Presse et Environnement

Bras de fer entre l’État et la protection animale concernant la chasse des oies sauvages

Publié le

Bras de fer entre l’État et la protection animale concernant la chasse des oies sauvages

Alors que le ministère de la Transition écologique et solidaire a mis en place une consultation publique au sujet d’un arrêté pour prolonger la chasse aux oies sauvages, la Fondation 30 Millions d’Amis s’insurge de cette énième tentative pour contenter les chasseurs.

Le sort des oies sauvages à nouveau en jeu. Alors que la chasse aux oies doit prendre fin le 31 janvier, un projet d’arrêté vise à prolonger l’abattage : jusqu’au 10 février pour les oies rieuses et les oies de mousson et jusqu’au 28 février pour les oies cendrées. Une énième tentative du gouvernement pour satisfaire les chasseurs… « Il s’agit de la 15e fois depuis 2001 qu’ils cherchent à prolonger cette chasse, critique Yves Verilhac, directeur général de la Ligue de Protection des Oiseaux. Et depuis 2001, nous avons gagné 10 fois car les justifications sont souvent improbables. Cette dernière tentative n’échappe pas à la règle. »

 

la suite :  https://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/15409-bras-de-fer-entre-letat-et-la-protection-animale-concernant-la-chasse-des-oies-sauvages/

Publicités

Chasse aux oies cendrées : le discours malhonnête du ministre de Rugy

Publié le

Chasse aux oies cendrées : le discours malhonnête du ministre de Rugy

En juillet, Emmanuel Macron annonçait aux chasseurs qu’ils pourraient tuer 5.000 oies en février, c’est-à-dire après la fermeture de la chasse. Pour l’auteur de cette tribune, aucun argument scientifique ne justifie cette décision, que doit formaliser le ministre le Transition écologique et solidaire.

la suite : https://reporterre.net/chasse-aux-oies-cendrees-le-discours-malhonnete-du-ministre-de-rugy

Chasse et biodiversité, un mariage délicat

Publié le Mis à jour le

Chasse et biodiversité, un mariage délicat

Un projet de loi examiné à partir de mercredi vise à créer un établissement public unique de gestion et de protection de la nature.

C’est un peu le mariage de la carpe et du lapin. L’Agence française pour la biodiversité (AFB) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) sont appelés à s’unir pour donner naissance, le 1er janvier 2020, à un nouvel établissement public, l’Office français de la biodiversité. Tel est l’objet principal du projet de loi examiné par les députés à partir du mercredi 23 janvier. Le gouvernement a engagé la procédure accélérée, avec une seule lecture par chambre parlementaire – signe de sa volonté de boucler au plus vite un dossier qui, pour certains, sent encore la poudre. Il devrait passer devant le Sénat d’ici au mois de mai, avant les élections européennes.

La création de la nouvelle entité « permettra de rapprocher les expertises complémentaires des établissements au service de la reconquête de la biodiversité, ainsi que de renforcer l’exercice de la police de l’environnement », explique le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, dont la secrétaire d’Etat Emmanuelle Wargon défendra le texte devant les députés.

Ce projet de loi parachève en réalité la réforme de la chasse voulue par Emmanuel Macron, grand défenseur d’une activité qui participe à ses yeux de « l’identité française ». Le volet le plus symbolique en est la division par deux – de 400 à 200 euros – du prix du permis de chasse national, détenu aujourd’hui par environ 10 % des 1,2 million de pratiquants, dont la plupart n’ont qu’une licence départementale. Une mesure dont l’influente Fédération nationale des chasseurs (FNC) espère qu’elle relancera « un loisir » en perte de vitesse.

Article complet ici:   fusion ofb et chasse oies

Revue de presse : chasse à la glu

Publié le

Revue de presse : chasse à la glu

 

Téléchargez le pdf : revue de presse-chasse-glu-21-01-2019

Que pense votre député de l’interdiction du glyphosate ?

Publié le

Que pense votre député de l’interdiction du glyphosate ? Découvrez-le dans notre moteur de recherche

Nous avons demandé aux 577 députés leur position concernant l’inscription dans la loi de l’interdiction du glyphosate et pourquoi la majorité d’entre eux n’avait pas pris part aux votes à l’Assemblée nationale.

