débuté le samedi 3 août 2019 sur l’ensemble du territoire.

Le Conseil d’Etat vient de suspendre cet arrêté. Cette décision a un effet immédiat et produira effet jusqu’au jugement de l’affaire sur le fond par le Conseil d’Etat.

Par ailleurs, la Tourterelle des bois fournit un autre exemple consternant du non-respect de la biodiversité : la ministre en charge de l’Ecologie s’apprête à prendre un arrêté pour tuer 30 000 individus alors que l’espèce est menacée d’extinction au niveau mondial !

Pour Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO : « Le Conseil d’Etat vient de rappeler le gouvernement à ses obligations s’agissant du Courlis cendré. Nous attendons maintenant avec inquiétude et détermination la décision de la ministre sur la Tourterelle des bois. Inquiétude car il y a fort à craindre qu’elle autorisera à nouveau la chasse d’une espèce en très mauvais état de conservation; détermination car toutes ces décisions incompréhensibles nourrissent la plainte de la LPO au niveau européen ».

Consulter l’ordonnance

Le GIEC confirme que les pratiques agricoles et forestières actuelles conduisent à une catastrophe climatique

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Un rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) montre que l’agriculture, l’exploitation forestière et l’industrie agro-alimentaire sont responsables de plus d’un cinquième des émissions responsables du changement climatique, en remplaçant les environnements naturels par des plantations et des champs et en dégradant les habitats naturels restants tels que les forêts et les zones humides.

Coquelicot (Papaver rhoeas) - Crédit photo : E. Champion

Coquelicots (Papaver rhoeas) – Crédit photo : E. Champion

Environ un tiers des terres émergées et plus de 70% des ressources en eau douce sont aujourd’hui consacrés à la production végétale ou animale. Des changements urgents et radicaux dans la consommation, la production et l’utilisation des terres sont indispensables pour éviter une catastrophe mondiale.

Le rapport, rédigé par 103 experts de 52 pays, démontre clairement que l’agriculture industrielle doit être transformée pour inclure des pratiques plus durables qui reconstruisent le carbone des sols, la végétation naturelle et la biodiversité. En parallèle, les consommateurs doivent également réduire leur consommation de viande et de produits laitiers, en particulier dans les régions où ces produits sont fortement surconsommés.

Réformer la PAC

L’Union Européenne consacre 58 milliards d’euros au financement d’une politique agricole commune (PAC) néfaste pour la nature. Conçue à l’origine pour assurer la sécurité alimentaire en Europe, elle produit aujourd’hui l’effet inverse. La PAC actuelle consacre la majeure partie de son budget à des formes d’agriculture non durables qui entraînent des émissions de gaz à effet de serre, une perte de biodiversité et un effondrement des écosystèmes.

Le rapport confirme également que la bioénergie n’est pas une alternative acceptable aux combustibles fossiles. Le changement d’utilisation des sols pour la bioénergie augmente considérablement la pression sur les ressources en terres et en eau, avec des conséquences potentiellement irréversibles sur la sécurité alimentaire et la dégradation des sols.

Enfin, le rapport indique clairement que la restauration de la nature à grande échelle, en particulier des tourbières, des zones humides, des forêts naturelles et des prairies, doit devenir une priorité mondiale afin de rétablir les habitats de la biodiversité et les stocks de carbone tout en améliorant la rétention d’eau.

Ariel Brunner, BirdLife Europe:

«Chaque nouvelle étude le confirme : le temps presse pour réformer notre système agricole. Et pourtant, nous investissons toujours des dizaines de milliards d’euros dans la PAC, un système pervers qui finance la destruction de la nature et l’appauvrissement des terres dont dépend notre avenir et celui de l’agriculture. »

Aidez-nous à empêcher la chasse d’oiseaux en danger

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Donnez votre avis sans plus attendre !

