Presse et Environnement

Les insectes pourraient disparaître de la planète d’ici 100 ans

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Les insectes pourraient disparaître de la planète d’ici 100 ans

Les scientifiques mettent en garde contre un « effondrement catastrophique des écosystèmes naturels ».

Les insectes du monde entier sont en voie d’extinction, menaçant d’un « effondrement catastrophique des écosystèmes naturels », s’est alarmé, fin janvier, la revue scientifique mondiale Biological Conservation. Plus de 40 % des espèces d’insectes sont en déclin et un tiers sont menacées, selon les chercheurs. Leur taux de mortalité est huit fois plus rapide que celui des mammifères, oiseaux et reptiles. Au cours des trente dernières années, la masse totale des insectes existant dans le monde a diminué de 2,5 % chaque année.

A ce rythme, s’inquiètent les scientifiques, ils pourraient disparaître d’ici à un siècle. « C’est très rapide. Dans dix ans, il y aura un quart d’insectes de moins, dans cinquante ans, plus que la moitié, et dans cent ans, il n’y en aura plus », a déclaré au Guardian dimanche 10 février Francisco Sánchez-Bayo, de l’université de Sydney (Australie), qui a collecté les données avec Kris Wyckhuys de l’Académie des sciences agricoles à Beijing (Chine). La plupart des études analysées ont été réalisées en Europe occidentale et aux Etats-Unis.

98 % des insectes ont disparu à Porto Rico depuis trente-cinq ans

Les insectes sont « essentiels » au bon fonctionnement de tous les écosystèmes, expliquent les chercheurs. Ils pollinisent les plantes, recyclent les nutriments et servent de nourriture de base aux autres animaux. Leur disparition « aura des conséquences catastrophiques à la fois pour les écosystèmes de la planète et pour la survie de l’humanité », s’alarme Francisco Sanchez-Bayo. L’un des impacts majeurs concerne les nombreux oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons qui se nourrissent d’insectes. « Si cette source de nourriture leur est enlevée, tous ces animaux mourront de faim », a-t-il dit.

Des effondrements de populations d’insectes ont récemment été signalés en Allemagne et à Porto Rico, où une récente étude a révélé une chute de 98 % des insectes terrestres depuis trente-cinq ans, mais l’étude montre clairement que la crise est mondiale. Les papillons et les papillons de nuit sont parmi les plus touchés. Le nombre d’espèces de papillons a chuté de 58 % sur les terres cultivées en Angleterre entre 2000 et 2009. Le Royaume-Uni a subi les plus fortes chutes d’insectes jamais enregistrées, bien que cela soit probablement le résultat d’une étude plus intensive que dans la plupart des autres pays.

Les abeilles ont également été gravement touchées, la moitié seulement des espèces de bourdons recensées en Oklahoma aux Etats-Unis en 1949 étant présentes en 2013. Le nombre de colonies d’abeilles aux Etats-Unis était de six millions en 1947, 3,5 millions ont disparu depuis. Il existe plus de 350 000 espèces de coléoptères et on pense que beaucoup d’entre elles ont décliné, en particulier les dendroctones du fumier. Si on dispose de beaucoup moins d’informations sur les mouches, fourmis, pucerons, insectes boucliers et criquets, les experts affirment qu’il n’y a aucune raison de penser qu’ils s’en sortent mieux que les espèces étudiées.

L’agriculture intensive pointée du doigt

« Si nous ne changeons pas nos méthodes de production alimentaire, les insectes dans leur ensemble s’engageront sur la voie de l’extinction dans quelques décennies », écrivent les chercheurs, pour lesquels l’agriculture intensive est la cause principale du déclin des populations d’insectes, en particulier la forte utilisation des pesticides. L’urbanisation et le changement climatique sont également des facteurs importants.