Qu’a (ou qu’aurait voté) votre député concernant le glyphosate ? A deux occasions en 2018, les élus ont refusé d’interdire cette substance controversée : des amendements ont en effet été soumis au vote, les 29 mai et 15 septembre, lors de l’examen en première puis en seconde lecture du projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation, et aucun n’a été adopté. L’objectif était pourtant de concrétiser l’engagement d’Emmanuel Macron : fin 2017, le président avait annoncé vouloir interdire cet herbicide « dès que des alternatives auront été trouvées et au plus tard dans trois ans », soit 2021.

Lors du premier vote, seuls 85 députés étaient présents dans l’Hémicycle. Dans le détail, 63 députés ont voté contre, 20 ont voté pour. Lors du second vote, sur les 80 députés présents, 42 ont voté contre et 35 ont voté pour. Seuls neuf députés étaient présents aux deux votes. La faible mobilisation des députés sur le sujet avait d’ailleurs suscité de vives réactions. Dans le cadre de l’émission « Envoyé spécial » consacrée au glyphosate et diffusée jeudi 17 janvier 2019, nous avons souhaité revenir sur ces votes.

Lire la suite :

https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/glyphosate/que-pense-votre-depute-de-l-interdiction-du-glyphosate-decouvrez-le-dans-notre-moteur-de-recherche_3147633.html#xtor=EPR-51-%5Bque

Glypho or not glypho ? (vidéo)

Publié le Mis à jour le

Glypho or not glypho ?

Vincent et Olivier sont tous les deux céréaliers, l’un est pro-glyphosate, l’autre 100% bio. Ils vont passer chacun quelques jours sur l’exploitation de l’autre. Un reportage signé « Envoyé spécial ».

Vincent et Olivier sont tous les deux céréaliers, l’un dans l’Aisne, l’autre dans le Loiret. Ils ont entre 40 et 50 ans, et chacun a repris l’exploitation familiale. L’un est pro-glyphosate, l’autre 100% bio. Ils ont accepté de participer à une expérience inédite : passer chacun quelques jours sur l’exploitation de l’autre.

Les agriculteurs concernés au premier chef

Vincent va faire épandre du glyphosate à Olivier, qui n’a pas touché à un pesticide depuis vingt-sept ans. Olivier va tenter de convaincre Vincent qu’on peut se passer de l’herbicide et gagner sa vie. Les agriculteurs sont les premiers concernés : que veulent-ils faire du glyphosate ?

Un reportage de Laura Aguirre de Carcer, Olivier Gardette, Marielle Krouk diffusé le 17 janvier 2019 dans la spéciale d' »Envoyé » : Glyphosate, comment s’en sortir ? ».

Voir la vidéo :

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/video-glypho-or-not-glypho_3144635.html#xtor=EPR-502-

Chasse : « Monsieur le président, baissez les armes »

Publié le

Chasse : « Monsieur le président, baissez les armes »

Depuis le 8 janvier, le gouvernement a ouvert une consultation publique sur le prolongement d’un mois de la chasse aux oies cendrées. Ce nouveau « cadeau » offert aux chasseurs contrevient aux directives européennes qui interdisent de chasser pendant la période de reproduction, explique dans une tribune au « Monde » Allain Bougrain-Dubourg.

Par Allain Bougrain Dubourg Publié hier à 17h57, mis à jour hier à 17h57

« Lors d’une précédente consultation sur les chasses traditionnelles, en juillet 2018, les avis condamnant ces pratiques ont été à plus de 95 % défavorables à ces pratiques. Que fit le ministère ? Il les a maintenues, conformément à la volonté du chef de l’Etat »

Tribune. La détermination est une qualité, l’obstination un défaut. A force de s’obstiner à vouloir faire des cadeaux aux chasseurs, le président Macron va finir par y laisser des plumes.

Tout commence en décembre 2017, à Chambord, lorsque, la nuit venue, le président de la République s’engage, devant un parterre de cadavres de sangliers, à satisfaire les désirs du monde cynégétique. A l’occasion de son anniversaire, il se montre généreux. Les chasses présidentielles, abolies par Jacques Chirac en 1995, vont renaître de leurs cendres. On décide même que la première se déroulera lors d’une invitation au gouvernement italien, à l’occasion du 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci.