Tourterelle des bois (Streptopelia turtur) - Crédit photo : Aurélien Audevard

Tourterelle des bois (Streptopelia turtur) – Crédit photo : Aurélien Audevard

Le Ministère de la transition écologique et solidaire veut autoriser la chasse de 30 000 Tourterelle des bois, de 6 000 Courlis cendré pour la saison 2019-2020 en France métropolitaine. En revanche et heureusement il prévoit de suspendre la chasse de la Barge à queue noire mais pour un an seulement !

Pour la Tourterelle des bois et le Courlis cendré, nous vous invitons à donner un avis défavorable.

Pour la Barge à queue noire, nous vous invitons à donner un avis favorable au moratoire sur la chasse de la barge à queue noire en demandant que sa durée soit portée à trois ans, au lieu d’une seule année.

Vous trouverez pour chaque espèce le lien vers la consultation, ainsi que des éléments de compréhension et de réponse dont vous pourrez vous inspirer. Chaque témoignage doit être personnel. La consultation se termine le 25 juillet.

Merci pour votre mobilisation !


En mars 2019, le ministère se félicitait de la création d’un Comité d’experts sur la gestion adaptative (CEGA) qui devait examiner les possibilités de prélèvements de la Tourterelle des bois, du Courlis cendré et de la Barge à queue noire en fonction de l’état de conservation de ces populations. Après examen de l’ensemble des éléments, le CEGA a rendu ses avis sur les trois espèces. Peu soucieux des éléments scientifiques justifiant l’arrêt de la chasse à la Tourterelle des bois et du Courlis cendré le ministère n’a suivi aucun des avis de ce groupe d’experts. Le ministère ne fait que répondre à « la commande de la Fédération nationale des chasseurs » qui avait soutenu Macron aux élections européennes de mai dernier.

Pour la Tourterelle des bois

En raison du déclin prononcé de sa population (-80% despuis 1980 en Europe, -48% depuis 2001 en France), l’espèce est classée dans la catégorie « Vulnérable » de la liste des espèces menacées de disparition de l’UICN. Le plan d’action international de l’espèce 2018-2028, démontre clairement que les prélèvements sur l’Ouest de l’Europe sont non soutenables pour la population qui doit, en plus de la destruction/dégradation de son habitat (bocage…), supporter un prélèvement de près d’1,1 million d’individus en Espagne, France, Portugal et Italie. Le CEGA a, compte tenu des paramètres démographiques de la population, préconisé dans son avis au ministère la mise en place d’un moratoire temporaire des prélèvements de cette espèce (suspension de sa chasse).

C’est donc un quota ZERO et non 30 000 oiseaux qu’il faut instaurer pour tenter de sauver l’espèce et le projet d’arrêté soumis à consultation ignore totalement l’avertissement/l’exhortation du comité d’experts.

Dites non au projet d’arrêté autorisant la chasse de 30 000 Tourterelles des bois et exiger la suspension totale de sa chasse (quota= 0).

Le Courlis cendré

En raison du déclin prononcé de sa population (-43% depuis 1980 en Europe, -68% depuis 2001 en France), l’espèce est aussi classée dans la catégorie « Vulnérable » de la liste des espèces menacées de disparition de l’UICN en Europe. Le plan d’action international pour la conservation de la population européenne de Courlis cendré demande à la France depuis 2015 de mettre en place une gestion adaptative des prélèvements de cette espèce menacée. A défaut, le plan international recommande à la France d’appliquer un moratoire total sur la chasse du Courlis cendré. Le comité d’experts,  dans son avis, préconise un arrêt de la chasse de cette espèce menacée d’autant que qu’il n’y aucune donnée qui permette d’apprécier l’origine et l’âge des individus prélevés, ains que sur les tableaux de prélèvements annuels du courlis (obligatoires pour tous les limicoles chassés sur le domaine public maritime). Les chasseurs ont refusé de faire remonter les informations depuis 2015 sur les données indispensables à l’étude de la soutenabilité des prélèvements sur la population. Le gouvernement leur donne cette année encore raison. Le Courlis cendré est un limicole très sensible à la chasse (espèce longévive à maturité sexuelle tardive et faible fécondité). La France est ainsi le dernier pays d’Europe a encore chasser cette espèce. Les efforts des pays européens d’où sont originaires une partie de nos hivernants (Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas, Scandinavie et Pologne) pour tenter de redresser le succès reproducteur de leurs populations, altéré par la destruction/dégradation de leurs habitats, ne peuvent être ainsi piétinés : l’espèce se porte mal en Europe, nous ne pouvons continuer de chasser le Courlis cendré !