Selon M. Sanchez-Bayo, la disparition des insectes semble avoir commencé à l’aube du XXsiècle, puis elle s’est accélérée dans les années 1950 et 1960 et a atteint des « proportions alarmantes » au cours des deux dernières décennies. Les nouvelles classes d’insecticides introduites au cours des vingt dernières années, y compris les néonicotinoïdes et le fipronil, ont été particulièrement dommageables car ils sont utilisés régulièrement et persistent dans l’environnement : « Ils stérilisent le sol, tuant tous les vers blancs. » Cela a des effets même dans les réserves naturelles avoisinantes : les 75 % de perte d’insectes en Allemagne ont été enregistrés dans des zones protégées.

source :  https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/02/11/le-declin-des-insectes-une-menace-grandissante-pour-les-ecosystemes-naturels_5422018_3244.html

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Victoire ! Le Conseil d’Etat suspend la chasse aux oies sauvages

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Victoire ! Le Conseil d’Etat suspend la chasse aux oies sauvages

Grâce aux dizaines de milliers d’entre vous qui se sont mobilisés en masse contre la prolongation de la chasse aux oies en février, la LPO a pour la douzième fois fait condamner l’Etat, décidément obstiné sur ce sujet. Merci à tous !

oies cendrees vol aurelien audevard 650Oies cendrées (Anser anser) – Crédit photo : Aurélien Audevard

Six jours après la clôture de la consultation publique sur la chasse aux oies en février ayant comptabilisé plus de 52 000 contributions, dont une majorité d’avis contre l’arrêté, le gouvernement français signait pourtant l’arrêté de prolongation. La LPO avait alors immédiatement saisi le Conseil d’Etat afin de demander sa suspension d’urgence, en vue de son annulation. La Directive oiseaux votée en 2009 par l’Union Européenne stipule en effet qu’il est interdit de chasser les oiseaux migrateurs de retour sur leurs lieux de nidification.

Le Conseil d’Etat vient de se prononcer : la chasse des oies sauvages est suspendue avec effet immédiat. En condamnant en référé le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, il a considéré que :

  • La prétendue « gestion adaptative » n’avait sûrement pas pour objectif de contourner les dates de clôture de la chasse
  • Des « petites populations n’avaient pas à être prélevées »
  • Aucun dégât n’impacterait la France en raison de la présence des oies
  • Les chiffres de populations d’oies survolant la France durant la période incriminée étaient nettement inférieurs à ceux annoncés par le Ministère.

Au final, à l’heure où la France prétend être exemplaire dans sa volonté d’endiguer le déclin de la biodiversité, elle met tout en œuvre pour permettre l’abattage récréatif d’oiseaux migrateurs supplémentaires à seule fin de satisfaire une minorité.

C’était sans compter sur la vigilance et l’opiniâtreté de la LPO qui se voit obligée de rappeler année après année aux gouvernements successifs que la législation européenne interdit de chasser les oiseaux migrateurs de retour sur leurs lieux de nidification.

Plus d’informations

Consultez le communiqué de presse

source : https://www.lpo.fr/actualites/victoire-le-conseil-d-etat-suspend-la-chasse-aux-oies-sauvages

Comptage Wetlands 2018 : Les oiseaux d’eau hivernants en France

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Découvrez les résultats des comptages Wetlands 2018 !

tournepierre 084 fcahezTournepierre à collier (Arenaria interpres) – Crédit photo : F. Cahez

Qu’est-ce que le comptage Wetlands ?

En hiver, les oiseaux d’eau, qui ont niché pour beaucoup dans les zones arctiques et boréales, se rassemblent dans des régions tempérées ou tropicales. Ces rassemblements permettent de les dénombrer plus facilement, que lorsqu’ils sont dispersés dans la toundra ou dans des zones difficiles d’accès.

En France, où l’on pratique ces comptages depuis 1967, ce sont plus de 1 500 « compteurs » qui recensent les oiseaux d’eau sur plus de 500 zones humides côtières et continentales, collectant ainsi des milliers de données chaque année sur plus de 70 espèces.

Les informations collectées au cours du comptage Wetlands ont permis, au fil des décennies, d’identifier des zones humides d’importance nationale et internationale, qui bénéficient souvent de mesures de protection.

Le bilan du comptage Wetlands 2018

Compter les oiseaux d’eau sur une base annuelle et depuis plusieurs dizaines d’années, permet de suivre l’évolution de chaque espèce. Sur les 10 dernières années, 17 espèces d’oiseaux d’eau sont en augmentation en France, 17 sont stables, 18 fluctuantes et 18 en régression.

La synthèse du dénombrement de janvier 2018 dresse le bilan actualisé de la situation des oiseaux d’eau. Désormais éditée sous forme d’une brochure, elle présente brièvement le comptage Wetlands, ses objectifs, ses chiffres clés, son réseau des sites, etc. Les fiches espèces contenant les chiffres, la répartition et les tendances sont regroupées dans l’annexe de ce document.