L’esprit éclairé qui a imaginé une telle célébration a omis un détail : le brave Léonard était végétarien et figure parmi les ardents défenseurs de la condition animale. On lui prête cette prémonition : « Ce qui est aujourd’hui considéré comme un crime pour l’homme le sera demain pour l’animal. » Pas sûr que lui rendre hommage cinq siècles plus tard par une invitation à tuer soit du meilleur goût.

La suite :  https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/10/chasse-monsieur-le-president-baissez-les-armes_5407427_3232.html

les chiffres inquiétants du déclin de la faune française

Publié le

les chiffres inquiétants du déclin de la faune française

Des centaines d’espèces sont menacées de disparition en France. C’est le constat dressé par l’édition 2018 des « chiffres-clés de la biodiversité » que viennent de publier le Commissariat général au développement durable, l’Agence française pour la biodiversité et l’Observatoire national de la biodiversité.

Avec ses territoires ultramarins et près de 11 millions de kilomètres carrés d’espace océanique placés sous sa juridiction, la France abrite environ 10 % de la biodiversité de la planète. Elle recèle en particulier plus de 19 000 espèces endémiques, c’est-à-dire que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde, dont 80 % en outre-mer.

A l’échelle mondiale, 27,7 % des espèces sont menacées. La France est le pays qui héberge le plus de ces animaux menacés de disparition : elle accueille 5 % du total des espèces menacées dans le monde.

Et, aujourd’hui, un tiers des espèces de mammifères sont menacées ou quasi menacées d’extinction en France métropolitaine, contre un quart en 2009. C’est le cas du putois d’Europe ou du desman des Pyrénées.

La situation n’est pas meilleure pour les oiseaux nicheurs, dont un tiers également se trouve aujourd’hui en sursis, contre un quart en 2008. Parmi eux, le milan royal, l’alouette des champs ou la macreuse brune.

Pourquoi un tel recul ? Le rapport pointe principalement les « pressions exercées par les activités humaines ». En tête, l’artificialisation des sols, c’est-à-dire toutes les surfaces qui supportent l’activité humaine.

En moyenne, 65 000 hectares (soit six fois la superficie de Paris) ont été grignotés, chaque année, entre 2006 et 2015 par des habitations, des bâtiments agricoles, des routes, des parkings, des carrières et autres décharges.

Les espèces exotiques envahissantes font aussi partie des menaces les plus directes pour la faune. Soixante des cent espèces les plus invasives ont été identifiées en 2018 dans les territoires ultramarins. La liane papillon, par exemple, à La Réunion ou l’iguane vert en Martinique et en Guadeloupe.

Une consolation : les citoyens sont de plus en plus nombreux à s’impliquer sur le sujet. Plus de 50 000 d’entre eux ont participé, en 2017, à un programme de collecte de données, un chiffre multiplié par 2,5 en six ans.

A l’opposé, l’effort financier national en faveur de la biodiversité (gestion des milieux, réduction des pressions et travaux scientifiques), après avoir progressé de 75 % entre 2000 et 2013, pour atteindre 2,1 milliards d’euros, a ensuite légèrement régressé.

Lien : https://www.lemonde.fr/planete/video/2019/01/10/biodiversite-les-chiffres-inquietants-du-declin-de-la-faune-francaise_5407418_3244.html

Quarante et un nichoirs à oiseaux sont installés à Nevers

Publié le

Quarante et un nichoirs à oiseaux sont installés un peu partout à Nevers

Des mésanges, chouettes hulottes et huppes fasciées se plaisent dans les nichoirs installés depuis plus d’un an par la ville de Nevers dans les parcs, places et cimetières.

Au printemps 2017, la ville de Nevers implantait quarante et un nichoirs à oiseaux dans quinze lieux de la cité, en lien avec la Ligue de protection des oiseaux LPO). L’objectif est de développer la biodiversité dans les parcs, les places ou encore les cimetières.