C’est donc un quota ZERO et non 6 000 oiseaux qu’il faut instaurer pour ne pas nuire à la conservation de l’espèce et le projet d’arrêté soumis à consultation ignore totalement  les recommandations du comité d’experts.

Dites non au projet d’arrêté autorisant la chasse de 6 000 Courlis cendrés et exiger la suspension totale de sa chasse (quota= 0) sur tout le territoire.

La Barge à queue noire

En raison du déclin prononcé de la sous-espèce continentale de Barge à queue noire (Limosa limosa limosa), l’ensemble des pays de la voie de migration se sont engagés dans le plan international d’action de l’AEWA, reconduit en décembre 2018 pour une période de 10 ans, à ne plus ni chasser la sous-espèce continentale, ni la sous-espèce islandaise (L. l. islandica) de Barge à queue noire. Le Comité d’expert, dans son avis, donne une possibilité aux chasseurs de prélever 300 individus de la sous-espèce islandaise en limitant la période d’ouverture de la chasse à novembre décembre pour minimiser le risque de prélever des individus de la sous-espèce continentale. Le ministère, selon ses obligations internationales, a préféré renouveler d’un an le moratoire sur la chasse de l’espèce juste pour avoir le temps de renégocier son engagement à l’international. Ceci n’est pas assez : le moratoire doit être reconduit sur une durée minimale de 3 ans. Les dernières saisons de reproduction de la Barge à queue noire en Islande ne sont pas rassurantes pour la population qui pourrait suivre le déclin de la population continentale. Les pressions et menaces que connaissent les limicoles prairiaux en Europe commencent à sévir également en Islande. Cette population qui a fortement progressé en profitant du changement climatique ne semble plus dans la même dynamique.

C’est donc un quota ZERO sur 3 ans (et non 1 an) qu’il faut instaurer pour ne pas nuire à la conservation de l’espèce.

Dites « OUI MAIS 3 ANS » au projet d’arrêté suspendant la chasse de la Barge à queue noire pour une seule année.

Le gouvernement prépare une série de texte en faveur de la chasse et au détriment de la nature

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LE GOUVERNEMENT PREPARE UNE SERIE DE TEXTES

EN FAVEUR DE LA CHASSE ET AU DETRIMENT DE LA NATURE

 

Le Conseil national de la chasse et de la faune sauvage a examiné ce mardi 2 juillet 2019 des arrêtés, la plupart en faveur de la chasse et au détriment de la faune sauvage.

Composé majoritairement de représentants du monde de la chasse, de l’agriculture, et des représentants de l’Etat allant dans le même sens(*), le CNCFS a donné un avis favorable à la plupart de ces mesures.

Nos associations vont mobiliser les citoyens Français à l’occasion des consultations publiques en ligne, et saisiront les tribunaux compétents si besoin.

Tourterelle des bois, Coulis cendré, des espèces menacées toujours chassables

La tourterelle des bois a perdu 80% de ses effectifs. Elle est inscrite sur la liste rouge de l’UICN comme une espèce en danger au niveau mondial. Sous prétexte de « gestion adaptative », le gouvernement prévoit de laisser chasser 30.000 oiseaux cette année encore. Et ce en dépit de l’avis du Conseil d’experts de la gestion adaptative (CEGA) créé à cet effet, qui avait recommandé de suspendre la chasse, et de la demande de moratoire faite par l’Europe aux Etats membres en 2018.