Plus d’informations

Consultez la synthèse Wetlands 2018
Consultez les annexes techniques du comptage 2018

 

Source :  https://www.lpo.fr/actualites/comptage-wetlands-2018-les-oiseaux-d-eau-hivernants-en-france

Grand débat national : La LPO s’engage au nom de la biodiversité

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Nos recommandations pour défendre la nature lors de la consultation lancée par le Gouvernement.

image actu grandebatnational2019

Un Grand Débat National a été engagé par le Gouvernement. Des réunions publiques ainsi que le site internet mis en ligne depuis le 15 janvier 2019 invitent les citoyens français à faire part de leur avis et ressentis sur diverses thématiques, dont la transition écologique. La LPO vous encourage donc à y participer avant le 15 mars prochain pour formuler des propositions concrètes en faveur de la biodiversité.

A cet effet, vous avez la possibilité de vous inspirer des documents suivants :

Le rapport de l’Observatoire National de la Biodiversité peut également vous être utile.

Comment participer en ligne ?

Une fois inscrit sur le site, cliquez sur le thème « transition écologique » et accédez au questionnaire dédié. Il vous sera possible de rédiger une contribution libre en utilisant si vous le souhaitez nos recommandations.

Chasse des oies migratrices après la fermeture : le cadeau de trop d’Emmanuel Macron aux chasseurs

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Chasse des oies migratrices après la fermeture : le cadeau de trop d’Emmanuel Macron aux chasseurs

Le gouvernement vient de prolonger la chasse des oies tout au long du mois de février, après la date officielle de fermeture, en pleine période de migration prénuptiale. « En même temps » la France  prétend être exemplaire en matière de biodiversité, se vante d’accueillir l’IPBES(1) à Paris fin mars et le Congrès mondial de l’UICN en 2020 à Marseille.

C’est le cadeau de trop fait aux chasseurs après la réduction du prix du permis national pour les plus riches, le retour des chasses présidentielles et autres piégeages traditionnels. La LPO a d’ores et déjà saisi le Conseil d’Etat avec une demande de suspension immédiate.

Alors que les gouvernements précédents avaient tenté sans succès d’autoriser la chasse des oies migratrices jusqu’au 10 février, le gouvernement d’Emmanuel Macron offre aux chasseurs tout le mois de février !

Sur ordre du Président de la République, le Ministre censé incarner la Transition Ecologique et Solidaire vient de signer un arrêté le 30 janvier 2019  permettant  la chasse de 4000 Oies cendrées jusqu’au 28 février 2019 (sauf Haut-Rhin/Bas-Rhin), et des Oies rieuses et des moissons, sans quota, jusqu’au 10 février.

Ainsi le Ministère prétend avoir analysé, en moins d’une semaine, les 52 000 contributions sur le site de la consultation publique sur le site du ministère de l’Ecologie pour établir son arrêté. En vérité, la décision était prise dès le mois d’août dernier, puisque le Président de la Fédération nationale des chasseurs déclarait à la sortie de sa rencontre avec le Président Macron (celle-là même qui avait conduit à la démission de Nicolas Hulot) qu’il avait obtenu la possibilité de chasser les oies cendrées au mois de février 2019. Dès lors on ne peut s’empêcher de se demander à quoi servent les consultations publiques !

En résumé, qu’importe si l’argument présenté par le Ministère ne tient pas puisqu’il n’y a pas de dégâts causés aux cultures par ces espèces en France. Après tout les précédents gouvernements avaient déjà tenté de justifier la chasse après la fermeture pour des raisons scientifiques (sic), ou donné des ordres à la police de la nature de ne pas verbaliser les chasseurs.

Qu’importe si le Président de la République qui se dit européen convaincu méprise la Directive oiseaux approuvée par la France il y a 40 ans qui dit que les Etats membres ne doivent pas chasser les oiseaux migrateurs de retour sur leurs lieux de nidification.

Qu’importe si 11 arrêts concordants du Conseil d’Etat ont confirmé, année après année, que la date de fermeture des oies sauvages doit être le 31 janvier afin de respecter la migration prénuptiale des oiseaux qui débute, selon les études les plus récentes, à partir du 20 janvier (et de plus en plus tôt avec le réchauffement climatique).