La municipalité a missionné la Maison de l’environnement entre Loire et Allier (Mela) pour assurer le suivi de ces nichoirs. « Il est important de les visiter car il est très rare que le nid soit réutilisé », indique Romain Gelos, chargé de mission biodiversité à la Mela.

Comment nourrir les oiseaux l’hiver ?

Il est intéressant de nourrir les oiseaux l’hiver « mais seulement durant les périodes de grand froid, lorsqu’il gèle ou qu’il neige », prévient Romain Gelos, chargé de mission biodiversité à la Mela. « Sinon, le risque est qu’ils perdent l’habitude de chercher de la nourriture et qu’ils s’engraissent trop », décrit-il. On peut leur donner des graines, de tournesol, par exemple, de la graisse végétale dans des mangeoires, mais pas de pain. « Et surtout, il faut enlever la nourriture lorsque la température remonte un peu », insiste-t-il.

Comment entretenir un nichoir??

Il est aussi très important de nettoyer régulièrement les mangeoires et les nichoirs car ce sont des lieux fréquentés par plusieurs animaux qui ne se côtoient pas naturellement « et il y a un risque d’échanger des parasites », commente Romain. Il y a plusieurs méthodes. En premier, on doit gratter les restes de nourritures et les nids dans les nichoirs. Ensuite soit on désinfecte avec un chalumeau, soit on utilise un produit spécifique doux qui respecte les animaux, que l’on peut trouver sur la boutique en ligne de la LPO.

Dominique Romeyer

 

L’agriculture durable dans le viseur du lobby de l’agriculture intensive

Publié le

L’agriculture durable dans le viseur du lobby de l’agriculture intensive

 

La FNSEA profite du mouvement « Gilets Jaunes » pour remettre en cause des avancées environnementales en matière agricole, dont l’interdiction du glyphosate. Explications.

Abeille - Crédit photo : RostichepAbeille – Crédit photo : Rostichep

Dans une déclaration sur France Info ce jeudi 6 décembre 2018, la Présidente de la FNSEA a menacé de manifestations publiques supplémentaires si le gouvernement ne revenait pas sur quelques progrès dans le domaine de l’agriculture obtenus notamment à l’issue des états généraux de l’alimentation à savoir :

  • La séparation des activités de conseil et de vente en matière de pesticides permettant de se détacher de la mainmise que les géants de l’agrochimie ont sur l’agriculture
  • L’interdiction du Glyphosate
  • L’augmentation de la redevance pour pollution diffuse qui doit servir au développement de l’agriculture biologique.

Rappelons que les premières victimes de la crise environnementale sont les couches sociales les plus défavorisées et les premières victimes de l’agriculture non durable les agriculteurs eux-mêmes.

À l’heure où de plus en plus d’agriculteurs s’engagent dans la voie d’une agriculture durable, voire dans celle de l’agro-écologie, cette tentative de démarche rétrograde s’oppose à la demande croissante des citoyens et des consommateurs soucieux de leur santé et de l’environnement.

La LPO soutient la démarche de transition écologique portée par le Ministère du même nom et encourage les élus à ne pas  se laisser intimider par les lobbies contre nature.

Source : https://www.lpo.fr/actualites/l-agriculture-durable-dans-le-viseur-du-lobby-de-l-agriculture-intensive-dp1

Quand « l’industrialisation » transforme le visage des forêts françaises

Publié le

Quand « l’industrialisation » transforme le visage des forêts françaises

 

Au bout de ce chemin bucolique, il y avait un talus. C’était le meilleur endroit pour une virée romantique. » En ce 30 novembre pluvieux, les chaussures de Nicolas Henry font craquer les rémanents et les souches de hêtres et de chênes, témoins sans vie du passage récent des abatteuses. « Ça ne vous fait rien de voir ça ?, questionne le coprésident du collectif Adret Morvan. C’est quand même un spectacle de désolation. »

Ces coupes rases ne sont pas cantonnées à la commune de Brassy (Nièvre). Leur multiplication inquiète des militants environnementaux et certains responsables politiques – le député La France insoumise Ugo Bernalicis a récemment évoqué une « malforestation » pour dénoncer la supposée progression des monocultures de résineux aux dépens des forêts de feuillus françaises.