Il est en outre inadmissible que le gouvernement se soit appuyé, selon ses propres termes, sur « L’avis minoritaire des 6 experts désignés par la FNC » pour prendre sa décision. Il reconnait ainsi que les experts en question ont été imposés pour faire partie du Conseil, et non pas retenus par le Ministre pour leurs compétences propres conformément à l’arrêté constitutif. En faisant part de leurs avis personnels, émis sans aucune confrontation avec les autres scientifiques dudit conseil, et en refusant de communiquer les contre arguments scientifiques émis en réponse par le CEGA, le gouvernement fait part d’un parti pris inacceptable.

La France est le dernier pays à autoriser la chasse au Courlis cendré et à la Barge à queue noire, deux limicoles également menacés et inscrits de fait sur les listes rouges de l’UICN. Le Courlis était jusqu’alors chassé sur le seul domaine public maritime. Le CEGA a recommandé de stopper sans plus attendre sa chasse. Non content d’autoriser quand même le tir de 6 000 oiseaux, le gouvernement s’apprête à étendre sa chasse sur l’ensemble du territoire. Seule la Barge à queue noire s’en sort bien, avec une proposition de moratoire, mais pour un an seulement.

Chasses traditionnelles : les pratiques cruelles et non sélectives vont perdurer

Le gouvernement s’apprête à reprendre les arrêtés permettant de piéger les oiseaux dans le Massif central (grâce aux lecques, des pierres plates qui les écrasent), en PACA (grâce à la glu qui colle les merles et les grives), dans le Sud-Ouest (grâce aux matoles et aux filets qui capturent les alouettes), et dans le département des Ardennes (grâce aux collets qui étranglent les grives, les vanneaux et les pluviers).

Sanglier : bientôt chassé 10 mois sur 12

Alors que le sanglier est déjà chassé du 1er juin au 28 février, le gouvernement s’apprête à prolonger la chasse, y compris en battue, jusqu’à la fin du mois de mars. Avec des conséquences catastrophiques de dérangement sur les autres espèces en pleine période de migration. Il ne resterait plus que deux mois sans chasse pour autres usagers de la nature.

Nos associations demandent au gouvernement de prendre enfin la mesure de l’effondrement de la biodiversité attesté par les scientifiques de l’IPBES en stoppant sans plus tarder la chasse des espèces en mauvais état de conservation et de ne reconnaître pour appuyer ses décisions que les avis votés par le CEGA, institution qu’il a officiellement mis en place et qu’il a à ce titre la charge de défendre. Elles s’interrogent sur la composition et le fonctionnement du CNFCS, chambre d’enregistrement des doléances cynégétiques pour chasser toujours plus d’espèces toujours plus longtemps.

 

(*) La LPO, FNE et H&B sont les seules ONG présentes au CNCFS

Appel à mobilisation : répondez à la consultation sur les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts

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Appel à mobilisation : répondez à la consultation sur les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts

Ensemble mobilisons-nous avant le 27 juin pour modifier la liste des mammifères et des oiseaux qui pourront être tirés et piégés dans de terribles conditions.

La belette fait partie des espèces menacées de disparition sur le territoire. Elle continue pourtant à être tirée et piégée - Crédit photo : Gilles BentzLa belette fait partie des espèces menacées de disparition sur le territoire. Elle continue pourtant à être tirée et piégée – Crédit photo : Gilles Bentz

Le ministère de l’écologie vient d’ouvrir une consultation relative aux « espèces d’animaux classés susceptibles d’occasionner des dégâts ». Qui sont-ils ? Les plus connus sont le renard, le corbeau, la pie et la belette.