Qu’importe si les chasseurs sont bien incapables de distinguer les trois espèces d’oies après le 10 février, s’agissant pour grande partie d’une chasse de nuit, et si les contrôles sont fatalement limités notamment par les faibles effectifs des agents de l’ONCFS

Qu’importe si ce mois de chasse supplémentaire perturbera les autres oiseaux d’eau dont la chasse est fermée depuis le 31 janvier, et notamment les canards, en cette période de quiétude qui leur est indispensable entre la fin de l’hivernage et leur reproduction. Et qu’importe si la faune est fragilisée par les conditions météorologiques hivernales.

Sous prétexte de « gestion adaptative » présentée comme un véritable progrès dans le projet de loi consacrant la fusion de l’ONCFS et de l’AFB en cours d’examen, le gouvernement commence par prolonger la chasse d’oiseaux migrateurs en dehors des périodes d’ouverture, au lieu de suspendre la chasse des 18 oiseaux en mauvais état de conservation et inscrits comme tels sur les listes rouges de l’UICN, reniant ainsi les engagements de campagne du Président de la République.

La LPO vient de déposer deux recours au Conseil d‘Etat contre cet arrêté, l’un visant son annulation et l’autre, plus urgent, demandant sa suspension immédiate

(1) Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques : ouvert aux états membres des Nations-Unies (130 membres en 2017).

Contact presse
Allain Bougrain Dubourg : 06 11 15 15 18

Informations complémentaires

Arrêté du 30 janvier 2019 relatif au prélèvement autorisé de l’oie cendrée, de l’oie rieuse et de l’oie des moissons au cours du mois de février 2019

CP LPO 08/01/2019 : Le gouvernement veut permettre la chasse des oies migratrices en février : la LPO appelle les Français à se mobiliser

Actu LPO : appel à mobilisation en faveur des oies sauvages

Ils étaient 150, dimanche 27 janvier, à Nevers, à marcher pour le climat

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Ils étaient 150, dimanche 27 janvier, à Nevers, à marcher pour le climat

 C’est sous une pluie battante et froide que 150 marcheurs, à l’invitation du Collectif 58 pour le climat, se sont réunis, dimanche 27 janvier, à Nevers, pour dénoncer leur désarroi face à l’urgence climatique.

« Nous marchons pour lancer un cri d’alarme à l’adresse de nos élus. Leur dire que les citoyens veulent une justice climatique pour tous. » C’est ainsi qu’un membre du Collectif 58 pour le climat (*) résume l’objet de la marche de dimanche 27 janvier à Nevers.

« Il faut que tout le monde ait accès aux richesses de la terre et que ce ne soit pas les multinationales qui s’en emparent, qui en prennent le contrôle en les privatisant, notamment la forêt. » Sur ce plan, la volonté est qu’il n’y ait pas d’exploitation dévastatrice de celle du Morvan. « Il faut également que la transformation de ce bois se fasse sur place, ce qui permettrait, de surcroît, de maintenir des emplois ici. Il faut exploiter nos ressources en local, pour le local. »

La surconsommation produit beaucoup de déchets

L’agriculture est aussi au cœur de ses préoccupations. « Il faut que les agriculteurs puissent continuer d’exploiter leurs propres terres et qu’ils en vivent. Pour cela, il faut qu’ils puissent accéder au foncier. »

Le Collectif dénonce également la surconsommation qui produit beaucoup de déchets. « Il n’y a pas besoin d’acheter sans cesse. »

À l’heure où la jeune militante suédoise de 16 ans, Greta Thunberg, bouscule présidents et patrons au sommet de Davos, les cris d’alarmes lancés au cours de ces marches pour le climat prennent une raisonnance particulière.

(*) Le Collectif 58 pour le climat rassemble notamment la FSU, Sortir du nucléaire Berry-Giennois-Puisaye, PG 58, Aves France, le Collectif Nivernais pour une agricuture durable, Les 3 prés, Loire vivante, le PCF, l’Association pour la protection du confluent de la Loire et de l’Allier, AOC, EELV, le CCFD-Terre Solidaire et Adret Morvan.