La suite :  https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/enquete-franceinfo-quand-l-industrialisation-transforme-le-visage-des-forets-francaises_3082567.html

La pêche industrielle affame les oiseaux marins à l’échelle mondiale

Publié le

La pêche industrielle affame les oiseaux marins à l’échelle mondiale

 

L’intensification de la pêche industrielle contribue à diminuer la quantité de nourriture disponible pour les oiseaux marins, menaçant de nombreuses espèces dans le monde.

Un travail de bénédictins ! Depuis la fin des années 1990, dans le cadre du groupe de recherche international « Sea around us », le laboratoire de pêcherie de l’université de Colombie-Britannique à Vancouver (Canada), un des meilleurs centres de recherche en ce domaine, constitue une base de données sur toutes les pêcheries du monde.

« Avec le renfort de biologistes français et de l’Université d’Aberdeen (Écosse), nous avons pu, pour la première fois, cartographier la compétition entre la pêche industrielle et les oiseaux marins à travers le monde entre 1970 et 2010 », se félicite David Gremillet, chercheur au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CNRS-Université Montpellier).

 

la suite:  https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Environnement/peche-industrielle-affame-oiseaux-marins-lechelle-mondiale-2018-12-06-1200987954

Appel à mobilisation en faveur des habitats naturels de France métropolitaine

Publié le

Appel à mobilisation en faveur des habitats naturels de France métropolitaine

Suite à une action lancée par la LPO en 2016, le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire s’apprête à publier un arrêté qu’il soumet préalablement à consultation publique sur internet.

Ripisylve et roselière - Crédit photo : Y. ThonnerieuxRipisylve et roselière – Crédit photo : Y. Thonnerieux

Ce texte fixe une liste d’habitats naturels qui pourront faire l’objet d’arrêté préfectoraux de protection, indépendamment de la présence d’espèces protégées dans les périmètres concernés.

Il s’agit d’un nouvel outil juridique au service de la protection des habitats, calqué sur le régime des arrêtés de protection de biotopes (destinés pour leur part à protéger des biotopes d’espèces protégées uniquement) et complétant ce régime.

Nous vous invitons à y répondre favorablement avant le 2 décembre en suivant ce lien, avec la possibilité de vous inspirer de la réponse de la LPO rédigée avec l’association France Nature Environnement :

« La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) et France Nature Environnement (FNE) soutiennent le principe de pouvoir prendre des arrêtés préfectoraux pour préserver des habitats naturels en métropole et en outre-mer.

Dans le cadre de la présente consultation, la LPO et FNE sont favorables à la liste d’habitats naturels de métropole proposée par le Ministère en charge de l’Écologie pouvant bénéficier de tels arrêtés.

Toutefois, la LPO et FNE demandent :

  • d’ajouter l’ensemble des « landes humides » (lister l’ensemble des landes du code EUNIS F4.1 afin d’intégrer les landes « continentales »), l’habitat « Phragmitaies à Phragmites australis » (code EUNIS C3.21) ainsi que les habitats cités par le Conseil national de protection de la nature ;
  • de supprimer la mention « [sauf Chênaies à Chêne blanc euméditerranéennes G1.714] ».

Enfin, la LPO et FNE demandent au Ministère en charge de l’Écologie de lancer un travail et une concertation en vue de définir un statut « d’habitats naturels protégés » similaire à celui des espèces protégées. »

L’ONF utilise-t-il illégalement du glyphosate en forêt domaniale de Saint-Gobain dans l’Aisne ?

Publié le

L’ONF utilise-t-il illégalement du glyphosate en forêt domaniale de Saint-Gobain dans l’Aisne ?

Ces derniers mois, de nombreux témoignages attestant de l’utilisation du glyphosate dans la forêt de Saint-Gobain (Aisne) par l’Office national des forêts (ONF), se multiplient. Est-ce avéré ? Est-ce légal ?

Par Célia Mascre

[MAJ] Le 2 octobre, l’ONF a annoncé via une note de service « qu’à compter de [cette] date, la gestion pratiquée par l’ONF exclut totalement toute prescription et tout usage du glyphosate dans les forêts publiques ».