Vous avez jusqu’au 27 juin pour donner votre avis. Nous vous invitons à remettre en question la liste proposée. Voici des arguments pour vous aider à rédiger vos propres commentaires.  Lien vers la consultation.

Un texte rétrograde  

L’arrêté aurait dû être modernisé en tenant compte des évolutions des mentalités et demandes sociétales : souffrance animale et conditions de piégeage, déclin de la biodiversité dans son ensemble, désuétude de la distinction entre animaux utiles et nuisibles… Ce n’est pas le cas, loin de là. Est-il par exemple normal au 21e siècle d’autoriser la destruction des espèces en période de dépendance des jeunes ?

Un classement fondé sur des dégâts non avérés ou obsolètes

Les critères de classement des espèces reposent sur la réglementation en vigueur, selon laquelle une espèce doit avoir commis des dégâts importants et actuels pour motiver le classement.

Il faut aussi prendre en compte la jurisprudence du Conseil d’Etat selon laquelle « les dommages peuvent être considérés comme significatifs si leur montant avoisine 10 000€ par an, pour l’espèce et le département considéré ».

Dans le cas présent, le projet d’arrêté maintien de nombreuses espèces sur les listes alors que les dégâts ne sont pas avérés pour les trois dernières années.

Des déclarations prises pour argent comptant

On est en droit de s’interroger sur la véracité des dégâts ou de l’identification des espèces concernées. Qui fait la différence entre les dégâts causés par une fouine et ceux commis par une martre ? Entre une Corneille noire et un Corbeau freux ? L’Etat se contente d’enregistrer des déclarations sans pouvoir en vérifier le fondement, pas plus que la sincérité des montants déclarés.

Une efficacité des régulations jamais démontrée

Aucun élément ne vient démontrer que les destructions massives des dernières années ont effectivement permis de réduire les dégâts économiques. L’impact négatif de ces destructions de grande ampleur n’est jamais évalué non plus. L’argument selon lequel « les dégâts auraient sans doute été pires » en l’absence de régulation n’est pas étayé. Il ne tient pas compte des dynamiques de population des dites espèces, de leurs comportements territoriaux…

La destruction d’espèces utiles aux écosystèmes

La réglementation ne tient pas non plus compte du rôle positif que ces espèces peuvent avoir (prédation rongeurs…).

Ainsi, tous les départements sauf les 92, 93 et 94 font figurer le renard sur la liste. Près d’un million de renards sont tués chaque année en France (entre 400 000 et 470 000 par tir selon l’étudede l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) de 2013-2014, 200 000 par piégeage et autant sur les routes). Cette destruction massive et indifférenciée, sans rapport avec la présence d’élevages, n’est pas efficiente, comme l’ont montré les dernières études de l’ONCFS. Pire, elle est sans doute contre-productive puisqu’elle prive l’agriculture d’un allié de poids : chaque renard consomme environ 4 000 micromammifères par an, dont nombre de campagnols des champs.  Lorsque les prédateurs naturels ont été détruits, l’agriculture lutte contre les rongeurs en utilisant des produits chimiques tels que la Bromadiolone qui pose de nombreux problèmes sur toute la chaine trophique.

L’impact de la destruction des carnivores, pourtant alliés de l’agriculture par la consommation de nombreux rongeurs, n’est pas évalué, ni en termes économiques, ni en termes de santé (utilisation de raticides, facilitation de la diffusion de certaines maladies comme la maladie de Lyme etc.).

Autre exemple, le Geai des chênes, il est proposé de l’inscrire dans 7 départements, contre 4 précédemment, alors qu’il n’y a aucun dégât avéré, pas de présence significative de l’espèce dans les départements en question. Le geai des chênes est pourtant le premier « forestier » de France par le nombre d’arbres plantés (cet oiseau a l’habitude de cacher les graines et d’en oublier un certain nombre).