 

Denis Chaumereuil

Source : https://www.lejdc.fr/nevers/environnement/2019/01/27/ils-etaient-150-dimanche-27-janvier-a-nevers-a-marcher-pour-le-climat_13120391.html

Flore sauvage métropolitaine : 15 % des espèces menacées de disparition

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Flore sauvage métropolitaine : 15 % des espèces menacées de disparition

 

Parmi les menaces qui pèsent sur la flore, on trouve principalement l’urbanisation croissante et l’agriculture intensive.

Urbanisation, pratiques agricoles… Près de 750 espèces de la flore sauvage de métropole courent un risque de disparition, soit 15 % des 5 000 plantes recensées sur le territoire, ont annoncé jeudi 24 janvier plusieurs organismes spécialisés, soulignant une « situation préoccupante ».

C’est la première fois que le risque de disparition de l’ensemble de la « flore vasculaire » (qui possède des vaisseaux permettant la circulation de la sève) est évalué en métropole. Cela regroupe l’ensemble des fougères, des plantes à graines ou à fleurs et des conifères, mais pas les mousses ou les algues.

Lire la suite :  https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/24/flore-sauvage-metropolitaine-15-des-especes-menacees-de-disparition_5414053_3244.html

Bras de fer entre l’État et la protection animale concernant la chasse des oies sauvages

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Bras de fer entre l’État et la protection animale concernant la chasse des oies sauvages

Alors que le ministère de la Transition écologique et solidaire a mis en place une consultation publique au sujet d’un arrêté pour prolonger la chasse aux oies sauvages, la Fondation 30 Millions d’Amis s’insurge de cette énième tentative pour contenter les chasseurs.

Le sort des oies sauvages à nouveau en jeu. Alors que la chasse aux oies doit prendre fin le 31 janvier, un projet d’arrêté vise à prolonger l’abattage : jusqu’au 10 février pour les oies rieuses et les oies de mousson et jusqu’au 28 février pour les oies cendrées. Une énième tentative du gouvernement pour satisfaire les chasseurs… « Il s’agit de la 15e fois depuis 2001 qu’ils cherchent à prolonger cette chasse, critique Yves Verilhac, directeur général de la Ligue de Protection des Oiseaux. Et depuis 2001, nous avons gagné 10 fois car les justifications sont souvent improbables. Cette dernière tentative n’échappe pas à la règle. »

 

la suite :  https://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/15409-bras-de-fer-entre-letat-et-la-protection-animale-concernant-la-chasse-des-oies-sauvages/

Chasse aux oies cendrées : le discours malhonnête du ministre de Rugy

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Chasse aux oies cendrées : le discours malhonnête du ministre de Rugy

En juillet, Emmanuel Macron annonçait aux chasseurs qu’ils pourraient tuer 5.000 oies en février, c’est-à-dire après la fermeture de la chasse. Pour l’auteur de cette tribune, aucun argument scientifique ne justifie cette décision, que doit formaliser le ministre le Transition écologique et solidaire.

la suite : https://reporterre.net/chasse-aux-oies-cendrees-le-discours-malhonnete-du-ministre-de-rugy

Chasse et biodiversité, un mariage délicat

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Chasse et biodiversité, un mariage délicat

Un projet de loi examiné à partir de mercredi vise à créer un établissement public unique de gestion et de protection de la nature.

C’est un peu le mariage de la carpe et du lapin. L’Agence française pour la biodiversité (AFB) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) sont appelés à s’unir pour donner naissance, le 1er janvier 2020, à un nouvel établissement public, l’Office français de la biodiversité. Tel est l’objet principal du projet de loi examiné par les députés à partir du mercredi 23 janvier. Le gouvernement a engagé la procédure accélérée, avec une seule lecture par chambre parlementaire – signe de sa volonté de boucler au plus vite un dossier qui, pour certains, sent encore la poudre. Il devrait passer devant le Sénat d’ici au mois de mai, avant les élections européennes.

La création de la nouvelle entité « permettra de rapprocher les expertises complémentaires des établissements au service de la reconquête de la biodiversité, ainsi que de renforcer l’exercice de la police de l’environnement », explique le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, dont la secrétaire d’Etat Emmanuelle Wargon défendra le texte devant les députés.