Depuis plusieurs années, les associations de protection de l’environnement françaises tirent la sonnette d’alarme. Elles dénoncent une gestion des forêts industrialisée et non respectueuse de l’écosystème.

La forêt domaniale de Saint-Gobain, dont 9 000 hectares sur 13 000 sont gérés par l’ONF, n’y échapperait pas. Située à moins de trente kilomètres du chef-lieu de l’Aisne et à deux heures en voiture de Paris, ce massif forestier est connu pour ses futaies de chênes et de hêtres qui se mêlent à d’autres feuillus : frênes, châtaigniers, érables, merisiers, tilleuls, ormes, saules, aulnes, etc.

Voir l’article complet :  https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/aisne/laon/onf-utilise-t-elle-illegalement-du-glyphosate-foret-domaniale-saint-gobain-aisne-1541658.html

La LPO est signataire du manifeste contre les excès et provocations de la chasse

Publié le

La LPO est signataire du manifeste contre les excès et provocations de la chasse

L’appel de 76 fondations et associations contre les excès et provocations de la chasse.

Crédit photo : Fabrice Cahez

Crédit photo : Fabrice Cahez

En cette rentrée, il n’est pas une journée sans nouvelle provocation de la part des dirigeants des instances cynégétiques et des élus qui les soutiennent : grande campagne visant à faire croire que les chasseurs sont les premiers écologistes de France ; annonce de la réouverture des chasses présidentielles ; cadeaux fiscaux aux plus riches d’entre eux avec la baisse du prix du permis national ; subventions scandaleuses de la part de certaines collectivités ; déclarations méprisantes de la part de responsables cynégétiques ; braconnage assumé publiquement dans la presse ; combats permanents contre la protection des espaces naturels et des espèces comme les prédateurs dont les mustélidés ; prosélytisme dans les écoles…

Le tout sous la bienveillance manifeste de quelques élus en quête de voix, et ce jusqu’au plus haut sommet de l’État. Les sondages sont constants, les Françaises et les Français ne se reconnaissent pas dans ces excès de violence car ils en connaissent la réalité et les conséquences :

  • 100 à 200 accidents de chasse par an, avec 10 à 20 morts chaque année dont des promeneurs et des randonneurs ;
  • Des pratiques barbares infligeant des souffrances inacceptables aux animaux : déterrage des blaireaux, utilisation de la glu, écrasement et étranglement des passereaux, conditions déplorables de détention des appelants, chasse à courre, etc. ;
  • De trop nombreux responsables cynégétiques pris la main dans le sac pour braconnage ;
  • 15 millions d’animaux d’élevage lâchés dans la nature afin d’être tirés comme au ball-trap ;
  • Des espèces en mauvais état de conservation pourtant chassées, dont 20 espèces d’oiseaux inscrites sur les listes rouges de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) ;
  • 6 000 tonnes de plomb déversées dans la nature chaque année avec des conséquences catastrophiques sur la santé et l’environnement (sans parler des dizaines de milliers de cartouches abandonnées) ;
  • Des secteurs entiers interdits à la promenade comme si la nature n’appartenait qu’aux porteurs de fusils.

Ça suffit ! Fortes de la confiance et de l’attente des Françaises et des Français, nos organisations exigent sans attendre :

  • De remettre le permis de chasse national à son prix initial ;
  • La fin des pratiques cruelles et moralement inacceptables, en particulier : la chasse à courre, la vénerie sous terre des renards et blaireaux, les piégeages dits « traditionnels » et la persécution des animaux considérés comme « susceptibles d’occasionner des dégâts » (anciennement appelés « nuisibles ») ;
  • L’obtention du dimanche sans chasse pour un meilleur partage de l’espace public ;
  • L’arrêt de l’élevage et des lâchers d’animaux à seule fin cynégétique ;
  • Le retrait des espèces en mauvais état de conservation des listes chassables ;
  • Le remplacement du plomb par l’acier dans les munitions ;
  • La multiplication des contrôles et le renforcement des sanctions à l’encontre des contrevenants ;
  • L’abandon du projet de réouverture des chasses présidentielles ;
  • L’interdiction du prosélytisme de la chasse et des armes dans nos écoles.