La destruction d’espèces menacées sur notre territoire

Deux départements (pour le putois) et un (pour la belette) continueraient à piéger et détruire par tir ces deux mustélidés : leur maintien sur la liste nationale n’a plus de raison d’être. Ces animaux doivent être classés sur la liste des espèces protégées, comme c’est déjà le cas dans d’autres pays d’Europe.

Le Président de la fédération départementale des chasseurs du Pas-de-Calais qui est aussi le Président de la Fédération nationale des chasseurs, a obtenu le classement de la belette et du putois dans son département. Cela en dit long sur les lobbies cynégétiques toujours à l’œuvre en France et la volonté de leurs dirigeants de faire perdurer un système archaïque.

Pourtant, le classement du putois est une hérésie : l’espèce a connu un fort déclin ces dernières années, en raison de la régression de son habitat naturel, les zones humides. Cette situation a conduit l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature et le Muséum National d’Histoire Naturelle à classer l ‘espèce sur la liste rouge des mammifères menacés en France et à demander d’urgence des mesures propres à assurer sa protection. Or, le tir et le piégeage contribuent à le fragiliser : plus de 6 000 putois sont tués chaque année. Stopper ces pratiques est une mesure simple à mettre en œuvre et dont les effets sont immédiats.

Il en est de même pour la belette, espèce discrète dont l’état des populations est mal connu. Sa présence sur la liste nationale des espèces susceptibles de causer des dégâts n’est pas justifiée. La prédation de l’espèce sur les élevages est marginale et les mesures de protection des poulaillers sont simples à mettre en œuvre. Au contraire, la belette est extrêmement utile car elle se nourrit essentiellement de rongeurs, qu’elle contribue à réguler.

Merci pour votre mobilisation.

Appel à mobilisation : répondez à la consultation sur les espèces « nuisibles »

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Ensemble mobilisons-nous avant le 27 juin pour modifier la liste des mammifères et des oiseaux qui pourront être tirés et piégés dans de terribles conditions.

La belette fait partie des espèces menacées de disparition sur le territoire. Elle continue pourtant à être tirée et piégée - Crédit photo : Gilles Bentz

La belette fait partie des espèces menacées de disparition sur le territoire. Elle continue pourtant à être tirée et piégée – Crédit photo : Gilles Bentz

Le ministère de l’écologie vient d’ouvrir une consultation relative aux animaux classés nuisibles. Ne soyons pas dupes, le terme a été remplacé par « espèces d’animaux classés susceptibles d’occasionner des dégâts », il n’en reste pas moins que l’Etat leur fait la guerre. Qui sont-ils ? Les plus connus sont le renard, le corbeau, la pie et la belette.

Vous avez jusqu’au 27 juin pour donner votre avis. Nous vous invitons à remettre en question la liste proposée. Voici des arguments pour vous aider à rédiger vos propres commentaires.  Lien vers la consultation.

Un texte rétrograde  

L’arrêté aurait dû être modernisé en tenant compte des évolutions des mentalités et demandes sociétales : souffrance animale et conditions de piégeage, déclin de la biodiversité dans son ensemble, désuétude de la distinction entre animaux utiles et nuisibles… Ce n’est pas le cas, loin de là. Est-il par exemple normal au 21e siècle d’autoriser la destruction des espèces en période de dépendance des jeunes ?

Un classement fondé sur des dégâts non avérés ou obsolètes

Les critères de classement des espèces reposent sur la réglementation en vigueur, selon laquelle une espèce doit avoir commis des dégâts importants et actuels pour motiver le classement.

Il faut aussi prendre en compte la jurisprudence du Conseil d’Etat selon laquelle « les dommages peuvent être considérés comme significatifs si leur montant avoisine 10 000€ par an, pour l’espèce et le département considéré ».

Dans le cas présent, le projet d’arrêté maintien de nombreuses espèces sur les listes alors que les dégâts ne sont pas avérés pour les trois dernières années.