Ce projet de loi parachève en réalité la réforme de la chasse voulue par Emmanuel Macron, grand défenseur d’une activité qui participe à ses yeux de « l’identité française ». Le volet le plus symbolique en est la division par deux – de 400 à 200 euros – du prix du permis de chasse national, détenu aujourd’hui par environ 10 % des 1,2 million de pratiquants, dont la plupart n’ont qu’une licence départementale. Une mesure dont l’influente Fédération nationale des chasseurs (FNC) espère qu’elle relancera « un loisir » en perte de vitesse.

Article complet ici:   fusion ofb et chasse oies

Revue de presse : chasse à la glu

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Revue de presse : chasse à la glu

 

Téléchargez le pdf : revue de presse-chasse-glu-21-01-2019

Que pense votre député de l’interdiction du glyphosate ?

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Que pense votre député de l’interdiction du glyphosate ? Découvrez-le dans notre moteur de recherche

Nous avons demandé aux 577 députés leur position concernant l’inscription dans la loi de l’interdiction du glyphosate et pourquoi la majorité d’entre eux n’avait pas pris part aux votes à l’Assemblée nationale.

Qu’a (ou qu’aurait voté) votre député concernant le glyphosate ? A deux occasions en 2018, les élus ont refusé d’interdire cette substance controversée : des amendements ont en effet été soumis au vote, les 29 mai et 15 septembre, lors de l’examen en première puis en seconde lecture du projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation, et aucun n’a été adopté. L’objectif était pourtant de concrétiser l’engagement d’Emmanuel Macron : fin 2017, le président avait annoncé vouloir interdire cet herbicide « dès que des alternatives auront été trouvées et au plus tard dans trois ans », soit 2021.

Lors du premier vote, seuls 85 députés étaient présents dans l’Hémicycle. Dans le détail, 63 députés ont voté contre, 20 ont voté pour. Lors du second vote, sur les 80 députés présents, 42 ont voté contre et 35 ont voté pour. Seuls neuf députés étaient présents aux deux votes. La faible mobilisation des députés sur le sujet avait d’ailleurs suscité de vives réactions. Dans le cadre de l’émission « Envoyé spécial » consacrée au glyphosate et diffusée jeudi 17 janvier 2019, nous avons souhaité revenir sur ces votes.

Lire la suite :

https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/glyphosate/que-pense-votre-depute-de-l-interdiction-du-glyphosate-decouvrez-le-dans-notre-moteur-de-recherche_3147633.html#xtor=EPR-51-%5Bque

Glypho or not glypho ? (vidéo)

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Glypho or not glypho ?

Vincent et Olivier sont tous les deux céréaliers, l’un est pro-glyphosate, l’autre 100% bio. Ils vont passer chacun quelques jours sur l’exploitation de l’autre. Un reportage signé « Envoyé spécial ».

Vincent et Olivier sont tous les deux céréaliers, l’un dans l’Aisne, l’autre dans le Loiret. Ils ont entre 40 et 50 ans, et chacun a repris l’exploitation familiale. L’un est pro-glyphosate, l’autre 100% bio. Ils ont accepté de participer à une expérience inédite : passer chacun quelques jours sur l’exploitation de l’autre.

Les agriculteurs concernés au premier chef

Vincent va faire épandre du glyphosate à Olivier, qui n’a pas touché à un pesticide depuis vingt-sept ans. Olivier va tenter de convaincre Vincent qu’on peut se passer de l’herbicide et gagner sa vie. Les agriculteurs sont les premiers concernés : que veulent-ils faire du glyphosate ?

Un reportage de Laura Aguirre de Carcer, Olivier Gardette, Marielle Krouk diffusé le 17 janvier 2019 dans la spéciale d' »Envoyé » : Glyphosate, comment s’en sortir ? ».

Voir la vidéo :

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/video-glypho-or-not-glypho_3144635.html#xtor=EPR-502-

Chasse : « Monsieur le président, baissez les armes »

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Chasse : « Monsieur le président, baissez les armes »

Depuis le 8 janvier, le gouvernement a ouvert une consultation publique sur le prolongement d’un mois de la chasse aux oies cendrées. Ce nouveau « cadeau » offert aux chasseurs contrevient aux directives européennes qui interdisent de chasser pendant la période de reproduction, explique dans une tribune au « Monde » Allain Bougrain-Dubourg.