Des déclarations prises pour argent comptant

On est en droit de s’interroger sur la véracité des dégâts ou de l’identification des espèces concernées. Qui fait la différence entre les dégâts causés par une fouine et ceux commis par une martre ? Entre une Corneille noire et un Corbeau freux ? L’Etat se contente d’enregistrer des déclarations sans pouvoir en vérifier le fondement, pas plus que la sincérité des montants déclarés.

Une efficacité des régulations jamais démontrée

Aucun élément ne vient démontrer que les destructions massives des dernières années ont effectivement permis de réduire les dégâts économiques. L’impact négatif de ces destructions de grande ampleur n’est jamais évalué non plus. L’argument selon lequel « les dégâts auraient sans doute été pires » en l’absence de régulation n’est pas étayé. Il ne tient pas compte des dynamiques de population des dites espèces, de leurs comportements territoriaux…

La destruction d’espèces utiles aux écosystèmes

La réglementation ne tient pas non plus compte du rôle positif que ces espèces peuvent avoir (prédation rongeurs…).

Ainsi, tous les départements sauf les 92, 93 et 94 font figurer le renard sur la liste. Près d’un million de renards sont tués chaque année en France (entre 400 000 et 470 000 par tir selon l’étudede l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) de 2013-2014, 200 000 par piégeage et autant sur les routes). Cette destruction massive et indifférenciée, sans rapport avec la présence d’élevages, n’est pas efficiente, comme l’ont montré les dernières études de l’ONCFS. Pire, elle est sans doute contre-productive puisqu’elle prive l’agriculture d’un allié de poids : chaque renard consomme environ 4 000 micromammifères par an, dont nombre de campagnols des champs.  Lorsque les prédateurs naturels ont été détruits, l’agriculture lutte contre les rongeurs en utilisant des produits chimiques tels que la Bromadiolone qui pose de nombreux problèmes sur toute la chaine trophique.

L’impact de la destruction des carnivores, pourtant alliés de l’agriculture par la consommation de nombreux rongeurs, n’est pas évalué, ni en termes économiques, ni en termes de santé (utilisation de raticides, facilitation de la diffusion de certaines maladies comme la maladie de Lyme etc.).

Autre exemple, le Geai des chênes, il est proposé de l’inscrire dans 7 départements, contre 4 précédemment, alors qu’il n’y a aucun dégât avéré, pas de présence significative de l’espèce dans les départements en question. Le geai des chênes est pourtant le premier « forestier » de France par le nombre d’arbres plantés (cet oiseau a l’habitude de cacher les graines et d’en oublier un certain nombre).

La destruction d’espèces menacées sur notre territoire

Deux départements (pour le putois) et un (pour la belette) continueraient à piéger et détruire par tir ces deux mustélidés : leur maintien sur la liste nationale n’a plus de raison d’être. Ces animaux doivent être classés sur la liste des espèces protégées, comme c’est déjà le cas dans d’autres pays d’Europe.

Le Président de la fédération départementale des chasseurs du Pas-de-Calais qui est aussi le Président de la Fédération nationale des chasseurs, a obtenu le classement de la belette et du putois dans son département. Cela en dit long sur les lobbies cynégétiques toujours à l’œuvre en France et la volonté de leurs dirigeants de faire perdurer un système archaïque.

Pourtant, le classement du putois est une hérésie : l’espèce a connu un fort déclin ces dernières années, en raison de la régression de son habitat naturel, les zones humides. Cette situation a conduit l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature et le Muséum National d’Histoire Naturelle à classer l ‘espèce sur la liste rouge des mammifères menacés en France et à demander d’urgence des mesures propres à assurer sa protection. Or, le tir et le piégeage contribuent à le fragiliser : plus de 6 000 putois sont tués chaque année. Stopper ces pratiques est une mesure simple à mettre en œuvre et dont les effets sont immédiats.

Il en est de même pour la belette, espèce discrète dont l’état des populations est mal connu. Sa présence sur la liste nationale des espèces susceptibles de causer des dégâts n’est pas justifiée. La prédation de l’espèce sur les élevages est marginale et les mesures de protection des poulaillers sont simples à mettre en œuvre. Au contraire, la belette est extrêmement utile car elle se nourrit essentiellement de rongeurs, qu’elle contribue à réguler.

Merci pour votre mobilisation.

Comment préserver les sternes, oiseaux nichant sur les bords de Loire ? Un arrêté fixe la conduite à tenir

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Comment préserver les sternes, oiseaux nichant sur les bords de Loire ? Un arrêté fixe la conduite à tenir

Depuis un mois environ, les sternes sont revenues nicher le long de la Loire et l’Allier. Préfètes du Cher et de la Nièvre viennent de signer un arrêté pour les protéger. Voici les principales interdictions et recommandations fixées par cette réglementation.

 

Lire la suite :  https://www.lejdc.fr/nevers-58000/actualites/comment-preserver-les-sternes-oiseaux-nichant-sur-les-bords-de-loire-un-arrete-fixe-la-conduite-a-tenir_13571712/

Protections des sternes : c’est le moment !

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Outre des comptages centrés sur le week-end du 8 et 9 juin (contactez nous pour plus d’infos !), la LPO Nièvre et les conservateurs de la RNVL ont organisés un point presse pour continuer de sensibiliser les habitués des bords de Loire ou d’Allier à la protection des sites de nidification. L’occasion de présenter les panneaux signifiant les arrêtés de protection qui seront posés aux abords des colonies répertoriées.

L’ile aux sternes, à Nevers, principal site de reproduction pour la Nièvre, est l’objet de toute les attentions.

Accédez au reportage de France3 BFC  en cliquant ici

Pour autant, alors que plus d’une centaine d’oiseaux sont installés sur le site,  les premiers dérangements ont déjà été constatés comme l’atteste cette photo d’un pêcheur que les panneaux d’interdiction ne semble pas concerner …

©JL.Dupuy – 31 mai 2019

Biodiversité : Les solutions sont connues, place à l’action !

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Biodiversité : Les solutions sont connues, place à l’action

 

Aujourd’hui, les constats concernant la menace climatique et la dégradation de la biodiversité sont pourtant unanimes. Il serait irresponsable de poursuivre des politiques au rabais, ou pire des politiques d’affichage sans efficacité réelle. L’heure n’est plus aux « chartes » non contraignantes ! La France doit se doter d’une ambitieuse stratégie interministérielle, avec des moyens dédiés et des objectifs chiffrés et phasés. Les grands axes des politiques nécessaires sont connus, il reste à les rendre opérationnels :

 

  • Lutter contre l’artificialisation des sols

  • Développer un réseau cohérent d’espaces naturels protégés appuyant une politique de trame verte et bleue exigeante quant aux documents d’urbanisme

  • Réorienter dans la prochaine Politique Agricole Commune les pratiques agricoles vers l’agroécologie et l’agriculture biologique via des conditionnalités environnementales

  • Organiser pratiquement la sortie de la dépendance aux pesticides

  • Supprimer les nombreuses aides publiques défavorables à la biodiversité

  • Faire appliquer pleinement la réglementation environnementale au lieu d’organiser son évitement pour des objectifs économiques de court terme

  • Protéger efficacement toutes les espèces en danger et suspendre tous les excès de prélèvements qui menacent leur viabilité

  • Améliorer la connaissance, la sensibilisation de tous publics, le conseil et la formation auprès des décideurs économiques

  • Evaluer et piloter les politiques publiques au regard de nouveaux indicateurs intégrant au-delà de l’économie les enjeux environnementaux et l’impératif de justice sociale.

Article complet ici :  https://www.fne.asso.fr/communiques/biodiversit%C3%A9-urgence-absolue-l%E2%80%99heure-n%E2%80%99est-plus-aux-demi-mesures