Par Allain Bougrain Dubourg Publié hier à 17h57, mis à jour hier à 17h57

« Lors d’une précédente consultation sur les chasses traditionnelles, en juillet 2018, les avis condamnant ces pratiques ont été à plus de 95 % défavorables à ces pratiques. Que fit le ministère ? Il les a maintenues, conformément à la volonté du chef de l’Etat »

Tribune. La détermination est une qualité, l’obstination un défaut. A force de s’obstiner à vouloir faire des cadeaux aux chasseurs, le président Macron va finir par y laisser des plumes.

Tout commence en décembre 2017, à Chambord, lorsque, la nuit venue, le président de la République s’engage, devant un parterre de cadavres de sangliers, à satisfaire les désirs du monde cynégétique. A l’occasion de son anniversaire, il se montre généreux. Les chasses présidentielles, abolies par Jacques Chirac en 1995, vont renaître de leurs cendres. On décide même que la première se déroulera lors d’une invitation au gouvernement italien, à l’occasion du 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci.

L’esprit éclairé qui a imaginé une telle célébration a omis un détail : le brave Léonard était végétarien et figure parmi les ardents défenseurs de la condition animale. On lui prête cette prémonition : « Ce qui est aujourd’hui considéré comme un crime pour l’homme le sera demain pour l’animal. » Pas sûr que lui rendre hommage cinq siècles plus tard par une invitation à tuer soit du meilleur goût.

La suite :  https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/10/chasse-monsieur-le-president-baissez-les-armes_5407427_3232.html

les chiffres inquiétants du déclin de la faune française

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les chiffres inquiétants du déclin de la faune française

Des centaines d’espèces sont menacées de disparition en France. C’est le constat dressé par l’édition 2018 des « chiffres-clés de la biodiversité » que viennent de publier le Commissariat général au développement durable, l’Agence française pour la biodiversité et l’Observatoire national de la biodiversité.

Avec ses territoires ultramarins et près de 11 millions de kilomètres carrés d’espace océanique placés sous sa juridiction, la France abrite environ 10 % de la biodiversité de la planète. Elle recèle en particulier plus de 19 000 espèces endémiques, c’est-à-dire que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde, dont 80 % en outre-mer.

A l’échelle mondiale, 27,7 % des espèces sont menacées. La France est le pays qui héberge le plus de ces animaux menacés de disparition : elle accueille 5 % du total des espèces menacées dans le monde.

Et, aujourd’hui, un tiers des espèces de mammifères sont menacées ou quasi menacées d’extinction en France métropolitaine, contre un quart en 2009. C’est le cas du putois d’Europe ou du desman des Pyrénées.

La situation n’est pas meilleure pour les oiseaux nicheurs, dont un tiers également se trouve aujourd’hui en sursis, contre un quart en 2008. Parmi eux, le milan royal, l’alouette des champs ou la macreuse brune.

Pourquoi un tel recul ? Le rapport pointe principalement les « pressions exercées par les activités humaines ». En tête, l’artificialisation des sols, c’est-à-dire toutes les surfaces qui supportent l’activité humaine.

En moyenne, 65 000 hectares (soit six fois la superficie de Paris) ont été grignotés, chaque année, entre 2006 et 2015 par des habitations, des bâtiments agricoles, des routes, des parkings, des carrières et autres décharges.

Les espèces exotiques envahissantes font aussi partie des menaces les plus directes pour la faune. Soixante des cent espèces les plus invasives ont été identifiées en 2018 dans les territoires ultramarins. La liane papillon, par exemple, à La Réunion ou l’iguane vert en Martinique et en Guadeloupe.

Une consolation : les citoyens sont de plus en plus nombreux à s’impliquer sur le sujet. Plus de 50 000 d’entre eux ont participé, en 2017, à un programme de collecte de données, un chiffre multiplié par 2,5 en six ans.

A l’opposé, l’effort financier national en faveur de la biodiversité (gestion des milieux, réduction des pressions et travaux scientifiques), après avoir progressé de 75 % entre 2000 et 2013, pour atteindre 2,1 milliards d’euros, a ensuite légèrement régressé.

Lien : https://www.lemonde.fr/planete/video/2019/01/10/biodiversite-les-chiffres-inquietants-du-declin-de-la-faune-francaise_5407418_3244.html